Elle m’avait dit : « Caresse-la pour moi, s'il te plaît... ». Elle me parlait de plaisir partagé, de souvenirs de lèvres qui se font douces et roses et rondes, prêtes au plaisir.
Nous étions loin l’un de l’autre, mais le désir était proche de l’une comme de l’autre. Il nous fallait bien le vivre d’une manière ou d’une autre. L’autre, celui ou celle qu’on imagine, qu’on fantasme, qu’on désire, qu’on construit… Sans plus trop savoir si son existence est réelle ou non, si son corps ressent vraiment ces frissonnements qui font vibrer et gonfler les morceaux de vie qui nous animent. L’autre qui existe quelque part, mais sans réalité concrète présente.
C’est ainsi que des caresses virtuelles s’échangent, que des baisers langoureux s’imaginent, que des effleurements furtifs parcourent l’échine de corps sans réelle existence. Comme si la vie pouvait s’arrêter et s’offrir le rêve d’une nuit.
Alors, perdue elle-même dans ce rêve, elle m’avait dit : « Caresse-la pour moi, s'il te plaît... ». Je n’ai pu que lui obéir.
Affichage des articles dont le libellé est Fantasmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fantasmes. Afficher tous les articles
jeudi 14 août 2014
lundi 8 juillet 2013
Les quatre mains de deux fées
La journée avait été longue et stressante. Sur le chemin du retour, je passai devant ce salon de massage qui m’avait déjà valu deux aventures extraordinaires : être transporté au septième ciel grâce aux doigts d’une fée et conduire le corps d’une fée là où le plaisir ne se nomme même plus, tant il se vit.
N’ayant pas hésité très longtemps à pousser la porte d’entrée, je me retrouvai en face de deux jeunes blondes sublimes qui m’adressèrent leur plus joli sourire. L’une me dit qu’elle ne croyait plus me revoir, alors que l’autre ajouta que jamais elle ne m’oublierait ! J’étais étonné, car j’avais toujours pensé qu’il ne s’agissait que d’une seule et même fée ! Voilà qu’elles étaient deux, visiblement ravies de me revoir.
Elles me prirent chacune une main et me conduisirent dans une des salles feutrées. Sans hésiter, elles me déshabillèrent et m’invitèrent à me coucher sur la table de massage. L’une d’elles glissa discrètement une serviette blanche au milieu de mon corps, me demandant bien ce que celle-ci pouvait encore leur cacher.
À peine étendu, le mirage se concrétisa. Quatre mains. Elles virevoltaient, ralentissaient, s’attardaient, repartaient en course folle, couraient le long des muscles, se coordonnaient, créaient le mouvement, creusaient la détente, ouvraient des chemins, se reposaient, s’étiolaient bientôt, disparaissaient.
Quatre mains. Mon cerveau était mis à dure contribution. Il ne pouvait plus gérer ces sollicitations multiples. Était-ce à gauche que le corps laissait étendre le mouvement ? Ou était-ce plutôt à droite que le mouvement rejoignait la torpeur du corps ? Fallait-il se concentrer sur l’impulsion au creux du dos ou sur cette pulsion au détour du cou ? Comment garder le contrôle de ces appels à la détente qui étaient partout à la fois ? Fallait-il encore garder le contrôle ? Ne plus penser. Accepter de se lâcher. N’être plus qu’un relâchement furtif, incapable de prouver son existence.
Soudain, sentir ces quatre mains se saisir de mon membre encore flasque, rapidement dressé sous ces caresses coordonnées. Alors que deux mains se pressaient à la base de mon existence, jouant avec mes boules, les deux autres mains exaltaient la pointe extrême de ma lance fièrement dressée. Mais les mains alternaient entre elles, me rendant incapable de savoir laquelle m’excitait le plus.
Ne sachant plus où j’étais, je sentais simplement la sève monter de plus en plus. C’est alors que j’entendis un chuchotement au creux de mon oreille : « Je peux ? ». Je n’eus pas le temps de répondre à une question dont j’ignorais complètement la signification. Je sentis un fourreau chaud et ruisselant se laisser glisser tout au long de mon membre dur et droit et entamer un doux mouvement de va-et-vient, combiné à des contractions irrégulières. Je commençais à m’y habituer lorsque je pris conscience que les sensations avaient changé et que je devais sans doute pénétrer une autre antre. Durant toute cette valse, je continuais à sentir ces quatre mains me parcourir le corps m’empêchant de ne me concentrer que sur mon plaisir central.
Mes deux fées étaient démoniaques. Elles se relayaient dans des mouvements d’une souplesse et d’une profondeur subtiles. À ce jeu, je finis par éclater, sans avoir aucune conscience de ce qui se passait.
Je me retrouvai seul, nu, recouvert de cette huile chaude et odorante. Il me fallut plusieurs minutes pour petit à petit retomber sur terre. Je pris une douche et rejoignis la salle d’accueil. Elle était vide. Je m’en allai, la tête encore dans les étoiles, le corps entièrement détendu. Je connaissais désormais intimement deux fées. Allais-je les revoir ?
N’ayant pas hésité très longtemps à pousser la porte d’entrée, je me retrouvai en face de deux jeunes blondes sublimes qui m’adressèrent leur plus joli sourire. L’une me dit qu’elle ne croyait plus me revoir, alors que l’autre ajouta que jamais elle ne m’oublierait ! J’étais étonné, car j’avais toujours pensé qu’il ne s’agissait que d’une seule et même fée ! Voilà qu’elles étaient deux, visiblement ravies de me revoir.
Elles me prirent chacune une main et me conduisirent dans une des salles feutrées. Sans hésiter, elles me déshabillèrent et m’invitèrent à me coucher sur la table de massage. L’une d’elles glissa discrètement une serviette blanche au milieu de mon corps, me demandant bien ce que celle-ci pouvait encore leur cacher.
À peine étendu, le mirage se concrétisa. Quatre mains. Elles virevoltaient, ralentissaient, s’attardaient, repartaient en course folle, couraient le long des muscles, se coordonnaient, créaient le mouvement, creusaient la détente, ouvraient des chemins, se reposaient, s’étiolaient bientôt, disparaissaient.
Quatre mains. Mon cerveau était mis à dure contribution. Il ne pouvait plus gérer ces sollicitations multiples. Était-ce à gauche que le corps laissait étendre le mouvement ? Ou était-ce plutôt à droite que le mouvement rejoignait la torpeur du corps ? Fallait-il se concentrer sur l’impulsion au creux du dos ou sur cette pulsion au détour du cou ? Comment garder le contrôle de ces appels à la détente qui étaient partout à la fois ? Fallait-il encore garder le contrôle ? Ne plus penser. Accepter de se lâcher. N’être plus qu’un relâchement furtif, incapable de prouver son existence.
Soudain, sentir ces quatre mains se saisir de mon membre encore flasque, rapidement dressé sous ces caresses coordonnées. Alors que deux mains se pressaient à la base de mon existence, jouant avec mes boules, les deux autres mains exaltaient la pointe extrême de ma lance fièrement dressée. Mais les mains alternaient entre elles, me rendant incapable de savoir laquelle m’excitait le plus.
Ne sachant plus où j’étais, je sentais simplement la sève monter de plus en plus. C’est alors que j’entendis un chuchotement au creux de mon oreille : « Je peux ? ». Je n’eus pas le temps de répondre à une question dont j’ignorais complètement la signification. Je sentis un fourreau chaud et ruisselant se laisser glisser tout au long de mon membre dur et droit et entamer un doux mouvement de va-et-vient, combiné à des contractions irrégulières. Je commençais à m’y habituer lorsque je pris conscience que les sensations avaient changé et que je devais sans doute pénétrer une autre antre. Durant toute cette valse, je continuais à sentir ces quatre mains me parcourir le corps m’empêchant de ne me concentrer que sur mon plaisir central.
Mes deux fées étaient démoniaques. Elles se relayaient dans des mouvements d’une souplesse et d’une profondeur subtiles. À ce jeu, je finis par éclater, sans avoir aucune conscience de ce qui se passait.
Je me retrouvai seul, nu, recouvert de cette huile chaude et odorante. Il me fallut plusieurs minutes pour petit à petit retomber sur terre. Je pris une douche et rejoignis la salle d’accueil. Elle était vide. Je m’en allai, la tête encore dans les étoiles, le corps entièrement détendu. Je connaissais désormais intimement deux fées. Allais-je les revoir ?
dimanche 18 mars 2012
Retrouvailles entre hommes
Nous étions une dizaine de copains d’études à nous retrouver chez l’un d’entre nous. Il avait réussi, comme on dit, et habitait une bien jolie maison perdue dans les bois. Il nous avait invités pour un week-end souvenir, entre hommes. Sauf qu’il était marié et que sa femme était bien jolie, tout en étant d’une timidité assourdissante.Je ne sais si elle avait ou non reçu des instructions en ce sens, mais si elle nous avait accueilli avec politesse lors de notre arrivée, nous ne l’avions plus vue ensuite. C’étaient vraiment des retrouvailles entre mecs !
Après une nuit de folie où nous avions passé notre temps à refaire le monde tout en vidant quelques bouteilles, nous étions pour la plupart partis faire une balade dans la propriété de notre hôte. J’avais un peu la tête dans le cirage et après quelques centaines de mètres, je décidai de rentrer dans la maison espérant y trouver une aspirine quelconque ! Je ne faisais guère de bruits, mais lorsque j’entrai dans le salon, je fus stupéfait d’en entendre certains reconnaissables entre tous. Il y avait de l’amour dans le coin. Je ne tardai pas à découvrir le corps nu du plus timide de mes amis. Visiblement, il labourait de belles terres, dont je ne voyais que les jambes fines et les bras enserrant son cou. Je crus reconnaître les pieds de notre hôtesse, mais je n’en étais pas sûr, car je n’avais fait que les entrevoir. En tout cas, ces deux-là avaient l’air de prendre beaucoup de plaisir à cette rencontre impromptue.
Le spectacle était joli, mais j’avoue que je cherchais avant tout de l’aspirine et je continuai mon chemin. Je finis par en trouver dans la salle de bains et m’en allai en attendre les effets en m’allongeant sur mon lit. Lorsque je me sentis mieux, je descendis vers le salon. Les amis n’étaient pas encore rentrés, mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir exactement au même endroit les mêmes jambes délicates avec les mêmes pieds que je reconnaissais maintenant avec certitude et les mêmes bras enserrant cette fois le cou d’un autre copain que je savais spécialement enclin à la chose.
Je sortis et j’essayai de retrouver les autres, sans succès. Je revenais chaque fois vers le salon où je découvrais inexorablement les mêmes jambes et les mêmes bras de notre hôtesse serrant contre elle un corps nu qui, lui, n’était jamais le même.
Lorsque, enfin, je retrouvai mes amis, le compte était là : il y avait notre hôte et puis les huit autres comparses dont j’étais sûr d’avoir vu la raie anale vibrer au rythme des convulsions de notre hôtesse. Lorsqu’il me vit, notre hôte s’exclama : « Mais où étais-tu ? Chacun de nous t’a cherché, en vain ! J’ai moi-même fouillé chaque buisson du jardin ! ».
Nous partageâmes un dernier repas, toujours entre hommes. Lorsque nous nous apprêtâmes à rentrer chacun chez nous, la charmante épouse de notre hôte surgit d’on ne sait où. Je n’eus aucune difficulté à identifier ses jambes si délicates et ses pieds d’une pureté exemplaire. Elle se laissa altièrement baiser la main par chacun de mes camarades qui prenaient congé de nos hôtes, mais lorsque ce fut mon tour, elle approcha son visage du mien pour me faire la bise. Je l’entendis alors murmurer : « Il me semble que nous n’avons pas pu faire plus ample connaissance. Il faudra que vous reveniez ! ».
mercredi 9 novembre 2011
Cadeau
Nous étions partis passer un WE à la campagne pour nous détendre de la vie quotidienne. Tu avais invité Sophia, ta meilleure amie. Elle avait un peu de mal à se remettre d’une nouvelle rupture. Nous avions passé une journée à nous promener, à rire, à manger et à boire un peu. Notre gîte était d’un confort sommaire et, si ton amie était dans une chambre dont la porte fermait plus ou moins, la nôtre n’était que le prolongement du couloir. Dès que nous nous étions retrouvés à deux, nous fîmes l’amour doucement. Tu n’arrêtais pas de m’inciter à être silencieux pour ne pas troubler ta copine et nous étions remplis de rires étouffés. Nous finîmes par nous endormir, tendrement enlacés.Le matin venu, je somnolais encore lorsque je sentis ton corps se mouvoir langoureusement. Quel divin instant lorsque ta bouche gourmande se saisit de mon membre encore au repos, rapidement en éveil. Tu œuvrais tout en douceur, me suçant avec une finesse exquise. Les yeux fermés, je nageais en plein bonheur, jouissant de ta lenteur. Visiblement, tu cherchais à prolonger plus qu’à m’exploser.
La suite m’étonne encore aujourd’hui et j’avoue que je ne maîtrise pas tous les éléments du récit. Toujours est-il que je perçus vaguement un mouvement sur le lit. C’était si vague que je n’y prêtai pas vraiment attention. Mais lorsqu’une main plus ferme que la tienne saisit mon trésor parcouru désormais par deux langues complices, je fus bien obligé de me dire qu’il y avait quelque chose de changé, tout en restant plongé – plus que jamais – dans ma béatitude.
Troublé, je me décidai à ouvrir un œil. Ce que je vis me ravit et m’aviva encore plus. C’était désormais dans la bouche de Sophia que je m’épanouissais et elle semblait s’en délecter. Tu n’étais pas en reste : tes mains caressaient ce nouveau corps féminin et – à entendre ses miaulements – tu paraissais savoir y faire. Quelques fois, ta bouche revenait se nourrir à la source, non sans embrasser celle de notre nouvelle comparse qui visiblement appréciait.
Je me serais bien laissé dévorer éternellement par ces deux bouches plus gourmandes l’une que l’autre. Perdu entre mon rêve et la réalité, je vous sentis néanmoins vous déplacer. Lorsque mon regard chercha à comprendre ce qu’il se passait, je te vis allongée sur le dos alors que ton amie était au-dessus de toi – dans l’autre sens – la tête enfuie sur ta grotte dont j’aime tant me délecter. J’avoue que lorsque je vous regardai, je vis surtout les deux fesses de Sophia : je ne les aurais jamais imaginées aussi voluptueuses. Je te voyais aussi, pour la première fois, déguster ses senteurs féminines les plus intimes.
Me redressant sur mes genoux, je m’approchai et – de ta main – tu m’attiras au-dessus de ton visage. C’est toi qui guidas ma lance fièrement dressée à l’assaut de la cour des miracles de Sophia qui semblait n’attendre que ma visite. Je la pénétrai sans rencontrer la moindre résistance, mais en sentant ses muscles vaginaux m’enserrer fermement. Même si je découvrais ce territoire pour la première fois, je croyais connaître les sensations qu’il allait me procurer.
C’était sans compter ta bouche et ta langue. Pendant que j’allais et venais dans l’antre secrète de notre amie, tu mastiquas mes bourses puis tu exploras ma raie secrète et même mon orifice le plus caché qui n’avait jamais eu droit à de telles marques d’amour. J’étais pris de partout, mais je n’étais pas le seul. Notre complice gémissait de plaisir. Tu n’étais pas en reste, car sa langue continuait à t’offrir des caresses inouïes entraînant ton corps entier vers un plaisir imminent. Quel ballet incroyable étions-nous occupés à danser !
Nous étions tous les trois au bord du délire et de l’explosion. Ce fut Sophia – ton amie qui était mienne en ce moment – qui lança le feu d’artifice. Les mouvements saccadés de son bassin, combinés à ceux de ta langue coquine, me conduisirent à mon tour à l’éclatement final. La semence qui en résulta aspergea ses fesses alors que ta bouche en récoltait suavement quelques gouttes. C’est alors que ton corps se cabra dans un ultime élan de plaisir.
Nous étions tous les trois dans un état second, épuisés et hébétés. Nous nous allongeâmes pour retrouver notre souffle, de douces caresses se perdant encore çà et là. Plus tard, j’entendis Sophia se lever et rejoindre la douche. Je te regardai. Tu étais plus belle que jamais. Un peu stupidement, je te demandai : « Pourquoi ? ». Avec un sourire mutin et avant de m’embrasser langoureusement, tu me répondis : « Cadeau ». Sans préciser quel était le cadeau ni à qui il était adressé.
dimanche 19 septembre 2010
Cuissardes d'été
Par une belle journée de cet été, je m’étais allongé sur la pelouse du parc proche de mon bureau. Je somnolais à moitié dégustant la chaleur de ces rayons de soleil magnifiques. Ma peau me donnait des sensations de bien-être quand soudain mes oreilles furent réveillées par un son caractéristique : de toute évidence, une femme se rapprochait de moi jonchée sur des talons qui – par le claquement qu’ils créaient à chaque rencontre du pavé – devaient être hauts perchés. J’ouvris les yeux pour voir passer devant moi une paire de cuissardes absolument mirifiques ! De toute évidence, ces bottes m’invitaient à les suivre, ce que je m’empressai de faire.J’aurais pu les suivre les yeux fermés tant le bruit si caractéristique était facile à accompagner. Mais je l’avoue, mes yeux étaient grands ouverts, ne pouvant quitter le galbe de ces jambes parfaites. Comme le haut du corps ne semblait pas en reste, je ne perdais rien au change.
Nous marchâmes ainsi pendant plusieurs minutes. J’étais en baskets et je ne produisais pas le moindre son, mais il n’empêche : ma filature ne devait pas passer inaperçue, car je ne m’éloignais pas trop pour ne rien perdre du spectacle.
La belle finit par s’arrêter auprès d’un glacier. Étant donné la chaleur, c’était une bonne idée et je me rapprochai le plus naturellement du monde. Nous nous retrouvâmes l’un à côté de l’autre. Son parfum enivra immédiatement mes sens alors que j’étais ébloui de découvrir la beauté de son visage. Elle me souria d’un air mutin et dit en me regardant droit dans les yeux : « Donnez-moi un cornet à deux boules ! ». Ces mots provoquèrent en moi une véritable décharge électrique. Instantanément, je me redressai de tous mes membres. Je n’osai pas moi-même demander une glace. Lorsqu’elle reçut la sienne, elle commença immédiatement à la sucer avec une avidité excitante, tout en continuant à me fixer d’un regard décidément bien salace.
Je n’en pouvais plus. Elle non plus d’ailleurs. Tout alla très vite. Nous nous sommes retrouvés sur un banc du parc. Elle croisait et décroisait ses jambes en faisant crisser le cuir des cuissardes. Rapidement, nous dévorâmes ensemble les deux boules de glace en unissant nos bouches. Pendant ce temps, sa main libre délivra je ne sais trop comment la partie la plus chaude de mon corps. La glace se terminait et elle se jeta avec la même avidité sur cette autre gourmandise. Sa langue encore fraîche déclencha une sensation étonnante. Pendant qu’elle me dévorait, je me permis – enfin – de caresser ses bottes. Je réussis à cajoler la pointe de ses talons pour remonter tout au long de cette seconde peau étrangement douce. Lorsque mes doigts effleurèrent sa première peau, celle de ses cuisses, je la sentis frémir de tout son être. Sa bouche m’enserra plus encore. Mes doigts atteignirent la rencontre de ses jambes totalement dénudée. Ils furent littéralement aspirés dans son antre. J’eus à peine le temps de m’y aventurer que son corps entier se crispa. Ses lèvres pressèrent sauvagement mon gland qui lâcha sa semence. La glace n’avait visiblement pas assouvi sa faim, car elle aspira le tout en pourléchant mon cornet qui n’en demandait pas tant.
J’étais absolument annihilé : je ne ressentais plus rien qu’une immense plénitude. Elle se releva la première, se rajusta en faisant glisser ses bottes devant mes yeux éblouis. Elle me sourit, me déposa un baiser chaste et s’en alla me laissant jouir une dernière fois de la grâce de ses jambes gainées.
mercredi 4 août 2010
Mer et Terre
Je voyais la mer, les montagnes, la Terre. Je ne sais pas comment j’avais atterri là. J’étais en train de contempler cette femme superbe, au ventre aussi arrondi que la Terre, aux seins aussi sculptés que les montagnes, au creux des reins aussi creusé que la plus belle des grottes, au visage aussi serein que la plus belle des mères.La beauté peut-elle être plus sublime ? J’observais. De loin, puis d’un peu plus près. Elle restait inondée de soleil et de plénitude. Je me rapprochais. Plus je me trouvais près d’elle, plus mon émotion grandissait. J’avais l’impression de découvrir la vie. J’avais de plus en plus envie de caresser ce ventre rebondi et ces seins voluptueux.
Ils m’appelaient comme s’ils n’avaient connu que moi, alors que je n’étais qu’en train de les découvrir pour la première fois. Lorsque le ventre fut à portée de mes doigts, ceux-ci s’en allèrent vivre leur propre histoire. Horrifié, je les vis s’épanouir sur ce ventre qui ne semblait demander que cela.
Elle ouvrit les yeux et me regarda. Elle me sourit et posa ses mains sur les miennes pour mieux poser sur son ventre. Elle conduisit mes mains pour mieux le caresser. Parfois même, je sentis qu’elle les portait vers ses seins. Ceux-ci battaient comme un cœur. Son souffle se faisait plus court, mais je voyais la même sérénité sur son visage.
Elle continua à guider mes mains et mes doigts. Ceux-ci se retrouvèrent soudain dans une toison douce et chatoyante. Je découvris un fluide gracieux qui inondait son intimité. C’était troublant, je ne peux dire le contraire.
J’étais occupé à baigner mes doigts dans cette fontaine onctueuse lorsque je sentis sa main caresser mes cheveux et imprimer à ma tête un mouvement vers le bas. Elle me fit ainsi glisser de ses seins vers son ventre et de son ventre vers sa vulve. Ma langue accompagna le mouvement. Pendant que celle-ci se délectait du liquide libidineux, mes mains caressaient son ventre dans une impulsion pérenne.
Soudain, elle pressa son pubis contre ma bouche de telle sorte qu’ils ne firent plus qu’un. Je sentis son corps se tendre. Mes mains contenaient ce ventre qui allait exploser. Il vibrait littéralement, telle une corde de contrebasse excitée par l’archet. Les sons qu’elle produisait était bien éloignés de celui de la contrebasse. C’était véritablement un hurlement d’une douceur vaporeuse. J’avais l’impression de sentir pour la première fois le plaisir féminin. Elle était mer !
Lorsque je me redressai, je la regardai. Elle avait les yeux fermés et avait retrouvé toute sa sérénité. Son corps n’appartenait plus qu’à elle… et à ce qu’il contenait. Je m’en allai non sans lui portai un dernier regard d’une douceur extrême.
dimanche 6 septembre 2009
Sous la lune
Je devais rentrer plus tard. Je suis rentré plus tôt. C’est ma faute.Il faisait déjà nuit. La maison semblait éteinte. Je suis entré sans bruit. Il n’y en avait aucun. Je suis monté en évitant tout grincement. Dans la salle de bains, je n’ai fait couler qu’un filet d’eau, pour ne pas faire de bruit, pour ne pas te réveiller. Il ne devait pas y avoir longtemps que tu étais au lit et je ne voulais pas t’extraire de tes rêves.
Sans lumière, j’ai ouvert la porte de la chambre. Sans aucun bruissement. Dans un silence parfait. Le rayonnement de la lune pénétrait dans la chambre. J’ai toujours aimé ces rayons qui illuminent quelque peu nos ébats, même quand tu as préféré éteindre la lampe de chevet. Les faibles rayons tombaient juste sur ton corps.
Il faisait chaud et les draps ne te recouvraient pas. Tu étais nue. Tu semblais dormir, mais je vis tes bras et je sus que tu ne dormais pas. Ta main gauche caressait imperceptiblement tes seins. Leur pointe était dressée, peut-être plus encore que lorsque je les titille moi-même. Ta main droite visitait, à n’en pas douter, ce trésor dont je ne me lasserai jamais. Tes doigts étaient dotés d’une vie que je ne leur connaissais pas. Tes yeux étaient clos, mais ils étaient animés d’une profondeur intense. Ton spectacle me fascinait.
Je suis resté figé, de crainte de troubler par le moindre frisson cette extase qui petit à petit t’envahissait. Tes doigts allaient et venaient. Doucement. Fébrilement. Inextinguiblement. À te voir ainsi, j’en frémissais moi-même, tout en restant parfaitement immobile. Je ne t’avais jamais vue aussi belle.
Tu étais de plus en plus en apnée, et je l’étais tout autant. Je vis ton corps se crisper, tes reins se soulever, ta tête se jeter en arrière, tes mains se figer. Je n’avais jamais pensé voir une telle extase.
Toujours immobile, je te vis redescendre, t’étendre, te détendre. La lune illuminait ton sourire. Celui de la Joconde n’avait rien à envier à celui que je voyais s’épanouir sur tes lèvres. C’était sublime.
Quand ton corps sembla avoir retrouvé toute sa sérénité, je me décidai à avancer vers notre lit et à m’y glisser. J’hésitai, mais je me décidai à rapprocher mes lèvres des tiennes. En toute douceur, juste pour te souhaiter une bonne nuit. Ton bras droit entoura ma tête et tes lèvres transformèrent mon chaste baiser en un échange torride. Je sus alors que la nuit ne faisait que commencer.
samedi 27 juin 2009
Une nuisette
Une fois de plus, j’étais couché avant toi, perdu dans mes pensées. Tu entras dans notre chambre, complètement nue, mais je vis que tu tenais dans ta main gauche un bout de tissu. Tu avançais doucement pour rejoindre ta place et je n’entendais que ce léger crissement d’une dentelle qui traînait sur le sol. Ce crissement était si vaporeux que je devais tendre l’oreille pour l’entendre, ce qui eut pour effet d’éveiller tous mes sens.Tu finis pas te coucher et je contemplai une fois de plus ta beauté. Le bout de tissu était une nuisette que tu avais choisi de ne pas porter mais de laisser glisser au bout de ton doigt. Je te regardai d’un air interrogateur en désignant le voile fin.
Tu levas alors le bras de telle sorte que la nuisette recouvre mon torse. Tu lui imprimas un doux mouvement de va et vient. Tu me massais de ta nuisette. C’était sublime.
Lorsque ta nuisette atteint le bas de mon ventre, ce n’était plus la Tour de Pise mais la Tour Eiffel qui se laissa enrubanner par le tissu léger. Ce frottement aussi léger qu’une douce bise m’excitait au plus haut point. Quand ta bouche m’enroba à travers l’étoffe transparente, je ressentis une impression jamais ressentie. Il y avait quelque chose d’aérien que je ne pourrais décrire.
Ta caresse buccale ne dura pas longtemps. Tu montas sur moi, plaçant entre nous, le fin tissu. Je te pénétrai entraînant avec moi cette nuisette céleste. La qualité préservative de cette enveloppe était fort douteuse, mais sentir cette soie m’enrober alors que j’étais en toi attisait mon amour.
Tu te détachas de moi, prenant en main la partie de la nuisette qui avait accompagné notre mouvement et tu me caressas le visage avec cette broderie remplie de nos sucs. Tu m’embrassas voluptueusement, à travers bien entendu ce tissu qui nous unissait désormais.
Tu m’invitas à te pénétrer à nouveau en t’allongeant sur le dos. Je sentis qu’à nouveau tu glissais le fin tissu qui te pénétra en même temps que moi. Ce crissement permanent mêlé à un chatouillement continu nous procurait des sensations inouïes. Nous jouîmes ensemble, dans un éclat de bonheur.
Lorsque je me retirai, tu repris ta nuisette remplie de ma semence et tu m’en caressas le corps. Nous nous préparâmes alors à dormir, non sans avoir allonger la nuisette entre nos deux corps.
jeudi 28 mai 2009
Si
Si tu étais toute de cuir vêtue, ou de vynil ou de latex – qu’importe,si tes habits te collaient à la peau épousant chacune de tes courbes dans la moindre de leurs commissures,
s’ils brillaient au moindre reflet de notre lampe de chevet,
s’ils épousaient la ligne profonde de ton élancée,
s’ils donnaient envie à caresses tant des yeux que des doigts,
s’ils invitaient à libérer toute sensualité libidineuse,
si tu étais chaussée d’escarpins tout aussi brillants,
si leur talon était si fin et si long qu’il prolongerait l’élan de ta ligne gracieuse,
si la cambrure de ton pied incitait à tant d’autres emportements,
si la féminité de tes épaules nues appelait à être baisée et caressée,
si la pureté de ces lignes sculpturales élançait le bas de mon ventre,
si le peu de peau ainsi découverte laissait imaginer et désirer chaque parcelle de ton corps,
si tu te parais ainsi rien que pour mon plaisir,
alors mon plaisir te le rendrait au centuple,
tu serais la reine de la jouissance pure,
tu frémirais dans chacune de tes âmes corporelles,
et je goûterais éternellement à cette allégresse fantasmatique.
Mais tu t’habilles de délicatesse,
tu te chausses de naturel,
tu ne laisses deviner que timidement la nudité de tes épaules,
tu ne te pares que des attraits qui sont tiens,
alors,
alors, tu es comme tu es
et je t’aime.
Inscription à :
Articles (Atom)


