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jeudi 31 juillet 2014

Soif d’amour


Tu étais en train de lire au soleil, laissant ta peau se dorer doucement. Tu étais belle. J’avais envie de toi, mais tu étais concentrée sur ton livre. Il faisait chaud. Je sentais toute cette chaleur monter en moi. Il fallait me rafraîchir. J’ai plongé dans la piscine, entièrement nu comme à mon habitude. Cette sensation de totale liberté me remplit toujours d’aise.

J’ai vu que tu te levais de ton bain de soleil, que tu rentrais dans la maison, que tu en sortais drapée dans ta serviette de bain. Tu étais encore plus belle. Je t’ai vue lâcher ta serviette et te découvrir entièrement nue. Ta beauté m’éblouissait. Tu es entrée dans l’eau, tu as nagé quelque peu… et tu t’es rapprochée de moi. Très rapprochée.

J’ai caressé tes seins nus. Ils frémissaient. J’étais aux anges. Mes caresses ont continué, tout en se hasardant en d’autres territoires. C’était toi, cette fois, qui frémissais. Mes doigts exploraient ton antre d’amour, sans trop savoir ce qui la rendait humide et chaude alors que nous étions dans l’eau suave. Je ne me posais moi-même pas trop de questions, tout occupé à partager ton baiser passionné.

Dans des mouvements lents, au gré de l’eau, j’ai senti ma hampe se rapprocher de plus en plus de ta grotte profonde pour finir par la pénétrer. C’était bon. Nous nous sommes alors mus, au rythme de notre amour et de l’eau. Celle-ci ne permettait pas trop de folies, mais elle contribuait à resserrer tes muqueuses autour de ma plus belle extension. C’était merveilleux.

Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi à aller et à venir l’un vers l’autre dans de douces sensations. C’était sublime. Mais je sentais bien que la lenteur forcée par l’eau ne m’emmènerait pas cette fois vers l’explosion finale. Ta grotte profonde m’accueillait pleinement, mais l’envie d’en découvrir une autre se fit petit à petit plus pressante.

Je ne sais trop comment, nous avons traversé la piscine, fichés l’un en l’autre, jusqu’à l’échelle. Je me suis détaché de toi, non sans sentir un nouveau frémissement. J’ai gravi un ou deux échelons, jusqu’à ce que mon membre soit à hauteur de ta bouche. J’ai vu celle-ci se rapprocher et embrasser mon plus beau trésor. J’ai vu tes lèvres s’ouvrir pour me recevoir. Je les ai vues entamer un doux mouvement, m’enserrant amoureusement. J’étais au bord de défaillir.

Rapidement, je sus que le point de non-retour était atteint. J’allais exploser. C’était prodigieux. Tu continuais à me lover, entièrement abandonnée à cette caresse si intime. J’explosai enfin. Pour la première fois, ta bouche ne me quitta pas, faisant ainsi connaissance de ma semence. Tes lèvres et ta langue m’achevaient complètement, non sans frémissement. Tu me lâchas enfin, me regardant fixement, dans un sourire complice. Nos lèvres s’unirent pour clôturer cet échange. C’était unique.

mercredi 3 juillet 2013

En toute amitié

Notre amitié est profonde et intime. Il y a peu de choses dont nous ne nous sommes pas parlé. Nous sommes chacun pour l’autre un livre ouvert qui se laisse dévorer en toute complicité.

Nous ne nous voyons pas très souvent. Nous avons chacun nos vies bien éloignées l’une de l’autre, mais bien remplies de passions, d’amour, de rencontres, d’émerveillement. Aussi, lorsqu’une occasion se présente de se voir en vrai, nous essayons de la saisir, que ce soit pour une heure, pour deux heures ou pour un peu plus longtemps.

C’était le cas ce soir-là. Nous avons dîné ensemble, discutant de tout et de rien, pour le plaisir de partager. Nous avions encore des tas de choses à nous dire. Nous nous sommes retrouvés chez moi pour parler, rire et bavarder. Le temps a passé. Il était tard. Assez logiquement, nous avons décidé que tu resterais pour la nuit.

Nous nous sommes préparés pour dormir. Tout aussi logiquement, nous nous sommes retrouvés enlacés pour continuer à partager nos rêves et nos émois. Pour échanger, aussi, quelques caresses. L’âme en paix. Nous savions bien que c’était notre amitié qui nous réunissait et qu’il n’y avait pas de raison d’explorer d’autres territoires. Même si, en toute logique, nos corps étaient désormais nus, complices l’un de l’autre.

Nous avons dormi. Notre sommeil était sans doute plus éveillé que d’habitude. Nous sentions bien que nous dormions ensemble, peut-être pour la seule fois de notre vie.

Lorsque la lumière matinale entra dans la chambre, je sentis ton corps se rapprocher du mien. Je sentis tes doigts se balader sur mon torse, bientôt remplacés par tes lèvres. Je sentis ta bouche enrober mon trésor et le transformer doucement en lance tendue. Je sentis ta langue titiller mon gland découvert. Je sentis tes mains triturer mes bourses épanouies. Je sentis ta chaleur m’envahir sereinement. Je n’osais pas bouger. Je sentais que ton seul désir était mon plaisir. Il vint, délicieusement absorbé par ta gorge chaude et humide. Tu savais combien mon bonheur était immense en ce moment de complicité ultime.

Nous restâmes enlacés quelques instants encore. Tu m’avais emporté dans ces territoires merveilleux de la carte du Tendre. J’en jouissais encore. Je savais que je ne t’avais pas rendu la pareille. Je m’en voulais, un peu, pas trop. Je savais aussi que tu m’avais donné ce que tu voulais.

Tu es partie, trop vite. Je suis resté, trop maladroit. Nous avons gardé ce moment, comme un trésor unique, partagé en toute amitié.

dimanche 29 janvier 2012

Déferlante

Ce fut une vague inouïe !

Ayant encore en bouche les parfums de ses effluves brumeux, je descendis au restaurant. Comme je m’y attendais, elle était là, sublime. Vêtue d’une robe étroite et noire, aux fines bretelles, elle ne pouvait cacher qu’elle n’avait pas de sous-vêtement. Du moins au-dessus. Son sourire – lorsqu’elle me vit – fut resplendissant. Je m’approchai d’elle, lui saisis la main et la lui baisai. Ce geste désuet la ravit, de toute évidence.

Nous nous retrouvâmes là où nous avions arrêté de bavarder dans l’avion. Elle m’exposa les nouveaux développements de ses projets en faveur de la femme, en Afrique. Je lui fis part des miens, en faveur des enfants. Nous refaisions le monde. Un monde où les femmes et les enfants auraient le pouvoir ! Son regard ne quittait pas le mien. Elle était plus belle encore que le souvenir que j’en gardais. Il est vrai que la dernière partie d’elle que j’avais pu voir de près ne reflétait pas nécessairement toute la grâce qui se dégageait d’elle. Quoique !

Lorsque nous eûmes fini de dîner, elle me dit juste « 221, dans un quart d’heure » et se leva, majestueuse. J’eus vraiment l’impression que tous les convives ne regardaient qu’elle. C’était du moins mon cas et je m’extasiais devant cette silhouette féline.

Inutile de dire qu’un quart d’heure plus tard, je me trouvais devant la porte de la chambre 221. Elle était ouverte et je me glissai dans la chambre. Celle-ci était absolument identique à la mienne et pourtant je me retrouvai dans un autre monde. Le parfum était subliminal. Les lampes étaient éteintes, mais il y avait une cinquantaine de bougies allumées, je ne sais comment et par qui. Elle était allongée sur le lit, toujours habillée de sa fine robe noire, et elle me sourit tellement que je sentis immédiatement le centre de mon corps s’animer et m’appeler à des ébats voluptueux. Sans hésiter une seconde, je répondis à cet appel !

Il serait impossible de raconter ce qu’il se passa ensuite. Les mots manqueraient et ceux qui se trouveraient ne témoigneraient jamais assez de la déferlante qui secoua cette chambre 221. Cette femme m’a emmené partout, m’a fait découvrir des univers d’amour absolument prodigieux. Elle s’est donnée comme jamais aucune autre femme ne l’avait fait. Elle n’était plus elle-même, mais nous n’étions chacun qu’une partie de l’autre, totalement imbriquées. Sa jouissance créait la mienne et les contrées d’amour que nous explorions semblaient n’avoir jamais été découvertes par qui que ce soit. C’était le nirvāna absolu. Je vivais tout à la fois le désir des sens, le désir d'existence et le désir d'annihilation. Désormais, je savais que le plaisir total pouvait exister.

Cela dura 5 jours. Ou plutôt 5 nuits. Nous passions nos journées chacun de notre côté à nous occuper de nos différents projets. Mais dès que notre travail s’achevait, nous nous retrouvions dans la chambre 221, sans même passer par le hammam. Nos jeux amoureux nous fournissaient toute la chaleur que nous voulions. Chaque soir, nous dînions ensemble en échangeant dignement à propos de nos espoirs et de nos rêves de solidarité et de respect. Le repas terminé, il s’écoulait un quart d’heure. Pas plus. Et la chambre 221 revivait alors des moments dont elle se souviendra longtemps. Nos corps se buvaient littéralement. Je n’ai jamais connu un tel plaisir.

Le vendredi soir, après une longue journée, lorsque je descendis au restaurant, elle n’était pas là. Je m’en inquiétai auprès du maître d’hôtel. Il me dit qu’elle était partie à l’aéroport. J’avais oublié que voyageant avec la compagnie nationale, mon vol ne partait que le samedi. Lorsque je rentrai dans ma chambre, je trouvai une enveloppe et une rose sur mon lit. J’ouvris l’enveloppe et avec un bonheur prodigieux quoique douloureux, je lis ces quelques mots : « Je n’ai jamais connu une telle déferlante et je ne l’oublierai jamais. Nos corps sont faits pour s’unir, mais nos vies nous délient. Notre lien sera éternel, pour autant qu’on puisse le laisser là où il s’est noué. Une dernière fois, je délire avec vous. Adieu. »

Je ne l’ai jamais revue.

mercredi 14 décembre 2011

Soubresauts multiples

Si je n’ai plus vécu d’expérience triangulaire à majorité masculine, j’ai cependant revu la jolie petite blonde qui m’y avait amené sans me prévenir. Aglaé. Quelques mois après cet épisode, je l’avais retrouvée lors d’un nouveau week-end à la campagne. Avec étonnement d’ailleurs, car elle ne semblait pas accompagner qui que ce soit, alors que j’avais fait comprendre à Juan que je ne souhaitais pas le revoir ! Aglaé était toujours aussi mignonne et, naturellement, j’allai à sa rencontre. Je fus accueilli par un sourire adorable. Après quelques échanges banals, je lui demandai avec qui elle était cette fois. Me regardant droit dans les yeux, elle me répondit d’une voix suave : « Mais avec toi évidemment ! ». Qu’aurais-je pu faire d’autre que de continuer à deviser calmement avec elle ?

Nous le fîmes avec beaucoup de plaisir, nous découvrant de nombreux points communs. Inévitablement, nous abordâmes notre première rencontre et je lui confiai combien je m’étais senti manipuler. Sans pudeur, elle m’avoua que ça avait été le effectivement le cas ! Son amant lui avait dit en défi qu’elle n’oserait jamais vivre une double pénétration. Elle lui avait dit de la suivre et d’agir quand il le fallait. C’est ce qu’il fit. Elle n’avait pas trop aimé cela et avait rapidement quitté Juan pour le laisser à ses fantasmes. Sur le même ton simple, elle ajouta qu’elle avait bien aimé par contre ce qui avait précédé et qu’elle était donc revenue pour approfondir la question. Cette fille était vraiment d’une simplicité désarmante autant qu’envoûtante.

Nous passâmes une soirée agréable, riant et jouant avec tous nos amis. Le rire d’Aglaé était limpide et pétillant. À chaque éclat, je la désirais un peu plus, d’autant qu’elle badinait plus avec les autres qu’avec moi-même. Mais chaque fois qu’elle me jetait un regard, son sourire et ses yeux me ravageaient.

Nous finîmes par rejoindre notre chambre. Je ne savais pas alors que j’allais vivre une des nuits les plus intenses de ma vie. Pourtant, nous commençâmes par continuer à parler de tout et de rien. Petit à petit, nous nous déshabillions et faisions quelques toilettes. C’était troublant, parce que la première fois que je l’avais vraiment vue, Aglaé s’était dénudée en moins de temps qu’il n’avait fallu pour m’en rendre compte, alors qu’ici elle ne semblait pas pressée du tout. Et ça me convenait bien, même si je ne rêvais que de la revoir à nouveau entièrement nue.

Elle ne l’était pas encore quand elle me présenta ses lèvres, avec une extrême douceur et une fraîcheur intense. Moi, un baiser langoureux, ça me donne des frissons subliminaux. Notre baiser s’approfondit de plus en plus et m’annonça le déferlement qui allait s’ensuivre. Aglaé s’accrochait, comme si nos langues étaient collées l’un à l’autre et que sa vie dépendait de cet échange. Elle eut un premier soubresaut qui lui fit diminuer son étreinte.

J’en profitai pour finir de l’effeuiller. Je découvris ses seins toujours aussi légers et souples. Le simple fait de les effleurer créait des frissons chez Aglaé. Lorsque j’ôtais sa culotte, je m’émerveillai de cette peau fraîche et douce entourant un sillon fin et humide. Je ne résistai pas longtemps à l’envie de m’en abreuver. J’avais encore le goût de sa langue dans ma bouche. Le parfum de son antre secret vint m’enivrer. J’étais en train de me délecter lorsqu’un nouveau soubresaut crispa tout son corps. Elle plaqua littéralement son pubis contre ma bouche affamée.

Ce n’était qu’un début. La soif de plaisir d’Aglaé semblait inextinguible. Ses soubresauts étaient fréquents, accompagnés de plus en plus par des râles et des soupirs. Sa jouissance éclatait, mais elle s’arrangeait pour que la mienne se contente de monter sans exploser. Cette rupture finale ne m’intéressait d’ailleurs pas vraiment. J’étais tellement absorbé par multiplier les orgasmes de ma partenaire. C’était un vrai feu d’artifice… et j’en profitais pleinement.

Je finis bien sûr par me laisser aller. Nos deux corps tremblèrent ensemble avec un long feulement qui troubla sans doute certains amis répartis dans les autres chambres. La période de calme qui suivit fut d’une complicité voluptueuse. Je dormis un peu, mais lorsque je me réveillai, je sentis que sa bouche chaude était en train de regonfler mon précieux membre. Nous étions repartis pour une nouvelle vague d’amour.

Au petit matin, j’étais épuisé mais dans un état de béatitude peu connu. Combien de fois nous étions-nous unis et avions-nous joui ? Je l’ignore, mais c’est au-delà de ce que je croyais possible. Cette femme avait des talents inouïs et elle savait les utiliser pour faire naître l’impensable.

Nous étions en train de nous habiller lorsque Aglaé me demanda si je m’étais senti manipulé. C’est avec joie et conviction que je répondis par la négative. Cette fois, j’avais été pleinement preneur et j’assumais ! J’étais d’ailleurs prêt à recommencer, quand elle le voulait. Son regard pétilla. Elle me dit qu’elle n’oublierait jamais cette nuit, qu’elle n’avait jamais autant joui. Elle ajouta qu’il fallait garder cette nuit comme un cadeau des corps, un bonheur intemporel. Après le petit-déjeuner, elle n’était plus là. Je ne la vis plus jamais. Décidément, ma vie est faite de ces moments extraordinaires qui n’ont pas de suite.

vendredi 5 août 2011

De dos

Lorsque j’ai ouvert les yeux, j’ai vu son dos. Et ses fesses. Quelle merveille ! Je ne savais pas trop bien où j’étais. La veille, nous avions fêté ce qui méritait de l’être. Je me souvenais juste m’être senti soudain fatigué et m’être couché dans le premier lit venu. Il faisait chaud et c’était nu que j’avais rejoint les bras de Morphée. Apparemment, je n’étais pas le seul.

Sentant quelques frissons, je me suis rapproché de ce corps inconnu, m’y blotissant en chien de fusil. Ma gachette se redressa rapidement sous la douceur et la chaleur de ce corps voluptueux. Je la sentais se dresser et caresser doucement le creux du sillon qu’elle rencontrait.

À force de se tendre et de se détendre, de caresser et de déstresser, d’ausculter et de dévergonder, d’effleurer et de déflorer, je sentis des effluves humides se mêler aux miens. Toujours blotti contre ce corps divin, je me dressai plus encore et le pénétrai d’un mouvement lent et langoureux, quoique vigoureux. C’était bon et étourdissant.

Je continuais à vibrer au rythme de mon cœur et de ce corps. Il frémissait à peine, mais chaque pulsation créait une onde de plaisir intense. J’entendais d’ailleurs un souffle murmurer, entrecoupés de cris imperceptibles.

Parfois, je me retirais pour mieux frôler l’ensemble du sillon avant d’entrer à nouveau dans cet enserrement harmonieux. Lors d’un de ces retraits furtifs, au moment de me laisser à nouveau aspiré dans ce paradis, je sentis une résistance inattendue tout en découvrant une poussée ferme de la part de ce corps désormais fébrile. L’obstacle ne résista guère longtemps, vaincu par deux forces du désir. L’enserrement fut alors plus fort encore, plus chaud, plus ferme. C’était encore plus ennivrant que le vin qui m’avait mené sur ce lit.

Je n’osai plus me retirer me contentant de goûter la finesse de ce privilège qui m’était offert. Nos mouvements s’exécutaient désormais en harmonie avec les susurrements et bredouillages de cette femme qui m’accueillait ouvertement.

Ces murmures se transformèrent soudain en un long cri silencieux auquel je me joignis dans une transe profonde. C’était une libération étourdissante.

Nous restâmes encore quelques instants prostrés l’un en l’autre, retrouvant progressivement le calme du matin. Je finis enfin par me retirer définitivement, par me lever et par regarder une dernière fois ce corps merveilleux que je ne connaîtrais jamais que de dos.

samedi 9 octobre 2010

Histoire d'eau

Cet été, il faisait chaud. J’avais été accueilli pour deux nuits chez des amis. Leur fils était là aussi, accompagné de son amie Morgane. Une très belle femme qui – je l’avoue – ne me laissait pas indifférent. La première nuit s’était passée sans problème, mais durant la deuxième, je fus pris d’une grande soif alors que le soleil commençait à se lever. Je descendis pour me désaltérer dans la cuisine… et je découvris Morgane, affalée sur le canapé, seulement vêtue d’escarpins.

Je lui demandai si elle voulait boire quelque chose. Elle ne me répondit pas, restant plongée dans ses pensées. J’allai chercher un verre d’eau et vins m’installer dans le fauteuil en face d’elle. Non sans émotion. Elle était d’une beauté sublime et ses jambes écartées offraient un paysage délicieux dont ma vue pouvait difficilement se soustraire.

Je ne dis rien. C’est elle qui brisa le silence, me demandant « Comment faites-vous l’amour ? ». Je sentis mon corps se raidir quelque peu, mais je commençai à lui parler. Je lui dis combien j’aimais y aller en toute douceur, combien j’aimais les caresses voluptueuses – tant les donner que les recevoir –, combien j’adorais sentir sous mes doigts ou sous ma langue naître les perles d’amour d’une femme, combien ce moment était pour moi l’ouverture des portes vers le paradis, combien j’aimais moi-même être pris en bouche et m’abandonner à cette douceur suprême, combien la chaleur des corps était pour moi un échange essentiel…

Pendant que je lui parlais, il me semblait que sa respiration se faisait plus vive. J’eus même l’impression qu’un sourire naissait sur ses lèvres. Mais là, je devais rêver. Je lui racontai que je n’avais jamais pénétré une femme sans qu’elle me fasse comprendre que c’était son désir le plus intense… et que ce moment était toujours un émerveillement renouvelé. Comme je lui parlais des mille et une manières qu’une femme peut utiliser pour partager ce désir, je vis sa main glisser vers son nid d’amour.

J’étais moi-même entré dans un état second. J’avais plus soif encore, mais ma gorge était loin d’être sèche. Je lui confiai que j’adorais me mouvoir imperceptiblement de telle sorte à mieux profiter des resserrements vaginaux de ma partenaire. Elle sembla étonnée… et je lui expliquai que c’était une sensation toujours étonnante, que le vagin pouvait produire des caresses d’une subtilité remarquable dont il était malheureusement impossible de profiter dans un va-et-vient trop rapide. Ses doigts exerçaient eux-mêmes un mouvement imperceptible pendant que sa respiration se raccourcissait encore.

J’étais devenu prolixe sur l’amour. Lorsque je lui expliquai qu’il y avait un moment où je sentais la courbe d’excitation de ma partenaire entrer dans une voie de non-retour et que j’entrais moi-même alors dans des mouvements plus rapides et plus profonds, je vis ses doigts accélérer leurs caresses. Elle se crispa en fermant les yeux pour la première fois. Je me tus. Je ne savais plus que dire en vérité. Elle venait de m’offrir le plus beau des spectacles.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle me dit « Je veux bien un verre d’eau » ! Je le lui apportai. Elle me murmura « Vous m’avez permis d’assouvir une soif inextinguible. Merci ! ».

Je regardai une dernière fois ce corps nu, luisant sous la lumière naissante. Elle était encore plus belle. Une beauté ensorcelante.

samedi 25 septembre 2010

Là, maintenant…

L’aube était en train de se lever. Je m’étais rapproché de la fenêtre pour jouir de ces moments bénis où la lumière dessine petit à petit d’autres horizons, au-delà des ombres. Elle dormait encore, son corps nu dessinant sur le lit des courbes chatoyantes. Nous étions de bons amis, prenant plaisir à être ensemble, simplement. Il nous arrivait périodiquement de dormir tous les deux, en toute nudité, mais en tout bien tout honneur aussi. Elle avait un amant qui – je crois bien – participait pleinement à son épanouissement. Nous n’avions jamais échangé nos corps, ce qui ne l’empêchait pas d’être belle comme une fée.

J’observais le jour se lever. Soudain, j’entendis sa voix, toute douce, sensuelle. Elle me disait « Viens là, maintenant ! ». Je la regardai, étonné. Elle me souriait avec des yeux où je vis des étincelles. Bêtement, je lui demandai « Pardon ? ». Elle me répéta « Viens là, maintenant ! J’en ai envie ! ». Je me rapprochai du lit et m’asseyai à côté d’elle. Sa main caressa mes cuisses pour rapidement se saisir de cette hampe qu’elle n’avait jamais touchée. Elle me regarda encore et me dit « J’en ai vraiment envie ! Maintenant, là ! ».

Je sentis sa bouche enrober l’objet de son désir. Ses lèvres étaient d’une douceur exquise et sa langue un instrument de plaisir inouï. Un tel traitement me fit gonfler rapidement. Elle n’en avait cure et m’avalait avec une profondeur que j’avais peu connue. Elle sentit sans doute qu’à ce rythme-là, je ne tiendrais pas longtemps.

Elle se retira, tout en m’entourant de ses mains avides. Elle me regarda et me dit « Tu sais que je me réserve pour lui. Prends-moi par derrière, là, maintenant ! ». Je n’en revenais pas, mais son regard avait une telle insistance. Elle se retourna et saisit ses fesses, chacune d’une main, en les écartant pour dégager son anneau. Elle dit encore « Viens ! ». Je me rapprochai d’elle, prêt à me tendre en elle. À peine l’effleurais-je du bout de mon membre hérissé qu’elle se pressa contre lui pour qu’il la pénètre au rythme où elle le voulait. Son anneau résistait, mais elle poussa encore. Petit à petit, il m’enfermait, me serrant voluptueusement et me faisant découvrir une chaleur inconnue. Nous étions tous les deux presque immobiles. Pourtant, ses mouvements imperceptibles m’entraînaient de plus en plus en elle, au creux de ses reins. C’était prodigieux.

Je l’entendis murmurer « C’est bon » alors qu’elle semblait danser dans un mouvement de va-et-vient qui me procurait des frissons stupéfiants. Elle accélérait, ralentissait, réaccélérait. Je suivais son rythme. Elle gémit en criant « Là, maintenant ! ». J’explosai en elle, pris comme elle par une sublime décharge.

Nous restâmes ainsi encore quelques minutes, à reprendre nos esprits. C’est elle qui se retira et se tourna vers moi. Elle me murmura « J’espère que tu ne m’en veux pas. Quand mes yeux se sont ouverts, je t’ai vu, je l’ai vue, là, près de la fenêtre. Je t’ai désiré instantanément, sans explication. Je ne pouvais résister. Il me la fallait, là, maintenant ». Je lui glissai dans l’oreille « C’était merveilleux ». Elle me sourit et se leva pour filer s’habiller.

Nous restâmes des amis épanouis. Nous dormîmes encore ensemble, mais moins souvent. Plus jamais, nous n’eûmes la moindre étreinte un peu érotique. Mais je suis sûr qu’elle s’en souvint, comme moi, là, maintenant !

mercredi 28 juillet 2010

Le ruban de flotteurs

C’étaient les vacances pour tout le monde, sauf pour moi. J’animais un atelier de travail dans un hôtel niché le long de la plage. Peu de vacanciers allaient sur celle-ci, la plupart préférant la piscine à l’eau limpide et chaude.

Tous les jours, vers 11 heures, les participants à l’atelier travaillaient entre eux et je me retrouvais libre jusque 14 heures. J’en profitais pour aller au calme sur la plage où il n’y avait pas grand monde. Je lisais un peu et regardais la mer. Je la regardais aussi, elle. Tous les jours, à la même heure, elle arrivait. Jeune et seule. Son visage n’était pas très beau et je crois qu’elle le savait. Mais son corps était superbe et elle devait aussi le savoir. Elle portait un bikini classique, si ce n’est que l’échancrure de la culotte dévoilait des fesses d’une fermeté callipyge recouverte d’une peau dont la douceur exhalait son infinitude. Tous les jours, elle déposait ses affaires devant moi, s’enrobait de crème solaire et filait avec son matelas translucide rejoindre la mer. S’aidant des mains, elle s’éloignait à une cinquantaine de mètres et calait son matelas sur le ruban de flotteurs délimitant la zone de bain. Une fois installée, elle commençait son bain de soleil, loin des autres, en ayant soin d’enlever son dessus de bikini dégageant des seins qui semblaient encore plus merveilleux que ses fesses.

Je l’avoue : je fantasmais sur cette ondine surgissant tous les jours de nulle part pour aller dorer ce corps proche de la perfection. Je n’avais cependant guère le temps de fantasmer. Vers midi, je rejoignais mes collègues pour déjeuner avec eux et me préparer à reprendre le travail, bien loin du soleil de la plage.

Le dernier jour de l’atelier arriva. Vers 11 heures, je rejoignis la plage espérant la voir une dernière fois. Elle arriva, déposa ses affaires, prit son matelas et… vint s’installer à côté de moi ! D’une voix délicate, elle me demanda si j’acceptais de l’enduire de crème solaire. Aurais-je pu dire non ? Couchée sur le dos, je commençai par ses mollets et remontai doucement vers ces fesses fantastiques. Il me sembla qu’elle frémit un peu sous ce qu’il fallait bien appeler des caresses. Arrivant dans le creux des reins, c’est elle qui d’un geste simple défit le nœud qui retenait les deux petits triangles de tissu. Lorsque j’en eus fini avec son dos, elle se tourna me dévoilant, de près cette fois, ces seins merveilleux et ce ventre rigoureusement plat. Les yeux fermés, elle ronronnait doucement. Son corps était désormais entièrement recouvert de crème solaire, mais ma main continuait à s’attarder sur son ventre. Elle ouvrit les yeux et me dit : « C’est bon… Pourriez-vous aussi m’embrasser ? ». Instantanément, je sentis frémir le bas de mon ventre, tandis que de son bras elle m’attirait vers elle. Notre baiser fut passionné tout autant que la caresse de ses seins que ma main ne put s’empêcher de lui octroyer. Mais nous étions sur la plage et, même s’il n’y avait pas grand monde, nous ne pouvions nous permettre plus.

Il était déjà midi et c’est elle qui mit fin à ce délice. Elle me dit que les pensées les plus folles l’animaient depuis le début de la semaine de savoir que je la regardais. Elle me dit avoir peur des hommes, mais qu’étrangement ce n’était pas le cas avec moi. Elle me dit qu’elle savait que j’étais là pour travailler et que cela avait décuplé ses idées déraisonnables. Elle me dit que notre baiser était pour elle le premier et qu’il le resterait éternellement. Elle se leva, me prouvant la fermeté de sa poitrine dont je n’avais jamais douté. Elle prit son matelas, me donna un baiser bien plus chaste que celui qui nous reliait il y a encore quelques instants, me murmura un « merci » attendrissant… et s’en alla rejoindre le ruban des flotteurs.

Après la clôture de l’atelier, quelques collègues me dirent que j’avais l’air ailleurs. Je l’étais, effectivement.

mercredi 11 novembre 2009

Disponibilité

Cela avait dû lui plaire. Je ne sais plus quel prétexte, quelques jours plus tard, l’avait amenée chez moi. Nous parlions de tout et de rien et c’est sans vraiment s’en rendre compte que nos lèvres se rencontrèrent, que nos mains s’activèrent pour nous retrouver nus, l’un contre l’autre, et échanger des caresses d’une douceur extrême.

Notre union dura plus longtemps cette fois, mais fut tout aussi intense. C’était comme si nos corps étaient faits pour vibrer ensemble, se nourrir l’un de l’autre.

Lorsque nous eûmes épuisé notre énergie, nous nous rhabillâmes. Avant de me quitter, après un ultime baiser, elle me glissa à l’oreille : « Tu sais, désormais, je te suis disponible ! Jusqu’au jour où tu auras trouvé ce que tu cherches ». Idiot, je lui demandai : « Pourquoi ? ». Elle me sourit et murmura : « Parce que… et puis, tu me fais jouir… ». Elle s’en alla.

Nous nous retrouvâmes plus d’une fois. Elle était toujours disponible. Et c’était chaque fois une véritable fête. C’est elle qui me fit découvrir le bonheur d’être pris par une bouche chaude et humide. À vrai dire, elle me fit découvrir bien d’autres bonheurs, sa disponibilité étant totale.

Les mois passèrent. Je finis par faire une nouvelle rencontre. Très rapidement, je sus que c’était celle que je cherchais. Elle le sentit aussi et cela se passa comme elle l’avait dit : elle disparut complètement de ma vie. Elle avait sans doute raison, mais depuis – je dois bien l’avouer – sa disponibilité m’a plus d’une fois manqué…

dimanche 8 novembre 2009

Joyau de l’amitié

C’était une période plus difficile. Une belle rencontre s’était terminée et je doutais de mes possibilités de construire ce que je voulais. J’avais atterri chez mon meilleur ami. Nous avons discuté longtemps, lui, son amie et moi. J’avais assisté quelques mois plus tôt à leur rencontre. Elle était belle, fine, douce. J’aimais leur couple.

Après de longs échanges, ils m’ont proposé de dormir chez eux, dans le divan du salon. Ça m’arrangeait bien. Je n’avais pas trop envie de me retrouver seul dans mon appartement. Ils sont montés dans leur chambre à l’étage et je me suis installé, rêveur.

Dans le noir calme, la porte s’est ouverte. Sa main s’est posée sur ma joue. Douce. Elle s’est allongée près de moi. Nue. Elle a posé son doigt sur ma bouche, m’empêchant de dire quoi que ce soit. Elle a alors remplacé son doigt par ses lèvres et elle s’est lovée contre moi. Je n’avais jamais senti une peau aussi douce, un corps aussi bien formé, des lèvres aussi fines et complices.

Nous nous sommes serrés l’un contre l’autre à travers une tendresse inouïe. Rapidement, elle s’est couchée sur moi glissant mon membre tendu dans son ventre chaud et étroit. Nous avons ondulé ensemble, dans un même élan d’amitié. Et c’est encore ensemble que nous avons joui, profondément, silencieusement, sereinement. Nous sommes restés encastrés l’un dans l’autre quelques moments encore, vibrant tous deux aux contractions diffuses qui animaient périodiquement nos apparats de plaisir respectifs. Lorsqu’il n’y eut plus de mouvements, lorsqu’il n’y eut plus que la chaleur de nos deux corps harmonieusement unis, je sentis à nouveau son doigt couvrir mes lèvres et son corps se retirer silencieusement.

Elle est partie comme elle était venue. J’avais trouvé une confiance insoupçonnée, nourrie par l’amitié. La sienne, mais aussi celle de mon ami. Ils m’avaient donné tous deux ce qu’ils avaient de meilleur. Je n’oublierai jamais.

samedi 24 octobre 2009

L'appel des doigts

Quand je l’ai rejointe sous les draps, rempli de désir, je dois bien avouer que je n'y croyais pas trop. Elle semblait déjà profondément endormie.

Je glissai mon corps contre le sien. Sa chaleur et sa douceur augmentèrent encore mon envie d’elle. Je n’avais aucune envie de m’endormir.

Impatients, mes doigts se frayèrent un chemin sur le sillon de ses fesses, pour s'immiscer entre ses cuisses à l'assaut de ses lèvres et de son clito endormi.

Tout en respectant son engourdissement, je déployai tout mon art. Je sentais bien que je n'avais pas encore gagné la partie, mais j’espérais qu’elle ne pourrait résister à l'appel de mes doigts.

J’en usais et en abusais sans doute... et docile, je sentis qu’elle cambrait ses reins, collant son cul à mon bas ventre, les cuisses légèrement écartées, offertes.

La voie s’ouvrait. Je levai sa cuisse d'une main tandis que de l'autre, je redécouvrais le dessin de ses lèvres. Elle gémit sous leur détermination qui ne devait lui laisser aucun doute sur la suite à venir... ils n'étaient là qu'en éclaireurs.

Elle se cambra davantage en signe de soumission, et c'est à cet instant que je décidai d'arriver, tendu, faisant fi des dernières résistances, pour m'introduire d'un coup de rein viril.

De ses lèvres s'échappa un nouveau gémissement, étouffé par son souffle court.

Ancré au fond de ses reins, je profitai pleinement de cette chaleur qui semblait éternelle.

Devant mon immobilisme stoïque, je la sentis imperceptiblement commencer à onduler du bassin à la quête du plaisir !

Pour ne pas céder au charme de cette danse du ventre, je glissai une main, redessinant la cambrure de son dos, et saisis une de ses épaules en guise d'avertissement.

Elle n'en tint aucun compte, accentuant sur ma queue raide ses ondulations languissantes. Je n'hésitai plus et ma main se glissa dans ses cheveux pour mieux la maintenir.

Elle s'arrêta. Le souffle court, humide, quémandeuse...

Il me semblait qu’elle ne s'échapperait plus. Maintenant mon emprise, j’entamai un va et vient qui me troublait moi-même, alternant douceur et vigueur, pour mieux nous rendre à l’autre.

Pantelante, elle s'abandonnait à mes assauts.

Mais il m'en fallait plus. Me retirant sans prévenir, je la basculai de telle sorte qu'enfin à genoux, j’eus tout le loisir de profiter de la croupe accueillante qu’elle m'offrait. Sans perdre un instant, je m'immisçai de nouveau en elle, m'assurant d'un coup de rein de sa docilité à me recevoir.

Je n'eus de cesse d'entendre ce que, la tête dans l'oreiller, elle tentait d'étouffer... ce plaisir qu’intensément nous nous procurions.

Me penchant alors vers elle, je pris d'assaut ses autres lèvres, tout aussi gourmandes, je dois bien l'avouer !

Bien qu'à mes genoux, elle s'empressait, à son tour, de me faire abdiquer d'un savant coup de langue.


Texte très strictement inspiré de l’enivrant message À l’appel de tes doigts, de l’Effrontée, en souvenir d’autres moments.

vendredi 16 octobre 2009

Mère et fille

J’avais une trentaine d’années. Je menais une vie joyeuse de célibataire. Il fallait bien se nourrir et j’avais trouvé quelques familles qui m’accueillaient périodiquement pour un repas. L’une d’elles était nombreuse : six enfants entre 12 et 22 ans, dont notamment Maëlle, superbe jeune fille de 17 ans. Je m’y retrouvai de plus en plus souvent. Ce qui devait arriver arriva : je tombai amoureux de Maëlle pendant que sa mère tombait amoureuse de moi.

Aurais-je pu résister ? Une femme mûre s’offrait à moi, avec une intensité volcanique, pendant que je participais à la découverte de l’amour par une fleur en train d’éclore. Elles avaient des rythmes différents et nos rencontres en furent facilitées, sans être plus reposantes pour autant !

La plus jeune, qui ne parlait pas beaucoup, se découvrit une passion pour l’oral ! Il ne fallait pas deux minutes pour qu’elle fasse disparaître ceinture, pantalon, caleçon et qu’elle engouffre sa sucette préférée, avec une vigueur telle que j’en découvrais moi-même des sensations inconnues. Elle suçotait, suçait, aspirait, reniflait, absorbait, léchait, câlinait. J’étais devenu son bonbon qui semblait ne jamais perdre de goût ni d’intérêt. Lorsqu’à mon tour, j’enrobais sa perle d’amour de mes lèvres et la titillais de ma langue fougueuse, elle entrait en transe et plaquait ma tête jusqu’à l’extase complète. Elle aimait ensuite s’asseoir sur moi et s’abattre sur mon pieu qu’elle remuait alors avec une sensualité ronflante. Elle menait la danse et décidait seule du moment où nos deux corps s’illuminaient de plaisir. Je crois que je n’ai jamais vu ses fesses, même si je les ai caressées.

Sa mère, par contre, me fit comprendre très rapidement qu’on n’était plus au temps des missionnaires. Dès notre première galipette, elle me montra son derrière et se ahana d’aise lorsque je m’y installai. Sa main me saisit ensuite d’une ferme manière pour me diriger un peu plus haut. Je n’eus pas à m’enfoncer : c’est elle qui tout entière recula dans un cri rauque et suave. Elle m’enserrait ainsi d’étroite et agréable façon alors qu’elle émettait un chapelet d’insanités que je n’oserais répéter. Lorsque je giclai au plus profond d’elle, elle émit un râle long et puissant qui me fit frissonner moi-même. Elle me roucoula ensuite que c’était la première fois qu’on empruntait cette voie-là, et que désormais, entre nous, ce serait toujours par là.

Je vécus ainsi quelques mois paradisiaques. Ne passant jamais de nuit ensemble, mais nous retrouvant parfois – successivement – le matin, le midi, l’après quatre-heures… Lorsque je rejoignais ensuite le repas familial, nous discutions de choses et d’autres, comme si de rien n'était.

C’est à cette époque – allez savoir pourquoi ! – que j’eus l’envie d’avoir des enfants. Ce n’était possible ni avec la mère ni avec la fille. Alors, nous abandonnâmes nos jeux et je me tournai vers une autre relation.

Je n’eus jamais qu’un seul regret : celui de ne pas avoir pu, ne fut-ce qu’un moment, les serrer ensemble dans mes bras et bénéficier simultanément de leurs agréments respectifs.