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mardi 14 février 2012

Un sein bien caché

Elle m’avait dit : « Je n’en peux plus ! Il fait trop froid ! Ce soir, je prends un bain bien chaud, et puis dodo… ». Je n’avais pas trop su quoi lui répondre. D’habitude, elle est plutôt du style résistante, jamais atteinte par les aléas de la vie. Mais là, il fallait croire qu’elle était au bout du rouleau.

Elle s’était recroquevillée à côté du feu que j’avais allumé, dégustant le cognac que je lui avais proposé. Elle semblait vannée, mais ce trouble dans ses yeux ne faisait qu’attiser sa beauté aussi mystérieuse qu’éclatante.

Après un repas dont elle semblait absente, elle rejoignit la salle de bains tout en me demandant de venir vérifier si elle ne s’était pas noyée. Elle était complètement hagarde et je commençais à m’inquiéter.

Lorsque j’entendis que l’eau s’arrêtait de couler, j’attendis encore quelques instants, puis je me dirigeai vers la salle de bains. Je frappai doucement à la porte, sans aucune réaction. Je pénétrai cette pièce intime, surchauffée. Et je ne vis que lui. Elle était couchée dans la mousse du bain, sur le ventre, ne laissant apparaître que son versant callipyge que même un moine ascète n’aurait pas ignoré.

Je ne l’ignorai pas ! À peine avais-je eu le temps de voir cette pure merveille que je me retrouvai aussi nu qu’un ver et que je me plongeai à mon tour dans ce bain valentinesque. L’eau était chaude. Moins encore que la chair que j’effleurai du bout de mon prépuce. Elle était vraiment en chaleur, c’est ce qui m’émut éperdument. Que son antre le plus intime soit rempli d’humidité, c’était normal. Elle baignait dans l’eau de toute part. Mais découvrir cette chaleur voluptueuse, alors que dehors il faisait si froid, eut un effet direct incommensurable. La partie de moi qui me réjouit le plus avait doublé de volume et se dressait fièrement devant cette ouverture à demi cachée ! Pour moi, cette cachette était surfaite. Et c’est avec un bonheur inédit que je pénétrai cet univers sodomiesque qu’elle m’avait toujours refusé.

Nous étions en plein délire. La seule chose d’elle que je voyais avait la forme d’un cœur et je m’y accrochais autant que faire se peut. C’était bien plus d’ailleurs que de m’y accrocher. C’était une véritable pénétration, autant humide que brutale.

Lorsque j’explosai, j’eus l’impression qu’elle-même entra en transes. Le muscle dans lequel je me trouvais se resserra comme s’il n’avait jamais été ouvert. J’étais littéralement enfermé, incapable de réaliser le moindre mouvement, tout en étant envahi d’une chaleur brûlante. Et l’eau clapotait jouissivement. Libidinalement. Éternellement.

Lorsque enfin son étreinte annulaire se desserra, je pus me retirer tout en en ressentant des plaisirs insoupçonnés. Elle se retourna alors, faisant enfin apparaître son visage lumineux. Elle me dit alors : « Je ne m’attendais pas à ça ! Mais je suis remplie d’une nouvelle énergie incroyable ! Belle Saint-Valentin, mon amour ! ». Je ne pus que me demander, mais qui est donc ce Valentin élevé au statut de sein, alors qu’elle ne m’avait présenté que son postérieur ?

samedi 28 janvier 2012

Hammam animé

Quelques mois plus tard, je me retrouvais à nouveau dans cet hôtel que j’apprécie. En Europe, c’était désormais l’été, mais là-bas, c’était la saison froide. Ce n’est bien sûr jamais le froid glacial que nous pouvons connaître. Il n’empêche que j’apprécie terminer mes journées de travail par un tour dans le petit hammam que l’hôtel propose. C’est le meilleur moyen de se réchauffer et de se détendre.

Ce soir-là, j’entrai donc dans le hammam. Tenue de bain obligatoire. Dans les brumes des émanations vaporeuses, je vis un corps allonger sur le plus haut des reposoirs, une des jambes posées sur la marche inférieure. C’était une femme et je reconnus immédiatement son bikini blanc. Il y a des choses qu’on n’oublie pas ! Si la première fois que nous nous étions rencontrés, elle n’avait pas réussi à attiser mes sens, la deuxième restait encore dans ma mémoire comme un souvenir irréel.

Les yeux fermés, elle ne réagit pas lorsque j’entrai ni lorsque je m’assis sur la marche inférieure. La situation m’excitait prodigieusement : cette vapeur, cette chaleur, cette humidité, cette jambe posée nonchalamment. Je n’hésitai pas un seul instant : j’écartai le fin morceau de tissu blanc qui était à la hauteur de ma tête et commencer à titiller de ma langue ces lèvres qui semblaient m’attendre. Elle n’offrit aucune réaction, et je ne sus pas si l’humidité que je découvrais était celle de la vapeur qui nous entourait ou avait une origine interne. En tout cas, ma langue baigna immédiatement dans un fluide onctueux, délicatement parfumé.

Elle ne réagissait toujours pas, si ce n’est par un léger mouvement de sa jambe qui me laissait plus de place encore pour me délecter de ces arômes dont la fraîcheur contrastait avec la chaleur moite dans laquelle nous étions. Je léchais, je suçais, je titillais, je virevoltais, je pénétrais, je ressortais. L’imagination de ma langue m’étonnait moi-même. Petit à petit, je sentis que son corps s’embrasait doucement sous mes embrassades. Elle finit par poser ses mains sur ma tête pour mieux m’empresser contre elle.

Je la sentais proche désormais d’une extase voluptueuse. Ses mains attiraient ma tête vers elle alors que son pubis se collait littéralement à ma bouche. C’est à ce moment que la porte du hammam s’ouvrit et qu’un couple y pénétra. Perdus dans le brouillard et dans nos rêves, nous finîmes ce que nous étions en train de faire, sans nous préoccuper de nos nouveaux comparses. Elle eut un mouvement brusque, sans un bruit, sans le moindre gémissement. La poigne de ses mains était si forte que ma tête ne put se retirer, m’obligeant à savourer des effluves inattendus.

C’est elle qui se releva la première, sans un regard ni vers le couple qui nous avait rejoint, ni vers moi. Je la vis s’en aller, admirant la délicatesse de ses courbes de femme. Je restai étendu sur le reposoir où j’étais, tout encore plongé dans le mystère de ce que je venais de vivre. Avais-je vraiment vécu ce nouveau moment ?

Lorsque je me relevai pour m’en aller, je jetai un coup d’œil vers le couple silencieux. Ils étaient assis sur la même marche, imbriqués l’une sur l’autre. Le brouillard était dense, mais il me sembla bien que la main de l’homme s’était infiltrée dans la culotte de sa compagne et que ses doigts exerçaient une rotation régulière sur cette région qui décidément offre tant de plaisirs.

samedi 4 décembre 2010

Déstress

Une fois de plus, je me retrouvais seul dans un hôtel, à la veille d’une intervention qui me stressait quelque peu. J’étais arrivé après un peu plus de deux heures de route, juste pour l’heure du repas. Après avoir déposé mes affaires dans ma chambre, j’étais descendu au restaurant, sans trop d’envie de manger d’ailleurs.

J’étais à peine installé qu’une femme est entrée dans ce cadre que je découvrais. Elle était belle, mais semblait fatiguée et tenait quelques papiers en mains. Elle s’assit à quelques tables de moi. J’étais en train de penser à mon intervention du lendemain lorsqu’on m’apporta ce que j’avais demandé. Je levai les yeux et lorsqu’ils se dirigèrent vers la table de la femme, je ne pus que constater que nous avions choisi le même plat. Nos yeux se croisèrent et échangèrent un sourire.

Mon repas terminé, je sortis dans le jardin de l’hôtel. Il ne faisait pas très chaud, mais j’avais besoin de me détendre. Je m’assis sur le seul banc et regardai le ciel. Je la vis sortir dans le jardin et s’y promener. Elle finit par s’asseoir aussi. Nous entamâmes la conversation. Très rapidement, nous nous découvrîmes le même stress face à ce que nous devions faire le lendemain. Nous nous rassurâmes mutuellement, sans trop de conviction.

C’est elle qui se rapprocha et qui me susurra « J’ai envie d’être embrassée… ». Je n’eus pas trop le temps de réaliser que déjà ses lèvres rencontraient les miennes. Notre baiser fut timide au début, mais devint rapidement plus profond. Elle frémit.

Elle se leva, prit ma main et m’attira derrière elle jusqu’à la porte de sa chambre qui jouxtait la mienne. À part le lit, il n’y avait pas beaucoup de place pour s’installer. Nous nous y allongeâmes donc et nos lèvres se retrouvèrent rapidement. Nous nous arrêtions parfois pour nous poser des questions sur nos goûts, sur nos envies. Mais les mots ne duraient pas longtemps.

Lorsque je sentis mes doigts se faufiler dans sa culotte, je retrouvai les sensations des premiers émois de mon adolescence en découvrant ce pubis ému et ouvert. C’est ce moment qu’elle choisit pour me glisser à l’oreille « Désormais, vous faites ce que vous voulez de moi ! ».

Ces paroles eurent un effet instantané sur mon corps qui s’y était déjà bien préparé. Tout alla très vite alors. Nous nous retrouvâmes nus et nous mîmes à découvrir chaque partie du corps de l’autre. J’avais largement apprécié sa fougue lorsqu’elle embrassait ma bouche, mais je goûtai pleinement celle qu’elle avait à entourer de ses lèvres douces mon plus précieux trésor et y faire courir sa langue agile. Elle semblait aimer particulièrement cette caresse et y revenait souvent entre deux nouvelles rencontres de nos corps. C’est lors d’un de ces baisers que je sentis ma semence éclater et sa bouche l’accueillir.

Le reste de notre nuit se passa entre moments de sommeil et instants d’extase. Lorsque l’aube se pointa, nous fîmes une dernière fois l’amour, tendrement, tout en douceur. Son corps se contracta et elle laissa échapper de profonds soupirs.

Il était temps pour chacun de nous de reprendre le cours de notre vie professionnelle. Je m’enfuis dans ma chambre, non sans lui avoir laissé mon numéro de portable sur un bout de papier. J’étais en retard et je partis dès que ma douche fut finie.

La journée se passa sans encombre. J’étais sur la route du retour lorsque mon portable annonça l’arrivée d’un message « Mon client a été ravi. Moi, plus encore. Vous avez fait de moi l’extase parfaite. Je vous embrasse. Adieu. ». Je souris et continuai ma route en sentant encore nos doigts et nos lèvres parcourir nos corps.

jeudi 12 août 2010

Aube

Nous nous étions endormis après avoir discuté de choses importantes. Il était tard et nous étions tous les deux fatigués. Il nous fallait dormir. Pendant toute la nuit, je te sentais à mes côtés et quand, à l’aube, le soleil s’est levé et a commencé à pénétrer dans notre chambre, nous étions tous les deux en éveil et en attente de l’autre. Normalement, à cette heure, nous dormons. Mais nous étions en manque.

Lorsqu’une fois de plus tu te retournas, le bas de ton dos – à moins que ce ne soit le haut du sillon – entra en contact avec le bout de mes doigts qui traînaient par là. Comme un frémissement. Je te caressai imperceptiblement. Juste un léger mouvement de quelques millimètres. Je sentais ton corps réagir, mais j’hésitais encore à m’engager plus loin. Tu finis par te retourner à nouveau et tu saisis mon bras. Visiblement, tu avais la même envie que moi.

Mes doigts se hasardèrent alors dans un mouvement subtil et progressif. Ton corps semblait les rejoindre alors même qu’un observateur n’aurait vu que deux masses immobiles. Lorsque mes doigts parvinrent, après un parcours millimétrique d’une dizaine de minutes, là où tes jambes se séparent, ils n’eurent pas de mal à trouver une source ruisselante. Après m’en être empreint et avoir exploré la grotte qui l’accueillait, je voulus la goûter. Encore engourdi, je basculai pour venir appuyer ma joue sur ta cuisse et me délecter de ton fluide. Plus je m’en abreuvais, plus il en coulait.

Désaltéré, je me reposai un peu. Tes doigts en profitèrent pour s’approcher de mon membre qui n’attendait que ça. Il durcit vite. C’était délicieux. Ta main voyageait doucement, sans jamais atteindre cependant le sommet de ma hampe. Tu voulais clairement ne pas accélérer notre promenade et tu te contentais de faire monter la pression.

Je sus alors que tu étais prête à m’accueillir et je te pénétrai avec une tendresse infinie. La chaleur de ton antre était merveilleuse et m’épousait une nouvelle fois. Cette fois, un observateur extérieur aurait vu que nos deux corps se mouvaient à l’unisson.

Notre valse s’accéléra et nous n’en comptions plus les temps. Plus la tension augmentait, plus tu me caressais le creux des fesses, comme tu aimes le faire et comme j’aime le sentir. Il se passa alors un événement banal, mais extraordinaire : nous jouîmes tous les deux exactement en même temps. Ton plaisir fut si puissant que tu ne sentis pas le mien qui n’était pourtant pas en reste. Cherchant encore à faire naître le mien, tu continuais à onduler et à me caresser. Moi, je croyais que ton plaisir ne s’arrêtait plus. Cela m’émerveillait tant que la force ne me quittait pas et que je continuais à être envahi par l’éblouissement. J’ignore combien de temps cela dura. Nous finîmes par nous calmer. Je te remerciai pour cette explosion de jouissance et tu me glissas à l’oreille « Ah bon, tu as joui ? ». Nous nous embrassâmes longuement et nous nous rendormîmes tout aussitôt, tendrement enlacés.

dimanche 28 février 2010

Ces jours bénis

Il y a des jours où tu en veux. Ces jours, bénis s’il en est, je ne peux pas t’arrêter et je ne cherche pas à le faire. Quel bonheur de sentir ton énergie tant à donner qu’à recevoir.

Nos corps se rapprochent à peine que déjà ta bouche emplit la mienne, me dévorant littéralement. Tes doigts virevoltent sur mon visage, sur mon torse et – vite – rejoignent ton excroissance préférée. Ils la saisissent fermement et lui partagent toute la passion qui t’anime. Ton corps n’est pas en reste et ondule autour du mien. Ta jambe enjambe ma jambe pendant que tes mains maintiennent la mienne, celle qui n’a qu’un doigt. Mais quel doigt !

Il vibre encore plus lorsque ta bouche l’enrobe et s’en délecte avec un ravissement partagé. Ta fureur est exquise et il me faut me concentrer pour ne pas exploser prématurément. Le meilleur moyen est de couvrir ton corps de caresses. À chaque mouvement, je sens que tu frémis, toi aussi. Mes doigts atteignent eux aussi ta zone d’amour. Ils y trouvent une liqueur onctueuse qui ne trompe pas. Vraiment, tu en veux aussi, pleinement. Nous nous enrobons ainsi mutuellement, comme s’il n’y avait plus au monde que le corps de l’autre et son plaisir.

Je sens bien que ton corps en souhaite plus. Le mien aussi. Ils se rejoignent alors. Fondamentalement. Profondément. Inexorablement. Nous ne faisons plus qu’un et nous délirons ensemble. Nous changeons de rythme, de position, de respiration, d’énergie. La tendresse se transforme en partage. À chaque vibration particulière du corps de l’autre, nous nous extasions de ces pulsations. Nous en tremblons chacun.

J’en tremble tant que je finis par hurler mon bonheur. Tu extrais de moi tout ce qu’il peut te donner et je ne suis plus tout à fait moi-même. Je deviens toi. Tu es moi. J’explose et tu me recueilles en pleine extase.

Souvent, ces jours-là, ce premier déferlement ne te suffit pas. Alors, tu reviens à la charge et tu fais des miracles. Là où il n’y avait plus que molesse, tu parviens à faire renaître la force. Celle-ci t’emplit à nouveau. Nous sommes alors encore plus proche l’un de l’autre, plus unis, plus pénétrés. Lorsque ton plaisir atteint son apogée, le mien est d’une profondeur insoupçonnée, même si la source est un peu tarie. Un peu seulement.

Ces jours bénis sont alors éternels.

dimanche 1 novembre 2009

En vie, toujours

Tu es en train de lire, me tournant le dos. Je suis allongé à côté de toi, la tête remplie des soucis qui ont émaillé ma journée. Je te regarde. J’ai envie de toi, mais tu lis. Sur ma table de nuit, il y a cette huile parfumée que tu aimes tant. Je la saisis et m’en enduis les mains. Celles-ci commencent à masser, doucement, le haut de ton dos. Dès la première caresse, je te sens frémir. Tu lis encore un petit peu, mais très vite tu fermes ton livre et tu te couches sur le ventre.

Je m’accroupis sur toi pour mieux te masser. Mes mains enveloppent ton dos, tes épaules, tes bras, le creux de tes reins. Ostensiblement, tu te détends. Tu dois aussi sentir ma troisième main, dressée, qui te parcourt le dos en ne sachant cacher son objectif.

Je me retourne pour pouvoir masser tes jambes. Tout mon corps rejoint la plante de tes pieds et remonte dans un mouvement régulier sur tes mollets, tes cuisses et – imparablement – là où tes jambes se rejoignent. Mes doigts s’attardent de plus en plus dans cette intimité où se mêlent huile et cyprine. Tu frémis lorsque mes doigts tentent une douce incursion dans cette grotte humide qui pourtant appelle un autre invité.

Je me place derrière toi, tu te soulèves et nous nous connectons immédiatement. Nos mouvements respectifs s’harmonisent. Mes mains passent désormais de tes seins à ton bas-ventre où elles titillent tes boutons d’amour. Nos souffles se font courts.

Mais tu te retires, tu me projettes sur notre lit de telle sorte à pouvoir à ton tour me masser, si ce n’est que c’est ta bouche qui agit et qu’elle se concentre sur une seule partie de mon corps, celle qu’elle peut engouffrer, enrober et déguster. Je déguste aussi, d’une autre manière.

Je n’en peux plus. Je te couche sur le dos, te recouvre de mon corps comme tu l’aimes et te pénètre à nouveau dans un état d’extase profonde. Nos pubis se collent l’un à l’autre et je sens monter en toi un plaisir incommensurable. Tout ton corps frémit pendant que tu gémis de bonheur. Ton exaltation se prolonge comme si elle n’avait plus de fin. Tes doigts griffent le bas de mon dos, ce qui déclenche instantanément en moi une explosion d’allégresse. Je hurle à mon tour en me déversant en toi. Je n’existe plus. Je suis toi. Nous sommes nous. Nous sommes en vie.

dimanche 20 septembre 2009

Pluie de plaisir

La journée avait commencé sous un soleil radieux. La balade s’imposait. J’étais parti seul au fil des chemins. Assez rapidement, l’atmosphère était devenue orageuse, lourde. Mes vêtements me collaient un peu à la peau, mais cela n’enlevait rien au charme des paysages.

Puis, soudain, l’orage éclata. La pluie était torrentielle, mais relativement chaude. En moins de temps qu’il ne faut pour l’imaginer, j’étais trempé jusqu’au os. Tant qu’à faire, j’ôtai ma chemise et mon pantalon pour que mon corps goûte au plus près cette eau divine.

J’avançais comme un enfant, content de sauter dans les flaques qui de toute façon ne pouvaient pas me mouiller plus. Je riais de me sentir ainsi, entièrement trempé. C’est alors que je la croisai. Elle était tout aussi trempée que moi, mais avait gardé ses vêtements. Son chemisier léger ne cachait plus rien de ses seins excités par cette pluie céleste. Son short, collé sur son corps, laissait entrevoir – au sommet de ses superbes jambes – une légère fissure épanouie.

Nous nous croisâmes et nous partîmes spontanément dans un fou rire de légende. Nous étions là, trempés autant qu’on peut l’être, laissant suinter nos appâts respectifs. Ce fou rire nous jeta naturellement dans les bras l’un de l’autre. Tout alla alors très vite. Sa bouche s’écrasa sur la mienne pendant que mes mains s’efforçaient d’enlever son chemisier et son short. Nous nous retrouvâmes entièrement nus, à rouler dans l’herbe imbibée d’eau.

L’averse était si forte que nos corps étaient animés d’une soif inextinguible d’un autre corps. Les caresses de la pluie nous avaient servi à tous deux de préliminaires et nous nous enfichâmes avec une ardeur tremblante. La chaleur qui me reçut était divine, autant que la pluie qui nous avait permis cette rencontre. Nos corps vibraient de la même ondée, en harmonie parfaite. Nous restâmes longtemps à nous bercer de cette vibration commune, toujours arrosés par cette cascade orageuse.

Son corps se cabra et elle poussa un cri d’une profondeur insondable. Je me sentis venir et me déchargeai en elle à travers des spasmes puissants. Nous nous serrâmes encore plus, éblouis par cette tornade. La pluie s’arrêta instantanément.

Nous mîmes quelques temps avant de recouvrer nos esprits. Petit à petit, les frissons qui nous parcouraient n’étaient plus de plaisir, mais de froid. Nous ramassâmes nos vêtements pour nous en recouvrir du strict minimum.

Nous nous regardâmes. Elle était incroyablement belle. Cela faisait longtemps que nous fréquentions le même groupe d’amis. Jusqu’à présent, nos relations avaient été relativement sèches. Je l’avais toujours trouvée trop belle que pour oser me rapprocher d’elle. La pluie nous y avait miraculeusement invités. Quel enchantement !

samedi 5 septembre 2009

Source merveilleuse

L’émerveillement est toujours présent. Nos corps se découvrent. Ils ôtent tout ce qui les recouvre et volent à leur rencontre. Il y a la chaleur des peaux qui se partage, la douceur des caresses qui s’échangent, la ferveur des baisers qui se baladent. La tension monte au fil de l’attention à l’autre.

Inexorablement, ma main descend vers le centre de ton corps. Elle a pris plaisir, bien sûr, à s’attarder sur tes lèvres, à caresser ta joue, à recouvrir la courbe parfaite de tes seins, à en titiller le téton, à se nourrir de la douce surface de ton ventre… Mais, sans qu’il soit possible de l’arrêter, la main descend. Plus ou moins vite selon les jours, selon les frissons de nos corps. Mais elle descend. Inexorablement.

Mes doigts rencontrent ton sillon. Le miracle s’accomplit alors. Parfois, lorsque nos caresses ont pu t’éveiller pleinement, mes doigts trouvent déjà un univers humide. Parfois, plus souvent, ils découvrent une douceur et une chaleur qu’il reste à exciter. Un dialogue subtil s’installe entre l’entrée de ton paradis et ma main qui lutte contre sa maladresse. Que ce soit par une paume plaquée pour te recouvrir pleinement, que ce soit par un doigt qui cherche à s’insérer, que ce soit par le bout des ongles qui tournoient finement tels une griffure, que ce soit par un ballet des doigts qui caressent ton parquet, soudain, imperceptiblement, ta peau libère une larme de cyprine qui accueille mon mouvement. Cette liqueur qui suinte amoureusement attise encore plus mon envie. Mes doigts en ruissellent de bonheur et – visiblement – c’est aussi le cas de ton pubis qui vient de plus en plus à leur rencontre.

La naissance, toujours renouvelée, de ta cyprine est une des plus belles merveilles, tout en annonçant la fabuleuse plénitude.

vendredi 21 août 2009

Vacances libidineuses

Les vacances se terminent. Dommage. On y vit des moments qui ne sont pas possibles en d’autres temps et qui donnent un peu de sel à la vie.

Du sel, il y en avait dans l’eau de la mer. Nous avions passé une belle journée à nous balader un peu partout. Lorsque nous sommes arrivés sur la plage, à la tombée du jour, il n’y avait plus grand monde.

Nous avons marché un peu vers cet endroit que nous connaissons et que peu de gens connaissent. Il y avait peu de gens et ils semblaient détendus. Le soleil tombant donnait à leur peau une saveur appétissante. Les femmes étaient encore plus belles qu’elles ne le sont.

Nous avons trouvé un endroit tranquille. Rapidement, après tant de chaleur, nous nous sommes retrouvés dans cette eau, salée mais si douce. Nous nagions de bonheur, au propre comme au figuré. Au propre ou eau propre ? Va-t’en savoir ! Nos corps se sont retrouvés, quelque part, dans l’eau. Nous nous sommes embrassés. C’était bon.

Je ne sais plus lequel des deux a commencé à abaisser le slip de l’autre. Mais un fait est certain : nous nous sommes retrouvés chacun avec le slip de l’autre enfoncé autour du bras. À propos d’enfoncé, je ne tardai pas à le faire en toi, guidé par ta main impatiente.

Te pénétrer dans l’eau offre toujours des sensations étranges. Impossible, vu l’humidité, de certifier que ton antre mouillait, mais je serais prêt à le certifier. Je l’ai en tout cas envahie avec une facilité déconcertante. J’étais en toi. Je ne m’en lasse pas.

Les mouvements de nos deux corps s’animèrent, tout en restant souples et doux. Difficile d’être brutal dans ces conditions. Ton pubis se collait littéralement au mien, comme s’il y avait un peu de colle dans cette eau-là. Nous continuions à nous embrasser, comme si notre vie en dépendait. Sur la plage, il me semble bien que plusieurs regards s’étaient tournés vers nous, mais je n’en suis pas sûr.

Notre plaisir trouva son apogée exactement au même moment. Cette connivence absolue me bouleverse toujours. C’était beau et bon.

Nous avons réenfilé notre slip, sans nous tromper, et avons rejoint la plage. Il me semble bien que plusieurs regards étaient à la fois complices et envieux. Nous nous sommes allongés et avons profité de la dernière caresse du soleil.

Faudra-t-il attendre une année entière pour pouvoir revivre cette extase ?

samedi 23 mai 2009

Grasse matinée

J’aime ces fins de nuit où il n’y a aucune raison de se lever. J’aime garder les yeux fermés même si la tête ne l’est plus. J’aime sentir mon corps petit à petit se réveiller et retrouver quelque force.

J’aime percevoir que mon bras se déplace inexorablement vers toi, mû par une force irrésistible… à laquelle je ne résiste pas. J’aime ce moment exquis où la peau de mon doigt rencontre en toute douceur la peau de ton dos nu, voire celle d’une de tes fesses. J’aime cette rencontre lente, cet apprivoisement subtil. J’aime ne pas savoir encore ce qui se passe dans ta tête, mais sentir que ton corps ne s’éloigne pas et vibre peut-être un peu.

J’aime hasarder un pied à la rencontre de ta jambe. J’aime m’apercevoir que tes pieds et tes jambes ne sont pas en reste et commencent à dialoguer. J’aime me rendre compte qu’il n’y a plus que mes doigts à effleurer ta peau, mais que c’est toute ma main maintenant qui glisse du haut de ton dos jusqu’au sillon vallonneux de tes monts callipyges. J’aime le mouvement de ton corps qui m’offre l’accès à ton ventre. J’aime couvrir tes seins de mes mains et bientôt de mes baisers.

J’aime notre premier baiser, encore embrumé de la nuit, lourd du parfum nocturne. J’aime cet échange amoureux qui fait frémir nos deux corps désormais enlacés. J’aime m’en éloigner pour aller embrasser d’autres lèvres, plus intimes, et y sentir naître ce flux qui annonce le désir. J’aime t’explorer, avec une paresse encore matinale.

J’aime quand ta main me saisit, tout aussi doucement que les effleurements de ma langue. J’aime quand tes doigts finissent de me découvrir et viennent caresser le mince sillon de mon gland, s’y attardant avec volupté et frisson. J’aime quand ta main me soulève et me conduit vers l’entrée de ta grotte. J’aime faire traîner un peu les choses et te caresser du bout de ma verge chaude.

J’aime – comment ne pourrais-je pas l’aimer ? – lorsque nos deux corps commencent à ne plus faire qu’un, toi m’accueillant au plus profond de ton être. J’aime cette danse que nous entamons alors, dans un mouvement lent et régulier, où chaque parcelle de nos chairs unies vibrent d’un même accord.

J’aime ce déclenchement ultime par lequel nous sortons définitivement de la nuit pour explorer, une fois de plus, ce monde du plaisir, de la jouissance et de l’amour. J’aime sentir ton corps frémir alors que je ne suis plus qu’un cri d’extase.

J’aime cette tendresse qui nous fait revenir sur terre, dans la chaleur moelleuse de nos corps épanouis. J’aime caresser encore ta peau si douce, rassasiée de repos et de plaisir.

Je t’aime.

samedi 9 mai 2009

Un frôlement

Ce ne fut qu’une caresse fugitive. Juste un frôlement de ses ongles sur mon dos fatigué. Il créa un frémissement intégral. Je n’étais plus un homme. Je n’étais plus qu’un doux tremblement où chaque parcelle de ma chair vibrait sous les ondes magiques de cette câlinerie timide et partielle. Il n’y a pas de plus grande extase.

« L’imagination n’est fertile que lorsqu’elle est futile. » [Vladimir Nabukov]

vendredi 17 avril 2009

L'eau à la bouche

Nous nous étions couchés tard et fatigués. Un baiser du bout des lèvres avait suffi pour nous endormir chacun et vaquer à nos rêves respectifs. Elle était dans ma vie. Je savais qu’elle n’y resterait pas. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.

J’étais encore dans mes rêves, à demi éveillé, attentif à cette belle sensation matinale quand on se gonfle sans raison si ce n’est celle de se sentir vivre. Ma main se baladait un peu, timidement, caressant parfois au passage cette masse chaude et à demi tendue.

Soudain, je sentis sur mon torse un bout de lèvres. Juste un effleurement. Pas de baiser. Pas de langue onctueuse. Juste une caresse douce de deux lèvres qui semblaient n’avoir d’autre existence que par elles-mêmes. Ces lèvres n’avaient pas de corps, pas de bras ni de mains. Elles étaient seules et pleines d’une douceur infinie. Elles allaient et venaient sur mon torse endormi qui prolongeait mes rêves. Imperceptiblement, ces lèvres descendaient vers mon ventre, là où la chair est plus lisse, peut-être plus suave.

Le dressement au milieu de mon corps n’était plus un phénomène libre et incontrôlé. Cette fois, le désir s’en mêlait. Et la tension n’en était que plus belle.

Les lèvres l’ont sans doute senti. En tout cas, elles se sont laissé attirer inexorablement vers cette hampe qui n’attendait que ça. Lorsqu’elles ont effleuré du bout des lèvres le bout de mon levier, je me sentis frémir au plus profond de moi. C’est une sensation qui ne s’explique pas. C’est comme un caillou que l’on jette dans l’eau du plaisir et qui distille ses ondes tout au long de l’étang. Ces lèvres m’enrobaient.

Elles ont dégagé doucement cette petite peau qui protège la tête muqueuse. Elle l’ont englobée, joignant leurs fluides. Les lèvres se sont faites plus chaudes encore, plus pressantes, plus vivantes. Elles étaient encore sans corps. Mais elles étaient désormais animées d’une vie nouvelle, parlant mille langues toutes aussi sensuelles les unes que les autres. Elles s’attardaient là où le frein est de rigueur. Elles s’animaient là où la glisse est de vigueur. Elles s’enlovaient là où l’étreinte est de ligueur. Ces lèvres étaient d’une merveille insoutenable.

Je n’ai plus soutenu très longtemps. Ces lèvres ont recueilli ma sève. Avec la même simplicité qui les avaient amenées jusqu’à mon torse. Je ne savais plus si je dormais encore, si j’avais rêvé. Je ne sais même pas si tout cela est arrivé. Mais quand ces lèvres ont rejoint les miennes dans un baiser langoureux, ayant soudain retrouvé un corps et des bras, et qu’elles m’ont murmuré « Tu veux bien aller préparer du café ? », je me suis levé sans peine, l’eau à la bouche.

mercredi 8 avril 2009

Encastrés

Je caresse la porte de ton paradis. Tes mains m’ont aussi caressé. Elles m’ont fait gonfler. Elles m’ont dressé. Elles ont fait naître cette source fluide qui permet au chaume de me découvrir et de briller à la lueur de l’âme. Alors que tu me tenais fermement, j’ai senti tes lèvres m’engouffrer, j’ai senti ta langue me parcourir de haut en bas, me titiller là où la source jaillit. La chaleur de ta bouche m’a accueilli comme si j’étais la meilleure des crèmes glacées. Et c’était bon.

Maintenant, je caresse la porte de ton paradis. J’aime cette rencontre de nos deux fluides, avant de pénétrer la grotte. J’aime sentir cette douceur extrême qui se laisse façonner comme la plus tendre des soies.

Je caresse la porte de ton paradis, mais je sens ta main qui me saisit une nouvelle fois et qui me guide doucement. Tu m’invites et je te pénètre. Je me fraie un chemin. Je caresse ta paroi qui m’enserre et m’accompagne. Je me retrouve en toi. Tout est possible ici. Je vois mille scintillements. Je sens ces parfums de miel qui emplissent ton ventre. J’entends à chaque mouvement ce doux crissement de nos deux chairs qui se rencontrent. Je goûte tes effluves qui me créent des découvertes ultimes. Surtout, je frémis à chaque mouvement, je frissonne à chaque frôlement, je vibre à chaque va-et-vient.

Et quand j’atteins le paroxysme, j’éclate, je gicle, j’emplis ce paradis qui m’a accueilli. C’est l’instant sublime, l’incroyable liberté. Je reviendrai te visiter.

vendredi 13 mars 2009

Vue sur corps

Chaque fois que je vois son corps, je frémis. Les courbes sont parfaites. Elles invitent à les parcourir du bout des doigts ou de la langue. Elles sont autant de voyages dans lesquels on pourrait se perdre à tout jamais pour enfin se trouver.

Le sait-elle ? Elle se promène au hasard des moments, découverte de tout artifice. Elle ne montre rien, mais se laisse deviner. La lumière de l'aube ou du crépuscule attise ses atouts. J’en tremble.

La simple vue de son corps envahit le mien de souffles impérieux et chauds.

dimanche 8 mars 2009

Caresse


Elle a glissé sa main tout au long de mon corps. Partout où le désir et le plaisir s’abreuvent. C’était enivrant.