samedi 1 septembre 2012
Découverte délicate
dimanche 19 août 2012
Mélanges
Elle aimait les rites. Elle faisait l’amour tous les jours. Le matin, c’est elle qui venait éveiller mes sens jusqu’au moment où je me déversais en elle. Le soir, elle préférait que je la titille. Elle se laissait alors renverser dans tous les sens et c’était absolument merveilleux. Cela finissait de diverses manières, mais elle aimait me prendre une dernière fois en bouche pour une dernière caresse, avant de s’endormir comme une masse dans mes bras. Avant de reprendre sa délicate caresse le lendemain matin.
Pendant la journée, elle vaquait à ses occupations, dont j’avoue ne pas trop m’occuper. Nos rencontres nocturnes et matinales nous comblaient d’aise.
C’est avec un certain étonnement qu’elle m’apprit jeudi dernier que nous recevrions des « amis » samedi soir. Pourquoi pas après tout ? Lorsque la sonnette tinta, elle courut ouvrir la porte. Je la vis revenir rayonnante, accompagnée d’un couple de blacks. Absolument superbes tous les deux, je me devais bien de l’avouer.
Nous fîmes rapidement connaissance et je me trouvai de nombreux atomes crochus avec Sara, brillante intellectuelle. Son compagnon Killian me semblait plus frustre, mais très sympathique et d’une bonne humeur délirante. Ma belle rousse Sandrine semblait aux anges.
Après le dessert, nous rejoignîmes les deux canapés. Sandrine s’assit naturellement à côté de Killian et – sans y réfléchir – je me retrouvai à côté de Sara. Discutant de tout et de rien, je finis par émettre l’hypothèse que Killian et Sandrine étaient déjà sortis ensemble, ce qui ne m’étonnait pas trop. J’eus à un certain moment une discussion animée avec Sara. Tout en parlant, je me dis qu’elle était vraiment belle.
Lorsque je me retournai vers Sandrine pour lui demander son avis, elle était en train d’embrasser Killian dont les fortes mains s’aventuraient vers une région que j’avais encore dévorée le matin même ! Un peu interloqué, je me retournai vers Sara qui m’adressa le plus joli des sourires et se rapprocha de moi. Alors que je me demandais encore quelle attitude adopter, je sentis sa main se caler résolument sur mon entrejambe et commencer à me caresser. J’eus à peine le temps de m’étonner que Sara accolait sa bouche à la mienne et laissait sa langue me pénétrer pour un joyeux festin auquel je ne pus que participer goulûment.
Tout se passa très vite alors. Je veux parler en termes d’habits : très rapidement, ceux-ci se retrouvèrent jetés par terre et nous nous retrouvâmes tous les quatre entièrement nus, nos corps étant lancés dans un ballet subtil. J’étais ainsi en train de découvrir tous les secrets de la bouche de Sara lorsqu’il me sembla qu’une autre bouche – dont je connaissais la finesse – enveloppait mon pilier fièrement dressé. J’ouvris les yeux pour m’apercevoir que Sandrine non contente de me fournir ses plaisirs insoupçonnables se laissait ramoner (comme on dit) son postérieur par un Killian qui visiblement en avait un bien plus puissant que le mien ! Je n’eus en réalité pas vraiment le temps de me demander quel orifice il utilisait pour faire gémir ainsi ma Sandrine adorée. En effet, dans un mouvement d’une souplesse inattendue, Sara était parvenue à dérober la bouche de Sandrine dans un baiser fougueux tout en m’empalant pour m’enrober dans un fourreau étroit mais parfaitement lubrifié. Tellement étroit que je me demandai encore dans quel orifice je venais de m’insérer.
Ces questions d’orifices furent vite dépassées. Sauf erreur de ma part – j’avoue ne pas avoir compté – mon étendard dut bien en visiter six durant ces moments intenses. Tous féminins, cela va sans dire… quoiqu’il me sembla que Killian était prêt à d’autres découvertes, mais je ne l’étais pas.
Comme il se doit dans ces cas-là, nous finîmes par exploser. Sara et Sandrine le firent plusieurs fois. Sauf erreur de ma part, Killian eut deux occasions pleines de s’épanouir, une fois dans l’antre arrière de Sara, une autre fois dans la bouche de Sandrine qui visiblement en prit pleinement son plaisir, ce qui m’étonne encore. Personnellement, je n’eus droit qu’à une extase, alors que j’étais enfiché dans le ventre de Sara et qu’elle me caressait ma rosace arrière, à moins que ce ne fut la langue de Sandrine. J’étais trop loin que pour savoir encore ce qui se passait.
Petit à petit, nous reprîmes chacun notre esprit. C’était un moment divin, où la douceur des caresses concurrençait la fraîcheur des regards.
Lorsque nos « amis » s’en allèrent, Sandrine se colla contre moi, visiblement amoureuse. Nous mîmes de l’ordre dans son appartement et, après une bonne douche, nous nous retrouvâmes dans son lit, comme chaque soir. Je regardais les étoiles virtuelles du plafond lorsque je sentis son corps nu se blottir contre moi. Elle me susurra : « Tu me fais l’amour ? ». Qu’aurais-je pu faire d’autre ?
lundi 23 avril 2012
Matinale
C’est lors du mariage d’amis communs que nous nous étions retrouvés. La mariée était une de mes anciennes maîtresses et je crus comprendre que le marié devait avoir connu le même type de relation avec celle qui était - ô miracle - ma voisine de table. J’eus donc tout le temps qu’il fallait pour mieux l’approcher et nous apprivoiser. Lorsque la soirée se termina, je lui proposai de la raccompagner. Elle accepta et en fit de même lorsque je lui demandai si je pouvais visiter son appartement.
Une fois entré dans celui-ci, je la vis rejoindre la salle de bains et en ressortir assez rapidement, juste habillée de dessous affriolants. Elle rejoignit la chambre, sans me dire un mot. Je passai à mon tour dans la salle de bains et entrai dans la chambre, nu comme un ver. Elle était déjà couchée et semblait dormir. Je me glissai à ses côtés, voulus la prendre dans mes bras pour la caresser… mais elle n’était plus qu’une masse inerte et semblait bien décidée à le rester ! Je n’avais plus qu’à dormir. Plus d’une fois, durant la nuit, j’essayai de raviver ce corps, mais sans succès. C’était comme si je n’existais pas.
Il était encore tôt lorsque je la sentis se lever, sans un geste pour moi. Mon ouïe me permit ensuite de deviner qu’elle prenait une douche dans la salle de bains. Je m’étais résigné. De toute évidence, ce n’était pas pour cette fois. Encore fatigué, je continuai à somnoler en rêvant à d’autres nuits, plus chaudes.
Perdu dans mes rêves et engoncé dans un demi-sommeil, il me sembla sentir des mouvements sur le matelas. Je n’y prêtai guère d’attention alors que je me remémorais les quelques nuits brûlantes que j’avais passées avec la mariée. Je ne compris pas tout de suite ce qu’il m’arrivait. Dans mes rêves, je revivais les baisers passionnés de la mariée, mais ceux-ci me semblaient plus appuyés et plus parfumés qu’ils ne l’avaient été en réalité.
Je mis un certain temps pour me rendre compte de la réalité. Je continuais à « embrasser » dans mes rêves, mais je sentais bien que ma langue avait fort à faire. D’un autre côté, la bouche que j’embrassais semblait se déplacer plus que de coutume, s’appuyant parfois fortement sur mes lèvres. Mais était-ce une bouche ? Étaient-ce des lèvres ? C’étaient les miennes, mais je dus me rendre à l’évidence : j’étais en train d’embrasser goulûment l’intimité la plus intime de la belle qui ne m’avait jusque là manifester aucune marque d’affection. Elle s’était agenouillée au-dessus de ma tête et lovait sa grotte délicate avec insistance sur ma bouche pour se laisser ravir par ma langue. Celle-ci ne demandait que ça ! Lorsque je compris enfin ce qui se passait, j’entrai pleinement dans cette sublime réalité et je m’abreuvai à cette source qui s’offrait à moi. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’elle s’appuyât lourdement sur ma bouche secouée par des spasmes magiques. Ce furent les premiers, mais pas les derniers.
À peine remise de ses émotions (je ne suis pas sûr que je l’étais des miennes), elle se retourna – continuant à présenter à ma bouche ses lèvres intimes – et enroba de la sienne mon soleil de nuit, peu habitué à briller en matinée. La sensation était délicieuse. Pourtant, j’eus l’impression qu’elle était plus concentrée sur son propre plaisir que sur le désir de faire naître le mien. Avec le recul, je crois qu’elle ne faisait que temporiser en ce qui me concerne, tout en s’activant avec insistance pour jouir pleinement de l’abonnement au plaisir qu’elle avait décidé de s’octroyer.
Elle me fit ainsi découvrir une nouvelle fois cet art mystérieux et typiquement féminin de pouvoir conduire et maîtriser le rythme amoureux jusqu’au moment où la femme rejoint le nirvana sans jamais laisser l’homme exploser de plaisir. Elle m’emmena ainsi vers des sommets progressifs où je croyais chaque fois atteindre le septième ciel. Elle y arrivait chaque fois avant moi, en profitait pleinement, puis se mouvait délicatement et recouvrait de ses lèvres mon volcan pour en retarder l’éruption tout en maintenant la lave active.
Je ne sais plus trop dans quelle position nous étions lorsque je sentis que cette fois je ne pourrais résister. Elle le sentit aussi, se retira de mon membre, et l’engouffra littéralement dans sa bouche afin de ne perdre aucune goutte de mon plaisir. Ce fut un jaillissement suprême. J’étais entièrement cette sève qui giclait dans cette bouche accueillante et chaude. Mon cri de jouissance n’eut d’égal que sa ferveur à se délecter de mon sang.
Lorsque nous reprîmes nos esprits, je la regardai. Elle était belle et lumineuse. Ses yeux pétillaient. Elle rapprocha ses lèvres des miennes. C’était la première fois que je les découvrais. Nous nous donnâmes un long et langoureux baiser. C’était le premier, mais pas le dernier. Elle me susurra alors à l’oreille « J’adore les petits déjeuners. Veux-tu en partager avec moi ? ».
samedi 17 décembre 2011
En sainte
Je devais retrouver un copain, un bon vivant avec qui j’avais vécu pas mal de délires. D’habitude, nous nous retrouvions dans un bar sympa, mais là, il m’avait donné rendez-vous chez lui parce qu’il ne savait pas trop à quelle heure il arriverait. Il m’avait dit que s’il n’était pas là, je trouverais la clef en dessous de l’arbre situé à 10 mètres à gauche de l’entrée… Bref, ce n’était pas très clair, mais j’arrivai quand même jusqu’à la porte d’entrée. Il y avait de la lumière, et c’est en toute confiance que je sonnai. Comme dit le conte, « Tire la chevillette et la bobinette cherra » !La porte s’ouvrit, mais ce n’était pas mon copain. C’était une femme charmante, dont le polo bleu laissait découvrir une bretelle de soutien-gorge aussi blanche que le short qui recouvrait ce territoire dont tous les hommes rêvent. Elle était brune et m’accueillit d’un sourire limpide. Je ne pus m’empêcher de regarder son ventre épanoui, à moitié découvert, me disant que celui qui avait dû l’engrosser avait certainement eu beaucoup de chance !
Elle me dit être la sœur de mon copain - ce qui m’étonna, je savais bien qu’il avait un frère marié, mais il ne m’avait jamais parlé d’une sœur. Qu’à cela ne tienne, elle m’invita à entrer pour l’attendre. Elle était au courant et m’assura que mon pote ne devait plus tarder.
Nous commençâmes à discuter de tout et de rien. Plutôt de tout. Elle avait le propos plutôt pertinent, émettant des avis circonstanciés et intéressants sur beaucoup de sujets qui me passionnaient. Nous étions en train de discuter comme si nous nous connaissions depuis belle lurette, alors qu’en réalité je ne la connaissais que depuis quelques dizaines de minutes. Après avoir sorti une bonne vanne sur la politique présidentielle, je me surpris à laisser déambuler ma main sur la blancheur de sa cuisse qu’elle tenait à côté de moi.
Sa réaction fut instantanée et surprenante ! Elle se rapprocha et m’embrassa langoureusement. J’eus à peine le temps de réaliser ce qui était en train de se passer que je sentis sa main s’attarder sur ma braguette et commencer à triturer ce que celle-ci cachait. J’étais toujours occupé à m’étonner de ce baiser profond et – en essayant de réfléchir à ce qui m’arrivait – je n’étais pas sûr que c’était bien mon membre qui était occupé à gonfler sous sa caresse subtile !
Alors que ma main osait timidement écarter le tissu de son chemisier, espérant tout au plus découvrir un bout de tissu soutenant des paradis montagneux, il me sembla que sa main était en train de défaire quelques boutons et de se faufiler vers ce qui ressemblait de plus en plus à l’obélisque de la Place de la Concorde ! De toute évidence, sa main avait réussi à me saisir fermement et ce n’est qu’avec un étonnement très surfait que je me sentis engloutir par cette bouche avec laquelle je dialoguais quelques instants auparavant.
À partir de là, tout s’ensuivit naturellement. L’onctuosité de sa bouche nous conduisit à retirer tout ce qui nous restait comme tissus autour de nos corps. Nous nous retrouvâmes entièrement nus, mes mains ne se lassant pas de caresser son ventre qui était décidément bien rond. Elle en semblait ravie et émettait quelques soupirs d’aise.
Nous étions désormais debout et – pendant qu’elle me malléait, n’arrêtant pas de me faire grossir – mes doigts s’infiltraient de plus en plus vers cette zone d’amour dont seules les femmes épanouies connaissent le pouvoir d’ivresse. Nous finîmes assez naturellement par cet acte de pénétration que tant d’hommes et de femmes avaient connu avant nous. De toute évidence, elle y prenait beaucoup de plaisir… et moi aussi du reste !
Nous nous découvrîmes ainsi joyeusement, en passant par diverses positions qui étaient chaque fois pour moi autant de surprises. Notre dialogue sémantique avait quant à lui perdu une grande partie de sa profondeur. À l’entendre, elle ne semblait plus connaître qu’un seul mot : « Encore ! ». Moi-même, je n’étais plus très créatif et – si ma mémoire est bonne – seuls des « C’est bon » sortaient de ma bouche assoiffée.
J’étais en train de la découvrir par l’arrière lorsqu’elle émit un gémissement sirupeux et intensif. Une ondulation profonde iridia son corps. Elle se retira pour engouffrer à nouveau mon membre qui n’en pouvait plus. Au moment où ma semence jaillit dans un faisceau de décharges qui électrisaient mon corps, j’entendis la porte s’ouvrir et – ouvrant les yeux – je vis mon copain entrer dans la pièce, visiblement stupéfait de ce qu’il voyait. Le visage empli de crème blanchâtre, ma partenaire n’en perdit pas son sourire ni son aplomb. Après m’avoir sucé avec délectation une dernière fois, pour ne rien perdre, elle regarda dans les yeux mon copain éberlué et lui déclara que son frère était peut-être bon producteur, mais que, comme toute la famille, il ignorait les méandres du plaisir !
J’étais encore en train de me demander ce qu’elle avait bien voulu dire par là qu’elle avait déjà disparu. J’essayai de questionner mon ami, mais il ne voulut rien me dire. Cinq mois plus tard, simplement, il m’annonça que sa belle-sœur avait mis au monde un charmant petit bambin. Quand je lui demandai quel était le nom qui avait été donné à cet enfant, il me regarda d’un air désabusé et c’est à peine si je l’entendis susurrer : « Mais le tien, évidemment ! ».
samedi 22 janvier 2011
Savonnage
Depuis le temps que j’en rêvais. J’aime les bains, tu aimes les douches. Bref, on ne s’y retrouve jamais. Jusqu’à ce jour où, alors que je baignais d’aise dans la chaleur douce et humide de mon bain, je te vis entrer dans la salle de bains, enlever tous tes vêtements, enjamber la baignoire en me demandant malicieusement « Tu veux bien de moi ? ».J’étais stupéfait. Tu débordais de naturel en te glissant devant moi, ce qui fit déborder quelque peu la baignoire. Tu t’allongeas sur mon corps. Mes mains ne purent que se refermer sur tes seins qui pointaient délibérément. Tu me glissas à l’oreille « Ouh, c’est chaud ! ».
J’allais te dire que l’eau n’était pas si chaude que ça quand je sentis tes doigts s’immiscer entre nos deux corps et rejoindre une zone qui ne tarda pas à se tendre un peu plus… Effectivement, c’était chaud ! Je ne sais pas trop si la position était confortable pour toi, mais elle l’était pour moi et je fus d’emblée transporté vers un univers sensuel.
Je m’apprêtais à te caresser un peu plus lorsque tu te levas pour te retourner de telle sorte que ta bouche enroba cette partie de moi qui ne demandait que ça. Ce fut un instant sublime. Ta langue était bien plus chaude que l’eau qui berçait tes caresses. La baignoire n’était pas bien grande et tes fesses pointaient attisant mes envies.
Ce fut mon tour de me lever. Je ne sais par quelle prouesse je me retrouvai derrière toi, toujours occupée à onduler et à darder. Je te pénétrai d’un mouvement rapide, sous le crépitement de l’eau qui décidément n’arrêtait pas de nous accompagner. Nous nous activions tous les deux dans ces joyeux jeux aquatiques. Il n’était pas facile de garder notre équilibre, mais – heureusement – nous étions collés l’un à l’autre ce qui facilitait la chose.
Je sentis ton corps se tendre, tes reins se collant encore plus à mon ventre. Tu gémis alors que j’en faisais tout autant, pris dans une frénésie éjaculatoire. Qu’est-ce que c’était bon !
Par un doux mouvement ondulatoire, nous nous retrouvâmes dans notre position de départ, moi couché dans la baignoire, toi étendue entre mes jambes. Je frémis lorsque tu me glissas « Tu veux bien savonner mon dos ? ».
dimanche 17 janvier 2010
Jeu de main
Ce soir-là, tu ne pouvais pas me recevoir. Nature oblige. Mais nous nous retrouvions et nous avions tous les deux envie de partager notre amour.Nous nous sommes câlinés longtemps. Chaque caresse était douce, profonde, amoureuse. Nous étions bien, serrés l’un contre l’autre. Parfois même, nous restions simplement allongés, heureux de sentir le corps de l’autre partager sa chaleur et sa tendresse.
J’avais envie de toi, mais je savais que je ne te visiterais pas. Pour certaines sans doute, cette période n’empêche rien. Mais pour toi, depuis toujours, c’est disette et c’est très bien ainsi.
Je savais cela, mais mes doigts ne pouvaient s’empêcher de frôler quelque peu cette fente qui ouvre à tant de mystère. Je sentais bien que tu n’y étais pas indifférente. Toi aussi, tu brûlais d’amour.
D’habitude, dans ces cas-là, nous nous contentons de la tendresse. Ce n’est pas rien ! C’est même un bonheur immense. Mais ce soir-là, j’ai senti ta main descendre vers le bas de mon ventre et me saisir avec une passion infinie. Ce ne fut au début que frôlement, effleurement, cajolerie. Petit à petit, la pression fut plus forte. C’était désormais une caresse vigoureuse et lancinante. J’étais en extase. Lorsque celle-ci devint éclatante, je hurlai mon plaisir. Inconsciemment, je m’attendais à ce que tu me lâches. Mais ton ardeur n’en fut que décuplée. Je crois que j’ai ressenti deux ou trois orgasmes totaux. Je sais bien que c’est impossible pour un homme. Pourtant, ce fut le cas. J’étais bien incapable de te rendre la pareille, mais ton corps frémissait d’enchantement.
Décidément, l’amour réserve bien des surprises…
dimanche 27 décembre 2009
Petite faim
La soirée avait été longue et arrosée. Nous étions bien, entre amis. Je n’avais pas trop envie de partir. Elle m’a dit : « Si tu veux, tu peux dormir avec moi, mais simplement dormir… Pas question d’autre chose ! ».C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans le même lit. Elle n’avait gardé sur elle qu’une petite culotte toute fine. Je n’avais rien gardé. Nous avons parlé encore. Nous refaisions le monde. Puis elle s’est tournée vers le mur, ne me laissant que la vue de son dos. Je me suis glissé derrière elle et ma main n’a pas pu s’empêcher de l’enlacer, aboutissant sur un sein délicieux, petit mais ferme. Elle n’a pas bronché. Peut-être même dormait-elle déjà. J’en fis autant.
J’étais perdu dans mes rêves quand il me sembla qu’une main délicate s’activait au centre de mon corps. Je sortis doucement de ma torpeur pour me rendre à l’évidence. Cette main me caressait subtilement pour dégager petit à petit, malgré un gonflement naturel, le gland du prépuce qui le recouvrait. Elle y parvint et c’est alors que je sentis une sensation exquise qui me sortit définitivement de mon sommeil.
Sa langue avait remplacé sa main et glissait suavement le long de mon membre. Elle avançait par petits mouvements circulaires et rejoignit bientôt ce frein si délicat. Elle s’y attarda quelque peu, ce qui eut pour effet de gonfler encore ce qui pouvait l’être. La langue redescendit jusqu’à mes bourses qu’elle câlina avec une ferveur extrême.
J’osai poser ma main sur les fesses qui étaient à hauteur de mes yeux, mais immédiatement sa main saisit la mienne pour l’éloigner de cette tentation surprenante.
Pendant ce temps, sa bouche avait commencé à m’enrober, imprimant un fougueux mouvement de succion. Sa langue n'était pas en reste et titillait ce qu’elle trouvait de telle sorte à m’emmener encore plus loin dans l’extase. Je sentis même ses dents me grignoter quelque peu. En d’autres temps, le contact des dents me fait un peu souffrir. Là, ce n’était que ravissement. Sa bouche n’était pas grande, mais elle parvint presque à me recouvrir entièrement. Mon hampe était pourtant bien tendue. Elle se retirait alors en imprimant de ses lèvres une pression qui m’aspirait littéralement.
Je ne sais pas combien de temps cela dura. Je ne me souvenais pas avoir vécu une telle extase et j’aurais voulu qu’elle ne s’arrête pas. Soudain, je sentis une aspiration encore plus grande à laquelle je ne pus résister. Je giclai dans le creux de sa gorge, ne sachant plus trop où j’étais. Elle serra ses lèvres et s’immobilisa instantanément. J’étais en train de retomber sur terre quand je perçus vaguement sa langue me lécher comme celle d’une chatte qui nettoie ses petits.
Avec souplesse, elle reprit sa position initiale. C’est elle qui cette fois saisit ma main pour la déposer sur son sein au travers duquel je sentis battre son cœur à un rythme soutenu. Nous nous rendormîmes.
Lorsque je me réveillai, elle me regardait d’un œil amusé. Je lui souris en lui demandant si elle avait bien dormi. Elle me répondit : « Oui, très bien… J’ai juste eu une petite faim, mais j’ai pu trouver de quoi l’étancher ! ». Son sourire se fit encore plus taquin. Elle déposa un léger baiser sur mes lèvres. Tandis qu’elle se levait, je sentis ses doigts effleurer son garde-manger…
dimanche 4 octobre 2009
Hébétude
La vie réserve toujours des surprises, et c’est très bien ainsi. J’étais à une de ces soirées dont on sait quand elles commencent, mais pas quand elles finissent, ni comment… Je connaissais la plupart des gens qui étaient là, sauf quelques femmes venues avec je ne sais trop qui. Elles étaient jolies, certaines plus que d’autres. Je discutai longtemps avec l’une d’entre elles, sans trop de conviction. Lorsque certains se mirent à danser, je l’invitai, avec encore moins de conviction. Je crois qu’elle le sentît.Je m’apprêtais à m’en aller, seul, lorsqu’une des femmes inconnues s’approcha de moi. Elle était très belle. Je l’avais vue passer de groupe en groupe, ne s’attachant nulle part. Elle m’invita à danser… et s’attacha directement à moi. Ses bras m’enlaçaient voluptueusement et son pubis se colla à ma cuisse. À chaque mouvement, je la sentais se coller un peu plus et s’ébrouer doucement. Je ne savais trop ce qui me valait ce traitement d’autant plus que nous ne parlions pas vraiment, mais il eut été sot de m’en inquiéter.
Nous nous en allâmes donc, à deux. J’eus droit à un baiser fougueux dès que nous fûmes dans ma voiture. J’eus aussi la douce impression que sa main se baladait au bas du volant, titillant quelque peu une partie de mon corps qui ne demandait que ça. Je me souviens m’être demandé dans un instant de délire si mon outil préféré serait assez ferme pour tenir le volant !
Je finis par démarrer, sans trop savoir quelles mains tenaient quoi. Je l’avoue, je commençais à être vraiment hébété. Lorsque nous arrivâmes à mon appartement, je le fus encore plus. Je vis des vêtements voler à gauche et à droite. J’en reconnus certains, mais pas tous. Nous avions atterri sur le divan et c’est là que j’eus un choc qui me plongea dans l’hébétude la plus totale : ses seins étaient magnifiques. Jamais, je n’avais vu de telles merveilles. Ils étaient fièrement dressés. Ma main ne parvenait pas à elle seule à les recouvrir entièrement. Leurs tétons s’ébrouaient délicieusement à chaque caresse, à chaque baiser.
Baiser, nous l’avons fait. Ce fut voluptueux, luxurieux, sybarite. Je fus traversé par plusieurs frissons éjaculatoires et elle ne fut pas en reste. Pendant tout ce temps, je ne pensais plus qu’à ces seins qu’il m’était donné de caresser, de triturer, d’embrasser, de titiller. J’avais bien conscience que j’étais en train de vivre des moments exceptionnels, que jamais plus je ne profiterais d’une telle poitrine.
À vrai dire, j’en ai profité quelques fois encore. Bien plus que je ne l’aurais imaginé. Je n’ai jamais bien su pourquoi. Nos échanges verbaux étaient toujours relativement limités. Mais quand l’échange des corps est d’une telle densité, on en oublie un peu le partage spirituel. C’était d’autant plus le cas que nous ne nous devions rien. Elle ne me demandait rien, moi non plus. Nous nous contentions de nous donner l’un à l’autre, périodiquement, chaque fois dans une débauche des sens qui trouvait son paroxysme dès que je sentais et voyais ces seins improbables.
Tout a une fin. Nous finîmes par ne plus nous voir. Nous n’avons pas plus parlé alors que nous n’avions même pas commencé cette partie d’une relation. Je ne sais pas grand-chose d’elle. Sauf qu’elle avait des seins qui à eux seuls peuvent entraîner un homme, tel que je suis, vers des paradis insoupçonnés. Des paradis où le soupçon n’existe plus…
samedi 12 septembre 2009
Somnolence érotique
La journée avait été longue. Froide. J’étais rentré éreinté à l’hôtel où une fois de plus je me retrouvais seul. Il y avait un petit spa dans l’hôtel : piscine et hammam. C’était ce qui pouvait m’arriver de mieux. J’y suis allé. Une petite demi-heure d’hammam, transpiration et réchauffement garantis. Il n’y avait personne.Je me suis plongé ensuite dans la piscine, j’ai fait quelques longueurs. Mon corps retrouvait une sérénité perdue. Je suis sorti de la piscine et je me suis étendu sur un transat recouvert d’un matelas moelleux. Juste ce qu’il me fallait. J’étais seul et détendu, mais toujours fatigué. Après m’être caché les yeux sous une serviette de bain, j’ai commencé à somnoler dans un état proche de la béatitude.
J’ai senti deux mains qui ont saisi, avec une douceur infinie, ma jambe gauche. Elles se déplaçaient dans un mouvement harmonieux, sans que je puisse savoir si c’était la main gauche ou la main droite qui était en haut ou en bas. Je ne savais d’ailleurs rien. Je sentais, c’est tout. Je ne savais même pas si je rêvais ou si…
Les mains continuaient à parcourir mes jambes avec une chaleur et une douceur subliminales. Il y avait là tant d’embrasement que je sentis naître une raideur agréable au centre de mon corps.
Les mains exploraient désormais mon torse et y faisaient naître des sensations d’une volupté parfaite. Que m’arrivait-il ? Je préférais ne pas le savoir. Simplement le sentir.
C’est à peine si j’ai senti des doigts soulever mon maillot de bain et le glisser le long de mes jambes. Par contre, j’ai senti parfaitement d’autres doigts enrouler ma hampe qui avait déjà adopté un volume consistant. C’était une main, mais très rapidement je sentis bien qu’il y en avait deux. Ou au moins deux. Je ne sais pas. En tout cas, elles imprimaient un mouvement permanent, enserrant cette tige qui n’en demandait pas tant. Ou plutôt qui ne demandait que ça. Comment ces mains pouvaient-elles créer une telle tension, une telle extase, une telle félicité ? Je somnolais toujours, je crois, mais je n’étais surtout plus que ce membre qui gonflait d’aise et de délectation.
À ce rythme, ce qui devait arriver arriva. Je fus saisi d’une décharge tout au long de mon corps. Je crois que mon cri envahit tout le spa, alors que les doigts d’une main se tenaient encore plus fermes autour de mon plaisir pendant que ceux de l’autre câlinaient mon torse et mes jambes comme pour leur dire au revoir.
Petit à petit, je ne sentis plus rien, si ce n’est un bien-être total. Je n’osais pas sortir de ma somnolence et profitais pleinement de l’obscurité créée par la serviette déposée sur mes yeux.
J’entendis une porte s’ouvrir, des pas se rapprocher, des voix rire aux éclats. Je sortis de ma torpeur. J’eus juste le temps de me redresser, de relever mon maillot accroché à mes genoux, de voir le fluide visqueux perché dans ma toison, de me relever comme si de rien n’était et de me plonger dans la piscine.
J’avais sans doute somnolé. Mais une seule certitude, je n’avais pas rêvé.
jeudi 6 août 2009
Tête-bêche
Tout avait commencé normalement… Nous étions debout, vous vous êtes blottie dans mes bras, nous nous sommes embrassés. Le lit était à côté de nous. Il était spécialement grand. Nous nous sommes sentis basculer et nous nous sommes retrouvés étendus sur le lit alors que nos mains nous dévêtaient mutuellement. Je ne sais trop comment cela se passa, mais j’eus soudain l’impression de donner un baiser à l’envers. Votre bouche collait à la mienne, mais je sentais votre nez – que vous aviez très fin – caresser doucement mon menton, votre langue rencontrant la mienne face à face.
La rencontre était plaisante, mais nos langues se quittèrent cependant. Je n’eus pas le temps de le regretter. Vos cheveux caressaient désormais mon torse alors que ma bouche découvrait la pointe de vos seins qui tournoyaient au-dessus de moi. Vous alterniez vous-même celui que je pouvais sucer et je m’émerveillais de sentir vos tétons durcir progressivement à chaque passage. Ils étaient de plus en plus dressés, tout comme mon membre central, il faut bien l’avouer.
Votre mouvement longitudinal se prolongea naturellement. Je sentis – sensation dont je ne pourrai jamais me lasser – votre bouche engouffrer mon trésor et l’enserrer chaudement. Ma bouche rencontra, comme par miracle, votre source libidineuse. C’est avec délectation que ma langue se fraya un chemin dans ce bain de douceur, s’enroulant autour de votre clitoris qui frémissait d’aise. Nous restâmes ainsi durant de longues minutes, parfois partageant notre plaisir, parfois nous concentrant exclusivement sur le plaisir à donner ou à recevoir, sans savoir lequel des deux est le plus profond.
Je sentis votre bouche m’enserrer encore plus tandis que vous l’enfonciez si profondément que vos lèvres caressèrent un court instant mon pubis. Vous choisîtes ce moment pour avancer à nouveau votre corps et présenter vos lèvres inférieures à la rencontre de mon gland. Vous vous empalâtes d’un mouvement sûr et souple, mon hampe pénétrant avec ravissement votre grotte inondée.
Je ne voyais que votre dos et ne pouvais caresser que vos fesses. Elles étaient si douces et si chaudes. Elles allaient et venaient dans le même mouvement qui me faisait petit à petit monter vers l’extase complète. Vous n’étiez pas en reste : j’entendais votre souffle devenir de plus en plus court jusqu’au moment où votre corps s’est cabré alors que vous gémissiez de plaisir. L’effet fut immédiat : je sentis que je vous inondais alors que le plaisir déferlait dans chaque parcelle de mon corps.
Nous sommes restés quelques instants dans cette cambrure divine. Puis, vous continuâtes votre parcours. Votre bouche grignotant mes orteils alors que votre main câlinait doucement mon membre apaisé. Je découvris pour la première fois l’extrême douceur du pied féminin que j’embrassais de bonheur, tout en caressant encore la magnifique rondeur de vos fesses. Nous nous endormîmes, ainsi enlacés, tête-bêche.
dimanche 12 juillet 2009
Bain d’extase
J’aime les bains. Tu préfères les douches. J’aime me prélasser, me laisser imprégner de la chaleur tendre de l’eau, me sentir enrober et m’isoler ainsi un instant des tensions de la vie. Tu aimes le côté vivifiant de l’eau qui coule sur toi. Tu aimes ne pas traîner en cours de route. Peut-être même aimes-tu avant tout le fait d’être debout, prête à vivre pleinement.Un soir donc, j’étais en pleine extase dans mon bain, écoutant la musique que j’aime. J’avais les yeux fermés. Je somnolais peut-être, envahi par un bien-être profond.
Je fus d’autant plus surpris par le mouvement de l’eau qui annonçait ton entrée dans mon bain. Je n’ai jamais compris ce qui t’y avait amené, mais c’était la meilleure idée que tu avais eue ce jour-là. Je me suis retrouvé avec toi dans mes bras, ton corps nu et chaud se collant sur ma chair mouillée et détendue.
Tes lèvres ont rapidement trouvé les miennes avec un effet immédiat : tu as dû sentir ton bas-ventre brusquement chatouillé par une tige tendue instantanément. Cela n’eut pas l’air de te perturber, car ta main me saisit fermement et continua à me tendre. J’avais encore le goût de ta langue dans ma bouche quand je me rendis compte qu’elle léchait désormais mon mât de cocagne, à la recherche d’un trésor improbable. Tu semblas en trouver un, puisque ta bouche m’enroba bientôt entièrement. Ce bain était décidément un vrai moment d’extase.
L’espace n’était cependant pas très grand, et je n’ai pas encore compris comment tu parvins à t’empaler dans un mouvement diffus mais ferme. J’ai alors perdu tout sens de la réalité. Ta bouche était collée à la mienne, tes seins caressaient mon ventre et ton ventre était animé d’une vie interne si sereine que nous ne bougions presque pas, mais si succulente que mon suc fut véritablement aspiré par tes entrailles.
Nous restâmes encore quelques instants figés l’un dans l’autre. Puis, je te sentis disparaître, avec un ultime baiser.
Je t’ai retrouvée plus tard étendue, nue, sur notre lit. Lorsque je me suis couché près de toi, tu t’es lovée contre moi en me soufflant à l’oreille « Caresse-moi ». Comment aurais-je pu le refuser ?
samedi 6 juin 2009
Baignade en balade
Nous étions en balade. Il faisait chaud et la chaleur se renforçait par l’aridité des cailloux. Nous continuions à marcher cependant, sans trop nous parler. Il faisait chaud et nous ne nous connaissions pas trop. La veille, lors d’une soirée estivale entre amis, j’avais émis l’idée d’aller jusqu’où nous n’étions jamais allés. Elle m’avait dit « Chiche »… et nous étions désormais sur ce chemin aride alors qu’il faisait chaud.Au détour de celui-ci, nous avons deviné, à quelques centaines de mètres, la calme étendue d’un étang. Nos regards se sont croisés et cela a suffi pour bifurquer vers cette eau paisible qui semblait nous sourire. C’était un bel étang, apparemment tout à fait désert.
Je me suis assis pour goûter quelque repos en regardant cette douce surface aux reflets d’argent. J’ai entendu ses pieds entrer dans l’eau et s’y frayer un chemin. J’étais encore occupé à rêver lorsque mon regard s’est posé sur elle. Nue. Elle était nue. Son corps finement sculpté avançait lentement mais sans hésitation et s’enfonçait progressivement dans l’eau rafraîchissante. Elle s’y épanouissait.
Je l’ai regardée. Il m’était difficile de quitter des yeux ce corps parfait que je découvrais dans toute sa fraîcheur. Lorsqu’elle fut entièrement recouverte d’eau, je me décidai à la rejoindre et me retrouvai aussi nu qu’elle dans cette eau suave. Elle nageait déjà au loin. Je ne cherchais qu’à me rafraîchir et je revins rapidement sur la berge.
J’y somnolais quelque peu lorsque je sentis sa main humide se poser doucement sur mon torse et s’y glisser langoureusement. C’était tellement délicieux que je ne bougeai pas d’un millimètre, gardant mes yeux fermés pour mieux goûter cette caresse inattendue. Lorsque ses lèvres se posèrent sur les miennes avec une infinie douceur, je ne bougeai toujours pas, mais je sentis au sommet de mes jambes un mouvement se dresser et se gonfler. C’était encore plus délicieux. Je sentais maintenant sur mon torse ses petits seins dont les pointes étaient aussi tendues que la mienne. Sa peau mouillée et chaude était d’une légèreté exquise.
Sa main continuait à aller et à venir tout au long de mon ventre, si bien qu’elle finit par rencontrer ma fierté, la frôla, s’y attarda, la saisit pour l’entourer et la caresser d’une impulsion étonnante. Nos bouches continuaient ardemment à dialoguer en silence tandis que sa main avait maintenant dégagé mon petit bout de peau pour mieux choyer mon extrémité la plus délicate.
Je m’apprêtais à laisser à mon tour mes mains parcourir ce corps si fin lorsque je la sentis se dresser, m’enjamber et glisser de sa main ferme mon membre tendu dans son écrin que je sentis tellement humide que cela ne pouvait pas être dû uniquement à son bain dans l’étang. J’étais maintenant pleinement en elle et elle m’enserrait dans une valse lente et langoureuse. Je n’avais jamais connu cette sensation. Mon sang était comme aspiré par les parois magiques de cet antre mielleux. Son corps était presque immobile, collé sur le mien, mais à l’intérieur de sa chair, il y avait des milliers de frémissements qui me faisaient frémir à mon tour.
Je sentis tout son corps se raidir un moment. Ses lèvres avaient quitté les miennes pour laisser s’échapper un petit cri imperceptible si je n’avais pas été aussi près d’elles. Juste après ce moment d’extase tendue, je la sentis se retirer et sa main retrouver son étreinte au milieu de mon corps. Sous cette caresse subtile, je ne tardai plus à moi-même sentir mon corps se raidir un moment et laisser poindre quelques cris accompagnant la source blanche et onctueuse.
Nous restâmes ainsi, allongés l’un contre l’autre, quelques minutes encore. Sa main ne m’avait pas quitté. Après une nouvelle caresse tout au long de mon ventre, elle se leva et se replongea dans l’eau. Je l’y rejoins et nous y échangeâmes un baiser d’une fraîcheur incommensurable.
Elle profita de l’eau un peu plus longtemps que moi et lorsqu’elle en sortit, j’étais déjà rhabillé, prêt à repartir finir notre balade. Elle ne tarda pas. Nous arrivâmes là où nous n’étions jamais allés et nous en revînmes le sourire au corps et au cœur. Le soir, avec tous les autres, nous avons parlé de tout ce que nous avions vu, sauf de l’étang. Le lendemain, à mon réveil, elle était déjà repartie. Je ne l’ai plus jamais revue.
samedi 16 mai 2009
Au milieu de la nuit
Une fois de plus, ce soir-là, tu étais de sortie. Je ne sais plus où. Peu importe. Tu as besoin d’être dehors comme j’ai besoin d’être dedans. Dans tous les sens.J’avais donc été dormir seul. Non sans peine. C’est toujours difficile de m’endormir sans toi. Mais j’avais finalement sombré. Légèrement. Mon sommeil est toujours léger, surtout quand tu n’es pas là. Je ne sais pas quelle heure il était, mais je t’ai entendu entrer. Impression floue et lointaine. Mais je savais désormais que tu étais là. J’avais l’âme en paix.
Il y a des choses qu’on ne s’explique pas, mais j’ai entendu ta jupe tomber à terre. J’ai senti tes épaules se dénuder de ta chemise. Tes seins étaient nus. J’ai perçu – je ne sais comment – tes tétons se dresser sous le froid relatif de notre chambre. J’ai su que tu gardais – je ne sais pourquoi – ce petit bout de tissu qui protège tes trésors.
Tu es montée sur le lit. Tu allais t’y coucher quand j’ai senti un moment d’hésitation. Tu es restée sur tes genoux et soudain – sublime mouvement – ta main s’est posée sur mon épaule et l’a doucement caressée. J’avais les yeux fermés, mais je voyais ton sourire me regarder. Tes yeux brillaient de toucher ma peau chaude. Tes doigts ont frôlé mon cou et ma joue. C’était délicieux.
Pouvais-je encore faire semblant de dormir alors que tous nos sens nous appelaient désormais ? Je me suis tourné sur le dos, j’ai dressé ma main vers ton cou et j’ai trouvé sa chaleur, j’ai entrouvert mes lèvres et j’ai trouvé les tiennes plus chaudes encore que ton cou. Nos langues se sont trouvées sans qu’elles aient besoin de parler.
Mes yeux étaient toujours fermés, mais ma main s’attardait sur ton dos encore tendu du stress de ta journée. Mes doigts le pressaient là où je sais pouvoir te détendre. Tes mains enrobaient mon visage. Ta bouche dialoguait intensivement avec la mienne. Notre soif de l’autre ne pouvait s’éteindre. Elle nous dictait de nous étreindre. Mes doigts s’émouvaient désormais auprès de tes seins qui semblaient s’en ravir.
Ton baiser fut encore plus chaud, plus profond… mais je senti ta langue disparaître et chatouiller désormais mon menton, mon cou, mon torse, mon cou à nouveau, mon torse où elle trouva mes tétons tout aussi durs que les tiens. Tes lèvres les titillèrent un instant, mais ta langue taquinait déjà mon nombril pendant que tes mains s’attardaient sur mes hanches. Tu ne pouvais désormais plus ignorer que tes câlineries me dressaient avec cette sensation toujours renouvelée de n’être plus qu’un membre altier.
Je sentis ta main me saisir, ta paume m’enrober et glisser de bas en haut suivie de ta langue qui me léchait amoureusement. Elle arriva là où la peau se termine. S’y arrêta. S’y roucoula. S’en dégagea. Y revint imperceptiblement jusqu’au moment où – enfin – ta bouche m’enveloppa de toute sa tendresse. Désormais, j’étais à la merci de ta bouche et de ta main qui ensemble dépassaient tout ce que mes rêves avaient pu imaginer. Tes lèvres s’attardaient là où le plaisir trouve sa source. Je t’appartenais entièrement, mes yeux toujours fermés de nirvãna.
Je ne sais combien de temps tu restas ainsi à illuminer mes sens. Ta bouche me quitta cependant pour retrouver la mienne. Que d’amour échangé. Je fus pris à mon tour du désir de couvrir ton corps entier de mes baisers. Ta culotte fut vite enlevée avant que je ne recouvre ton mont de Vénus et te prodiguai à mon tour toutes ces accolades que tu aimes. Tu étais maintenant une véritable fontaine de plaisir. Ton corps se cabrait de plus en plus souvent, ton souffle se faisait court et tes cuisses m’enserraient pendant que ta main m’obligeait à te coller de plus près encore.
Je me détachai cependant. Nous avions tellement envie de me sentir en toi. Ce moment est toujours une extase lumineuse. Ce chemin à se frayer dans cette grotte qui s’ouvre de volupté. Nous étions désormais dans un autre ailleurs. Nos corps vibraient du même rythme, vivant des mêmes ralentissements et des mêmes accélérations. Ton souffle était tout aussi court que mes cris. Plus tu m’enserrais, plus je gonflais. Plus je glissais, plus tu m’enjôlais. Moi sur toi, puis toi sur moi, puis toi contre moi ou moi contre toi, je ne sais plus. Nos bouches n’arrêtaient pas de partager tout ce que nous avions à donner. Plus tu donnais, plus je donnais. Puis, soudain, cette vibration infinie, unique mais duale, pleine mais vide, explosive mais si tendre.
Tes lèvres m’honorèrent d’un dernier baiser. Puis tu te couchas sur le côté et t’endormis d’une seule traite dans le prolongement du désir. Je restai encore un moment à moitié éveillé, épuisé d’amour. Je m’endormis à mon tour, un sourire béat aux coins des lèvres.
jeudi 7 mai 2009
Soixante-neuf ordres alphabétiques
1. J’aspire tes muqueuses qui roucoulent de ravissement.2. J’enrobe de mes mains les courbes de tes fesses.
3. J’ondule autour de ton bouton de plaisir.
4. Je caresse tes cuisses et leur douceur incommensurable.
5. Je caresse tes jambes.
6. Je glisse mes doigts dans le creux de tes reins.
7. Je goûte ton fluide salé.
8. Je me fraie un chemin dans ton duvet moelleux.
9. Je mordille tes collines ruisselantes et liquoreuses.
10. Je pénètre ton paradis de ma langue onctueuse.
11. Je respire le parfum de ton antre.
12. Je risque un doigt dans ton anneau sacré.
13. Je saisis tes seins durcis par l’intensité de notre échange.
14. Je sens le plaisir monter, aspiré par ta bouche gourmande.
15. Je sens tes seins caresser mon torse.
16. Je sens ton corps se cabrer de plaisir.
17. Je tente de pénétrer ta voie secrète du bout de ma langue.
18. Le bout de ton ongle caresse soudain mon creux intime.
19. Le mouvement circulaire de ta bouche enflamme mon émoi.
20. Le sang afflue sous le coup de tes lèvres.
21. Ma langue accélère le mouvement, l’intensifie, s’enfonce plus avant.
22. Ma langue parcourt ton sillon.
23. Mes doigts fouillent le cœur de ton corps.
24. Mes lèvres embrassent tes lèvres les plus intimes.
25. Mon doigt pénètre et malaxe ton intimité profonde.
26. Mon nez se fait lui-même caresse exclusive.
27. Mon ventre se soulève au rythme du plaisir qui monte.
28. Nos corps forment la croix de la vie.
29. Nos hanches se meuvent d’une même aspiration.
30. Nos souffles s’essoufflent du même souffle.
31. Nous gémissons tous deux devant tant de caresses.
32. Pendant un moment, je ne fais plus rien et je jouis de ce que tu me donnes.
33. Pendant un moment, tu ne fais plus rien et tu jouis de ce que je te donne.
34. Soudain, ta langue remonte mon corps avant de replonger vers la tour brillante.
35. Ta croupe enferme ma tête.
36. Ta langue titille le sillon de mon gland.
37. Ta main enserre ma vertu.
38. Ta main se glisse entre nos deux corps et agace mon ventre.
39. Ta respiration se fait plus rapide et plus bruyante.
40. Ta tête va et vient vers mon corps.
41. Tes cheveux se promènent doucement et procurent une autre extase.
42. Tes dents m’excitent par petits coups prudents.
43. Tes doigts coulissent autour de ma force dressée.
44. Tes mots de liberté me parviennent dans l’éther.
45. Tes soupirs d’aise comblent mon ego fantasmatique.
46. Ton corps ondule le long de mon corps.
47. Ton mont se colle de plus en plus à mes lèvres.
48. Ton pouce fait de petits ronds sur mon gland humide.
49. Tu creuses tes reins pour mieux rapprocher ta grotte de ma bouche.
50. Tu enfonces ma fronde au fond de ton fond.
51. Tu engouffres mon membre.
52. Tu glisses la pointe de tes seins sur mon torse fragile.
53. Tu imprimes à ton bras qui me tient des mouvements de folie.
54. Tu imprimes à ton corps un mouvement alternatif qui amplifie mes baisers.
55. Tu lèches mon frein qui frémit d’aise.
56. Tu lèches un peu de liquide qui s’écoule de mon apparat.
57. Tu malaxes mes bourses espérant y trouver fortune.
58. Tu me branles et je me retiens tant que je le peux.
59. Tu me fais languir… et j’aime ça.
60. Tu me suces comme si je pouvais t’offrir une fontaine d’or.
61. Tu mouilles tes doigts pour mieux glisser autour de mon œuvre.
62. Tu t’arrêtes un moment pour contempler l’instrument de ton plaisir.
63. Tu t’effondres de tout ton corps illuminé.
64. Tu t’humidifies sous l’insistance de ma langue.
65. Tu te presses contre moi.
66. Un tremblement brusque envahit ton corps qui roucoule.
67. Vainement, j’essaie de me retenir.
68. Vient enfin ce moment où j’explose dans ta bouche chaude.
69. Vissés l’un à l’autre, nous retrouvons nos esprits ivres de plaisir.
mardi 24 mars 2009
Toujours une première fois
Il y a toujours une première fois. Inévitablement. Quand elle n’arrive pas, on ne le sait pas. On ne connaît donc que la première fois.Il y a sans doute plusieurs premières fois. Il y a tant de choses à explorer, à découvrir, à ressentir, à partager. De mon temps, tout ne se faisait pas au premier coup. Cela permettait d’en redécouvrir encore, au fur et à mesure des découvertes.
Un jour, en réalité inattendue, la femme avec qui je partageais quelques moments d’extase basés sur une profonde connivence me conduisit vers des plaisirs surprenants.
Alors que nous nous caressions, l’une à la hauteur de l’autre, échangeant nos lèvres et nos espoirs, je la sentis se dérober dans un mouvement naturel, simple, lumineux et limpide.
Soudain, sans que je m’y attende, je sentis ses lèvres m’enrober. Ce fut une sensation fulgurante. Une découverte ultime. Une révolution sensorielle.
J’avoue, je ne fus pas à la hauteur du geste. Il entraînait tant d’étincelles fantasmagoriques que je ne pus y répondre que par une flamme tout aussi vive. Instantanée.
Cette fulgurance contribua sans doute à dessiner en ma mémoire sensorielle un tableau idyllique de ce moment. Et à attendre inexorablement, à tout instant, ce baiser de chaleur, d’intimité la plus profonde, comme une délivrance d’années d’ignorance.
Toutes ces années où il n’y avait pas encore eu cette première fois.
jeudi 12 mars 2009
Sublime devoir
Ce soir-là, je l’avoue, je ne rêvais que d’une chose : dormir. Je me suis couché à tes côtés. Tu étais en train de lire, une fois de plus. Je t’ai embrassé du bout des lèvres, déjà parti dans mes rêves.Lorsque tu fermas ton livre, j’étais encore éveillé et ce n’est pas sans étonnement que je sentis tes doigts venir titiller mon torse. Je ne m’y attendais pas et me dis que ce n’était qu’une courte visite. Mais tes doigts s’obstinaient. Ils voltigeaient ici et là, survolant un instant mon ventre pour vite revenir vers des zones plus sages, décrivant sans discontinuer de petits cercles insistants.
Si mes premières pensées furent d’espérer la fin de ces mouvements qui m’empêchaient de sombrer dans les bras de Morphée, je dus bien constater petit à petit que le centre de mon corps n’était pas du même avis. Je sentais le sang affluer et gonfler mon membre avec ce délicieux picotement qui ouvre les horizons. Le désir enflait et se montrait plus pressant. À l’inverse de tes doigts qui couraient toujours de haut en bas, sans creuser les bas-fonds de mon ventre.
Je ne savais plus trop si je rêvais ou non. Mais mon corps et mon esprit n’avaient plus qu’une obsession : que tes doigts empoignent mon désir. Ils finirent par l’atteindre. Ce ne fut pas une prise ferme. Juste des frémissements, des glissements épisodiques. L’effet était par contre bien ferme. Y a-t-il une seule impression comparable à cette extase de se sentir presque éclater, pendu à cet instant de délivrance qui, inévitablement, viendrait maintenant d’un moment à l’autre ?
Il vint ensuite, le plus simplement du monde, moi en toi, toi autour de moi. L’éclat de mon plaisir s’entend encore dans l’âme de notre chambre. Je n’ai pas le plaisir silencieux. Quand je jouis, c’est tout mon être qui jouit. Ce fut le cas ce soir-là.
La jouissance fut forte, mais le vrai plaisir fut ce moment où mon esprit dormeur dut – sublime devoir ! - s’éteindre devant la vigueur du désir que tu avais pu faire naître. Les doigts de femme ont de ces secrets qu’il nous est donné parfois de goûter.



