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mardi 5 août 2014

Audace digitale

Et ce moment où les doigts osent – enfin – se faufiler dans la petite culotte, sans sentir la moindre résistance, que du contraire.

Il en faut parfois du temps et de la patience pour en arriver là. Et surtout beaucoup de tendresse. Commencer par caresser les cheveux, puis le cou. Doucement. Tendrement. Remonter lentement vers la joue toute douce, s’y attarder et oser déjà une légère caresse d’un doigt furtif sur les lèvres de la belle, juste pour savoir si elle recule devant cette première approche plus directe.

Continuer ces mouvements onctueux pour apprivoiser la peut-être future partenaire. Lui parler. L’écouter. La faire sourire. Lui sourire. Et petit à petit étendre la zone de caresses. Lorsqu’elle autorise un passage au-dessus de ses seins, se rapprocher d’elle et l’entourer d’un bras autant protecteur que baladeur.

Si la confiance s’est installée, oser alors glisser sa main dans le chemisier pour enrober un sein, d’abord à l’extérieur de son soutien, en s’attardant un peu, pour ensuite sourdre sur la peau directe de ce merveilleux volume et se délecter du gonflement du téton, annonce d’un éventuel consentement. Souvent, c’est à ce moment que les lèvres se rencontrent vraiment, si ce n’était déjà fait.

L’exploration devient alors plus rapide, tout en respectant le rythme de la dame : son corps donne alors tous les signes qui permettent d’avancer, de reculer, de s’attarder, de s’aventurer. Le chemisier tombe, suivi du couvercle de ses seins, tendrement embrassés et caressés.

Les doigts explorent aussi maintenant les cuisses recouvertes d’un vêtement qui ne résiste pas trop longtemps pour disparaître on ne sait trop comment. Il ne reste plus qu’un seul bout de tissu, minuscule, fragile, dernier obstacle vers le paradis.

Et ce moment où les doigts osent – enfin – se faufiler dans la petite culotte, sans sentir la moindre résistance, que du contraire.

La main de l’autre accompagne cette intrusion, comme pour montrer son accord explicite. Mais les doigts découvrent rapidement un accord plus implicite, bien plus puissant. Qu’ils rencontrent une douce toison, naturelle ou taillée, ou encore un terrain tout à fait défriché, ils se laissent guider par la tendre chaleur de la fente halitueuse.

La suite vient alors toute seule, en délectable prolongement de ce moment où les doigts ont – enfin – osé se faufiler dans la petite culotte, sans sentir la moindre résistance, que du contraire.

samedi 25 février 2012

Le corps d’une fée

Je n’avais jamais oublié les doigts de cette fée qui m’avaient transporté au-delà de l’extase, un jour que je m’étais aventuré dans ce salon de massage pourtant tout à fait conventionnel. Il m’arrivait souvent d’y repenser et, chaque fois, je sentais gonfler cette partie de moi qu’elle avait su si bien apprivoiser. C’était comme si elle me massait encore, avec cette même sensualité électrique.

Repassant une nouvelle fois devant ce salon – était-ce un hasard ? – je ne pus résister à l’appel. Je savais que j’avais peu de chance de retrouver la même masseuse dont je n’avais d’ailleurs pas pu voir le visage ni quoi que ce soit d’autre. Je ne connaissais que ses doigts, alors qu’elle connaissait tout de moi. Sans trop d’espoir, j’entrai à nouveau dedans la chambre de massage et me couchai sur la table, en veillant à recouvrir mes fesses de la serviette qu’on m’avait donnée à cet effet. L’ambiance était douce. Lumière tamisée. Senteurs d’Orient. Musique relaxante.

Quelqu’un entra dans la pièce, sans bruit. Je m’attendais à sentir des mains parcourir mon corps, mais ce ne furent que des doigts qui déambulaient assez rapidement et légèrement, des pieds à la tête, de celle-ci au bout de mes bras. Cela dura quelques minutes. Je ne savais pas si ces pas de doigts me détendaient ou au contraire m’attisaient. En tout cas, tous mes sens étaient mis en éveil par ce traitement étonnant. J’entendis alors un murmure. Sa bouche était juste à côté de mon oreille. C’est à peine si je compris ce qu’elle me susurrait : « Levez-vous ! À votre tour ! ». Lorsqu’elle me répéta ces mots, je décidai de me lever. J’eus à peine le temps de me mettre debout et de me retourner pour la voir qu’elle était déjà couchée sur la table.

Je découvris un corps de rêve, nu, disponible, mais sans visage. Sa peau était ambrée. Ses épaules délicates descendaient vers un creux des reins ciselé de manière parfaite. La courbe repartait alors pour découvrir deux monts jumeaux d’une rondeur irréprochable, séparés par un sillon harmonieux. Au pied des monts, deux jambes inouïes, dont le galbe impeccable invitait à la caresse.

Ne sachant que trop faire, je ne résistai pas à cette invitation. Je laissai couler quelques gouttes d’huile sur ces jambes que je commençai à masser. Je n’ai aucune science à cet égard, mais ayant pu plus d’une fois bénéficier de tels traitements, je me sentais à même de rendre la pareille.

Mes doigts parcoururent donc – avec fermeté et sensualité – ce corps de rêve. Je commençai par les jambes pour remonter vers les épaules et redescendre de celles-ci vers la courbure des reins. Mes passages sur ses fesses n’étaient au début que furtifs, mais la chair y semblait si accueillante que je commençai petit à petit à m’y attarder, sans vraiment m’en rendre compte.

À force de caresser ces hauteurs envoûtantes, le sillon qui les sépare s’élargissait singulièrement pour laisser apparaître un délicat cratère qui semblait recouvrir un volcan, ainsi qu’un sillon plus court mais plus profond qui luisait ardemment. Je n’avais plus trop le contrôle de mes doigts qui étaient de plus en plus attirés par ces deux orifices. D’ailleurs, plus ils s’y aventuraient, plus le corps entier que je massais semblait frémir d’aise.

De mon côté, étant nu moi-même, je ne pus m’empêcher de constater que ma hampe était désormais fièrement dressée. Je n’y accordai que peu d’importance. L’accueil que recevaient mes doigts dans leur découverte intime était tel que toute ma concentration s’y délectait. J’explorais des grottes désormais pleinement ouvertes. L’huile de massage se mélangeait à des fluides bien plus magiques. Surtout, je sentais combien à chaque petit mouvement aussi localisé que précis, le corps entier semblait s’embraser. Alors que mes doigts s’insinuaient encore un peu plus loin pour croiser ces deux univers en feu, ce corps mystérieux fut pris d’une véritable transe, accompagné d’un feulement étrange. Je ne savais plus que faire. Je le sus moins encore quand le calme revint me permettant de contempler à nouveau toutes ces courbes exquises.

Elle semblait maintenant dormir. La musique s’était arrêtée. Je me rappelai alors qu’on reste toujours seul une fois que le massage est fini, pour redescendre sur terre à son propre rythme. Je caressai une dernière fois la courbe de ses reins et ses épaules. J’allai me rhabiller et quittai ce lieu mystérieux sans parler à personne. Ma propre excitation avait disparu d’un point de vue physique, sans avoir pu exploser, mais mentalement j’étais maintenant en tension extrême. Et c’était délicieux.

dimanche 1 janvier 2012

Voyage

Trois jours plus tard, je repartais vers l’Europe. J’allais quitter la chaleur de l’été austral pour retrouver le froid de notre hiver, mais j’avais hâte de me retrouver chez moi. Dès que j’arrivai à l’aéroport, je la vis, elle, la femme de la piscine. Elle était toujours aussi jolie. Elle visitait les magasins tax free et je ne cherchai pas à capter son regard.

Dès que l’embarquement fut ouvert, je rejoignis mon siège situé en classe affaires. J’attendais le décollage, m’apprêtant à manger rapidement puis à dormir durant la plus grande partie du voyage. J’en avais bien besoin. Tout le monde semblait avoir embarqué quand je la vis entrer à son tour dans l’avion et rejoindre sans coup férir le siège qui était à côté du mien. Quand elle me vit enfin, elle me décrocha un de ces sourires sublimes dont j’avais déjà pu bénéficier. Visiblement, elle ne m’en voulait plus.

Étant cette fois côte à côte plutôt que face à face, la conversation s’engagea avec plus de facilité. Cette femme était bien plus intéressante que je ne l’avais cru de prime abord. Elle menait en Afrique des tas de projets en faveur des femmes. Elle m’expliqua d’ailleurs qu’elle passait la plus grande partie de ses journées avec des femmes et que, le soir, elle se sentait souvent en manque d’homme. J’avais remarqué.

Le dîner fut rapidement servi. Délicieux et accompagné d’un vin suave. Dès le repas terminé, je me préparai à m’endormir, ce que je fis rapidement, même si mon sommeil est toujours léger quand je suis en avion.

Je ne sus pas trop si je rêvais ou non, mais il me sembla que des doigts s’affairaient autour de ma ceinture. Inconsciemment ou non, je décidai d’ignorer ces mouvements et de rester plongé dans mon sommeil béat. À vrai dire, ce fut assez difficile. Les doigts semblaient s’être attaqués désormais à ma braguette, en dégageant tout ce qui pouvait l’être. J’ouvris un œil, mais je ne vis que la couverture qui me recouvrait.

C’est à ce moment précis que je sentis une main saisir l’excroissance centrale de mon corps. Celle-ci n’ayant plus servi depuis un certain temps, elle gonfla rapidement et lorsqu’elle se retrouva happée dans une bouche chaude et avide, elle avait déjà atteint une taille respectable. Je ne sais pourtant si ce que je vivais était respectable ou non ! Cette bouche m’enveloppait majestueusement. Elle exerçait un mouvement vertical alors que ses lèvres m’enserraient avec une fermeté douce et voluptueuse. Lorsque les lèvres atteignaient l’extrémité de ma hampe, celle-ci était titillée par une langue qui semblait n’avoir jamais fait que ça. Je ne savais toujours pas si je rêvais ou non, mais cette caresse buccale appartenait de toute façon à un monde féerique et subliminal, bien loin de ma réalité.

Les mouvements de la bouche se faisaient de plus en plus insistants, mais aussi de plus en plus profonds. Il me semblait que mon membre n’avait jamais été aussi énorme alors même que je ne me rappelais pas qu’il avait été avalé aussi complètement. La sensation de sentir les lèvres enserrer la base de mon bâton tout en étant excité à son extrémité était en soi un rêve que je n’aurais jamais imaginé.

J’étais ainsi plongé dans une extase immatérielle lorsque je me sentis venir du plus profond de mon corps. La seule réponse que je reçus fut de percevoir la bouche m’enserrer encore plus. Ce fut un véritable feu d’artifice dont chaque étincelle était engloutie instantanément. Le calme revenu, la bouche me parcourut encore tout au long et s’attarda dans une caresse exquise et soyeuse.

Je fus réveillé par les lumières annonçant le petit déjeuner. Je regardai ma voisine qui dormait profondément, un sourire lumineux éclairant son visage radieux. Lorsque je retirai la couverture m’apprêtant à me dégourdir les jambes, je fus surpris de me découvrir à moitié nu et m’empressai de me rhabiller comme si de rien n’était. Cette femme était décidément bien surprenante.

dimanche 5 décembre 2010

Les doigts d’une fée

Un des plaisirs que je m’offre périodiquement est un massage complet, en tout bien tout honneur. J’aime sentir mon corps se détendre petit à petit et vivre au rythme des mains de la masseuse dont j’ignore – la plupart du temps – quoi que ce soit d’autre. Lorsque le massage commence, je suis couché sur le ventre et je ne sens que les mains qui parcourent mon corps. Lorsque je me retourne, je suis dans un tel état de bien-être que je préfère garder les yeux fermés pour me concentrer sur toutes ces sensations manuelles. Un délice… et qu’importe qui me masse.

Ce jour-là, j’en avais vraiment besoin. Le stress était particulièrement élevé. En passant devant un salon de massage que j’avais visité l’une ou l’autre fois, je n’ai pas résisté. Option : une heure de massage classique. J’entrai dedans la chambre de massage et me couchai sur la table, en veillant à recouvrir mes fesses de la serviette qu’on m’avait donnée à cet effet. L’ambiance était douce. Lumière tamisée. Senteurs d’Orient. Musique relaxante.

J’attendis ainsi deux ou trois minutes lorsque j’entendis la masseuse entrer. Le prodige commença. Elle massa mes pieds, mes jambes, mes reins, mon dos, mon cou. Elle me semblait aller plus vite que les autres fois, mais ses mains semblaient divines. Lorsqu’elle me demanda de me retourner, j’étais en pleine détente. Elle massa à nouveau mes pieds, mes jambes… et c’est alors que tout bascula. Je sentis qu’elle retirait la serviette qu’elle avait posée au milieu de mon corps et qu’elle la déposait sur mes yeux. Cela n’avait duré qu’un instant, pendant lequel son autre main n’avait pas arrêté de parcourir mes jambes. En réalité, c’est à peine si je perçus ce mouvement.

Par contre, je perçus clairement ses doigts qui frôlaient le bas de mon ventre, développant autour de mon pénis une douce danse. Ce n’était que le bout des doigts qui tapotaient mon corps dans une zone jamais massée jusque-là. Ses doigts glissaient dans mon entrejambe, sans même effleurer cette partie de mon corps qui me semblait désormais seule à exister.

Sa main chaude finit par saisir mon membre, simplement pour le déplacer et dégager mes bourses. Pendant que sa main gauche le recouvrait, sa main droite exerçaient un lent et délicieux massage de mes bourses.

La douceur des mouvements était extrême. Je ne savais plus où j’étais ni qui j’étais. Elle finit par me saisir et me redresser, sa main droite m’enserrant fermement. Du bout des doigts de sa main gauche, elle dégagea mon prépuce et ses doigts jouèrent avec le sommet de mon gland. C’est à peine s’ils les touchaient, mais ce frôlement créait des sensations incroyables et je sentais mon membre prendre une taille qu’il n’avait jamais atteinte !

Pendant combien de temps ses mains me caressèrent-elles de cette douceur inouïe ? Ayant perdu toute notion du temps, j’avoue l’ignorer complètement. Si ses doigts se concentraient sur mon pénis, ils n’oubliaient pas pour autant mes jambes, mon ventre, mon torse. Toute caresse revenait cependant au centre de mon corps. Ce qu’elle me faisait est indescriptible. Pour la première fois de ma vie, je n’étais vraiment plus que ce membre dont la vigueur n’avait d’égale que la douceur des caresses qu’elle me prodiguait.

Ses deux mains finirent par m’enserrer mutuellement et à développer un mouvement de va-et-vient de plus en plus ferme. Chaque fois que ses mains atteignaient mon gland, elles s’attardaient pour mieux l’étreindre. À ce rythme-là, je ne tins plus très longtemps. Lorsque l’extase totale me remplit, je sentis ses doigts me serrer plus fort encore. Dès que le calme revint, ce ne fut à nouveau qu’effleurements et tapotages du bout des doigts, comme si elle continuait à me vider. Elle continuait à parcourir mon corps de ses doigts agiles, quittant petit à petit le centre de mon corps.

La dernière caresse qu’elle me fit fut un doigt qui parcourut lentement mes lèvres, d’un geste d’une douceur exquise. J’étais abasourdi. Et totalement déstressé. Je savais désormais ce qu’étaient les doigts d’une fée !

mardi 9 mars 2010

Délicatesse

Je l’avais toujours connue « à poils ». Non pas qu’elle se promenât en permanence en tenue d’Eve. Bien au contraire. Elle était plutôt du genre pudique. Du moins tant que la lumière était allumée. Celle-ci éteinte, l'étreinte était plutôt chaude et entreprenante. Un vrai régal.

Elle se régalait de tout d’ailleurs. Moi aussi. Elle était du genre naturel. Prendre la nature comme elle est. Et donc prendre le plaisir comme il se trouve, sans se cacher derrière des pruderies inutiles, tout en restant pudique.

Bref, sa zone d’amour était succulente et délicieuse, mais poilue. Elle n’avait en réalité jamais pensé qu’il pourrait en être autrement. Cette zone lui procurait tant de plaisirs qu’elle ne voyait pas pourquoi elle changerait quelque chose à ce que la nature lui avait apporté. Une vraie écologiste ! (OK, ça prête à discussion…)

J’adorais la couvrir de baisers, la lécher, la faire ruisseler sous les coups de ma langue. J’adorais parce que son plaisir était tel que je ne pouvais qu’y prendre moi-même un réel plaisir. C’était adorable, je ne cesserai de le répéter. Mais je devais bien avouer que dévorer une forêt voluptueuse ne contribuait pas toujours à un bonheur épuré. Je le lui dis un jour. Elle me répondit pas un « Ah bon ? » aussi interrogateur que perplexe. Cela ne l’empêcha pas, une fois de plus, de jouir prodigieusement sous mes coups linguaux.

Nous n’en reparlâmes pas. Ce qui ne nous empêcha pas de nous dévorer à plus d’une occasion, en accompagnant ces sublimes lècheries de chevauchées tout aussi fantastiques.

Un soir, je la retrouvai, sa lampe de chevet allumée. Bizarrement, elle était couchée au-dessus des draps, vêtue d’un adorable culotte en dentelle. C’était bizarre, car d’habitude elle était sous les draps, nue. Je ne dis rien et m’allongeai à ses côtés, m’empressant de caresser doucement son corps à la douceur féerique et m’abstenant de me diriger trop rapidement vers ce morceau de tissu qui m’intriguait.

Visiblement, son corps commençait à ronronner, comme le mien d’ailleurs. C’est alors qu’elle souleva imperceptiblement l’élastique de sa culotte illuminée par sa lampe. Je ne vis rien. Ou plutôt plus rien. Plus un seul poil n’apparaissait. J’avoue que j’en fus extrêmement troublé. Non pas que ce fut ma première vision d’une région pulbienne évidée. Mais c’était la première fois que je la voyais elle, ainsi. Je regardai son visage et elle me sourit d’un de ces sourires énigmatiques que seule une femme peut avoir. C’était plus qu’une invitation.

La suite fut somptueuse. J’eus vraiment l’impression qu’elle s’offrait à moi ce soir-là comme elle ne s’était jamais offerte. Elle était à nu, pour la première fois. J’en profitai pleinement. Elle aussi, je crois.

Nous n’étions pas à notre première « relation », bien loin de là. Ce ne fut pas notre dernière non plus. Mais ce soir-là, ce fut comme une première fois. Inoubliable.

vendredi 22 janvier 2010

Pitance extrême

Dès notre première rencontre, j’avais été étonné par son appétit. C’était finalement assez normal : nous nous étions rencontrés dans un de ces bistrots qui permettent de se nourrir vite fait bien fait entre deux parties de journées de travail. Personnellement, c’était deux demi-journées de formation que j’animais sans trop y croire à vrai dire. J’appréciais cette halte dans la journée qui me permettait de respirer. Ce jour-là, je respirai un étrange parfum. C’était le sien. Elle était assise devant moi, deux tables nous séparant. À vrai dire, elle était sublime, mais elle était surtout intéressée par ce qu’il y avait dans son assiette. À chaque enfournée, elle semblait s’extasier. Je n’hésitai pas une seconde : je commandai le même plat qu’elle. Et c’est vrai que c’était délicieux.

Mon regard ne la quittait pas. Elle semblait si heureuse de manger. Elle finit bien sûr par s’en apercevoir. Peut-on regarder une femme sans qu’elle ne le sache ? Je n’en suis pas sûr. Elle me sourit, mais j’avoue que je ne sus pas si elle me souriait véritablement ou si elle dégustait tout simplement le dessert exquis qu’elle avait demandé. Vraiment, elle mangeait avec une délectation inouïe, chaque bouffée semblant la libérer des contraintes du monde. Je l’admirais lorsqu’elle s’en alla. Elle s’était délecté, mais son corps n’avait rien à envier à celui des mannequins danone. Comme elle était belle.

Nous nous retrouvâmes quelques fois. À chaque occasion, je commandais le même plat qu’elle et elle finit par s’en apercevoir. Enfin, je crois qu’elle s’en était aperçue dès le premier jour. J’avoue que ce qu’elle mangeait était chaque fois d’un délice exquis. De toute évidence, elle savait ce qui était bon.

Un jour, alors que j’entrais dans ce bistrot avec le fol espoir de l’y retrouver, elle me sourit dès que nous nous vîmes et m’invita d’un geste gracieux à la rejoindre. Je m’empressai de le faire et, tout en mangeant, nous devisâmes de la grandeur des menus servis dans ce petit restaurant. À vrai dire, je ne suis pas vraiment gastronome… et j’essayai juste de tenir la longueur. Apparemment, j’y parvins. En fin de repas, elle m’invita à la rejoindre à partager un repas qu’elle aurait préparé elle-même.

Lorsque le jour dit fut venu, je me rendis chez elle. Une odeur merveilleuse remplissait la rue. Je sus – comme si je ne le savais pas encore – que nous allions manger le plus merveilleux des mets. Elle m’accueillit avec ravissement. Les parfums culinaires emplissaient son antre, mais je ne pus quant à moi que m’émerveiller devant sa beauté et sa tenue qui ne faisait que l’amplifier.

Nous mangeâmes un festin prodigieux. Pendant tout le repas, elle me lança des regards tellement avides que j’en frémissais. C’était comme si elle me dévorait.

Elle finit par me dévorer, dans tous les sens du terme. Tout y passa. Moi qui n’aime pas trop manger, j’adorai être avalé, dégusté, croqué, grignoté, rongé, ingurgité… Je ne fus pas en reste. Son corps était devenu aussi un festin dont je profitai jusqu’au moindre des recoins. Ce fut une jouissance extraordinaire. Il nous semblait que jamais nous ne pourrions finir de nous sustenter l’une de l’autre.

Elle avala avec ravissement tout le miel que je pus produire. Je bus en toute félicité la moindre goutte de plaisir qu’elle prodigua sous les coups des caresses dévorantes de ma langue. Nous nous nourrîmes littéralement l’un de l’autre. Je crois que je ne vécus plus jamais un tel festin. J’avais découvert la manne ultime. Celle qui fait vibrer les corps au-delà de ce qu’ils peuvent vibrer.

samedi 14 novembre 2009

Le creux du sillon

Il suffit de peu. Juste un doigt – ton doigt – qui effleure la ligne qui surmonte mes fesses. J’en frémis immédiatement. Je me sens comme transfiguré, transplanté dans un univers dont je n’ai plus le contrôle.

Parfois, tu es plus audacieuse encore. L’effleurement devient griffure. Parfois même, ton doigt explore le creux du sillon. C’est comme si le monde était réinventé et que je pouvais m’abandonner au plaisir de l’ouverture.

dimanche 11 octobre 2009

Quand…

Quand tu loves ton corps sur le mien,
Quand tes cuisses enserrent les miennes,
Quand tes bras entourent mes épaules et commencent à les explorer,
Quand tes lèvres rencontrent les miennes, que nos langues dialoguent profondément,
Quand ton ventre se colle sur le mien pour ne faire qu’un,
Quand tes doigts ou ta bouche vénèrent mon donneur de plaisir,
Quand ton autre main excite cette fleur qu’il ne m’est pas donné de voir,
Quand ta source de plaisir vient caresser ma langue qui s’y faufile avec délectation,
Quand tu te tends sur ma bouche dans un long soupir d’extase,
Quand tu m’ouvres ton antre et que je m’y engouffre avec ravissement,
Quand tu crées le mouvement qui me voit aller et venir en toi dans une danse voluptueuse,
Quand tu griffes le bas de mon dos, que tes ongles titillent le creux de mes fesses,
Quand tu te retournes pour me faire sentir la rondeur des tiennes,
Quand tu t’ouvres pour m’enserrer dans ces grottes chaudes et sensuelles,
Quand tu cries ta jouissance qui attise la mienne dans un feu d’artifice corporel,
Quand tu te détends totalement en recevant mon allégresse sirupeuse,
Quand tu loves ton corps sur le mien,
Alors je t’aime comme je ne t’ai jamais aimée.

mercredi 8 juillet 2009

Du bout des doigts

Te parcourir le corps, du bout des doigts. Sentir les frissons naître et les apaiser en reposant la main, immobilisée pour quelques instants. Repartir doucement, du bout des doigts, pour découvrir d’autres horizons, d’autres courbes, d’autres creux.

S’attarder là où ton corps réagit. Dans le creux de ton oreille. Sur la lame de ton cou. Le long de la courbure de tes lèvres. Sur la pointe de tes seins. Sur la douce colline de ton ventre. Dans le sillon de tes cuisses, là où elles se rejoignent. Derrière le creux de tes genoux. Sous la plante de tes pieds.

Vibrer à chacune de tes vibrations. Toutes différentes. Toutes sensuelles. Laisser les doigts se pénétrer de ces ondes chaudes et pures. S’en nourrir. Être en émoi du seul fait de la caresse qu’on donne.

S’émerveiller lorsque, aussi doucement que le soleil se lève, l’entrée de la grotte s’entrouvre délicatement, offrant sa source de miel et se laissant combler par le mouvement incessant des doigts qui se montrent plus présents, plus pressants, plus amoureux.

Laisser les corps se rencontrer, mais sans jamais arrêter de parcourir le tien, du bout des doigts, pour participer pleinement à la tendresse de cette communion luxurieuse. Jouir, enfin, de toutes les parcelles des corps. Dans un éclair de lumière.

Retrouver la tiédeur de la lampe de chevet. Parcourir encore, avec une douceur extrême, ton corps apaisé et délié, du bout des doigts. Du bout des doigts.

vendredi 15 mai 2009

Sous toi

Te sentir au-dessus de moi. Savoir que c’est toi qui as le contrôle, qui peux nous mener où tu le veux et quand tu le veux. Accorder les mouvements de mon corps aux soubresauts du tien. Vibrer à ton rythme, se laisser aller à tes envies.

Pouvoir caresser la douceur et la rondeur de tes fesses ou de tes seins. Profiter de ton ventre et de ton dos qui s’offrent en territoires vierges à explorer et à épanouir. Chanceler devant tant de volupté exposée à mes doigts, à mes mains, à mes bras, à mon corps.

Se laisser dominer. Être entièrement à toi. Sentir tes membranes m’envelopper et s’enfoncer en me serrant de leur douce chaleur. Accepter d’être aspiré, puis rejeté un court instant pour mieux être repris, enserré dans le plus tendre des fourreaux.

Nous frotter l’un contre l’autre. Vouloir ton insistance à bercer cette partie de toi qui te fera exploser. Calmer le mouvement, tenir encore, reprendre ta chevauchée, aimer te sentir partir, sans plus aucune résistance. Accompagner ton plaisir de ma libération ultime. Communier d’allégresse.

Retrouver le calme. Te garder en couverture de tendresse. Caresser à nouveau, lentement, tes courbes les plus ardentes. Respirer pleinement le fluide libidineux de notre union.

vendredi 24 avril 2009

J’aime quand mes lèvres…

J’aime quand mes lèvres parcourent ton corps. Elles y respirent la chaleur de ta vie. Elles y cueillent toutes ces rencontres que tu as faites. Elles s’enroulent dans tes courbes mélodieuses.

J’aime quand mes lèvres enrobent tes aréoles. Souvenir enfoui de ma première enfance ou frémissement devant un autre frisson, qui sait ? Mais j’aime sentir du coin de la langue ces monts qui se dressent au moment où le cœur de mon corps en fait tout autant.

J’aime quand mes lèvres se retrouvent au creux de ton nombril, là où tu pris ta première indépendance. Là où tu montras que tu pouvais vivre seule, fière et libre. Là où tu devins toi-même.

J’aime – et comment ne pourrais-je pas l’aimer – quand mes lèvres survolent ta toison et caressent tes autres lèvres. J’aime sentir ce léger mouvement de recul qui me dit que ces autres lèvres ne m’appartiennent pas. J’aime sentir ces effluves avant qu’elles ne deviennent effluences. Je hume ton intimité la plus profonde. Elle est tienne jusqu’au moindre frémissement de ce miel que tu enfantes.

J’aime percevoir ce flot tendre qui naît en toi et qui te laisse te détendre. Tu te lâches petit à petit aux sensations qui te parcourent et ma bouche s’abreuve de ce sel qui annonce ton plaisir.

J’aime virevolter, m’enfoncer, me retirer, m’attarder, m’alléger. Ton antre est pleinement ouverte maintenant. Ton mouvement n’est plus au recul, mais vient de plus en plus à la rencontre de mes lèvres, de ma langue.

J’aime ce moment où ton corps se plaque sur mes lèvres, se tend comme un arc d’amour, où ta jouissance est si intense qu’il n’y a plus qu’elle. J’aime quand tu jouis ainsi, pleinement libérée, pleinement ouverte, pleinement heureuse.

dimanche 29 mars 2009

Lèvres de rêve

Inlassablement, je rêve de tes lèvres. Elles sont la porte vers le rêve absolu. Les caresser du bout des doigts donne des frissons tant elles connaissent toute la vie. Les baiser du bout de mes lèvres fait monter la sève au creux de mon ventre. Les entrouvrir nonchalamment conduit à la découverte du sens. Les pénétrer, enfin, certifie que tu es mienne, que je suis tien, que nous sommes un.

Inexorablement, je reviens toujours à tes lèvres. Elles parlent de toi, elles me disent ton être, elles m’ouvrent ta vie. Par elles, je sais que j’existe. Pour elles, j’existe aussi profondément que leur douceur et leur volupté.

Inéluctablement, je me berce de tes lèvres. Elles créent la chaleur, la tendresse et la parole. Elles connaissent mes faiblesses et mes richesses. Elles acceptent de me tendre. Quand j’explose, enfin, ce sont elles qui éclairent mon cri et qui apaisent mon rêve.

dimanche 15 mars 2009

Massage pas sage

Ce soir, j’ai les mains qui me démangent. Il faut en faire quelque chose. Tu es là, étendue à mes côtés. Je te sens réceptive.

Je te tourne sur le ventre et dénude ton dos. Moi-même, je me retrouve nu, sans trop bien savoir comment. Ça n’a pas d’importance. Ce qui compte pour le moment, ce sont mes mains. Elles entament doucement un ballet de caresses tendres. Tes épaules sont douces, bien que meurtries par les rigueurs de la journée.

Pour mieux les adoucir encore, je verse un filet d’huile essentielle dont le parfum attise immédiatement ton sens procrastique. Mes doigts glissants commencent à marquer petit à petit leur territoire. Je sens ta tension diminuer. Tu te laisses aller à la douceur de l’insouciance.

Les mouvements sont maintenant constants. Ton dos entier devient mon terrain de chasse. L’huile le fait briller légèrement sous la lampe de chevet. Imperceptiblement, mon arme exquise se dresse au milieu de mon corps, participant elle aussi au massage de ton dos. Les effluves huileux nous font perdre gracieusement le sens des réalités.

Inexorablement mais sans volonté, mes doigts commencent à câliner le bas de ton dos, dans ce creux des reins qui semble détenir tous les mystères féminins. Tu frémis quelque peu. Tous tes sens sont maintenant éveillés et ouverts à tous les voyages possibles.

C’est au tour de tes deux monts au sillon profond. Un fifrelin d’huile ravive la douceur de la caresse. Mes mains deviennent folles de cajoler tant de fraîcheur. Elles descendent maintenant vers tes cuisses, sans oublier de continuer à réconforter tes épaules, ton cou, ton dos, tes reins qui vibrent à chaque effleurement. Mon corps n’est pas en reste et il se tient désormais bien droit, contribuant à ton divin abandon.

Mes mains n’y tiennent plus. Elles se laissent guider par la courbe et partent à la rencontre de ton antre intime. Elles y découvrent une huile ruisselante, lumineuse. Fontaine de vie et de plaisir. Mes caresses récoltent là leur plus belle récompense. Ta sève cajole mes mains, mes doigts qui s’enfoncent dans la plus chaude et la plus douce des cavernes. La caverne de l’amour.

La rencontre de nos corps ne fait alors que commencer. Nous sommes prêts à tout, ou presque.

samedi 14 mars 2009

La main sur son sein

Poser la main sur son sein. En sentir la douceur. L’incroyable volupté. La fièvre du désir. Sentir vibrer cette masse ferme. La laisser se lover dans les plis de la main. En percevoir la moindre courbe. En humer le moindre frisson.

Caresser de la main ce sein merveilleux. Laisser les doigts gambader de monts en monts. Se laisser surprendre par ce bout de chair plus rugueux, dont la courbe est naturellement moins onctueuse.

Titiller ce téton du bout des doigts. Respirer au même rythme que son durcissement. Communier du bas du ventre à sa mise en forme et continuer à la provoquer dans un lent mouvement de vases communicants.

Finir par poser les lèvres sur ce bout de poitrine qui ne demande qu’à se laisser aspirer et enrober d’une chaleur humide. Pour mieux vibrer. Et d’harmoniques en harmonie, enfin, cueillir le désir.