Notre amitié est profonde et intime. Il y a peu de choses dont nous ne nous sommes pas parlé. Nous sommes chacun pour l’autre un livre ouvert qui se laisse dévorer en toute complicité.
Nous ne nous voyons pas très souvent. Nous avons chacun nos vies bien éloignées l’une de l’autre, mais bien remplies de passions, d’amour, de rencontres, d’émerveillement. Aussi, lorsqu’une occasion se présente de se voir en vrai, nous essayons de la saisir, que ce soit pour une heure, pour deux heures ou pour un peu plus longtemps.
C’était le cas ce soir-là. Nous avons dîné ensemble, discutant de tout et de rien, pour le plaisir de partager. Nous avions encore des tas de choses à nous dire. Nous nous sommes retrouvés chez moi pour parler, rire et bavarder. Le temps a passé. Il était tard. Assez logiquement, nous avons décidé que tu resterais pour la nuit.
Nous nous sommes préparés pour dormir. Tout aussi logiquement, nous nous sommes retrouvés enlacés pour continuer à partager nos rêves et nos émois. Pour échanger, aussi, quelques caresses. L’âme en paix. Nous savions bien que c’était notre amitié qui nous réunissait et qu’il n’y avait pas de raison d’explorer d’autres territoires. Même si, en toute logique, nos corps étaient désormais nus, complices l’un de l’autre.
Nous avons dormi. Notre sommeil était sans doute plus éveillé que d’habitude. Nous sentions bien que nous dormions ensemble, peut-être pour la seule fois de notre vie.
Lorsque la lumière matinale entra dans la chambre, je sentis ton corps se rapprocher du mien. Je sentis tes doigts se balader sur mon torse, bientôt remplacés par tes lèvres. Je sentis ta bouche enrober mon trésor et le transformer doucement en lance tendue. Je sentis ta langue titiller mon gland découvert. Je sentis tes mains triturer mes bourses épanouies. Je sentis ta chaleur m’envahir sereinement. Je n’osais pas bouger. Je sentais que ton seul désir était mon plaisir. Il vint, délicieusement absorbé par ta gorge chaude et humide. Tu savais combien mon bonheur était immense en ce moment de complicité ultime.
Nous restâmes enlacés quelques instants encore. Tu m’avais emporté dans ces territoires merveilleux de la carte du Tendre. J’en jouissais encore. Je savais que je ne t’avais pas rendu la pareille. Je m’en voulais, un peu, pas trop. Je savais aussi que tu m’avais donné ce que tu voulais.
Tu es partie, trop vite. Je suis resté, trop maladroit. Nous avons gardé ce moment, comme un trésor unique, partagé en toute amitié.
mercredi 3 juillet 2013
samedi 1 septembre 2012
Découverte délicate
Disons les choses comme elles sont, ou plutôt comme elles
étaient : je ne sortais avec elle que parce que nos moments charnels
étaient d’une force incommensurable. Elle semblait à tout moment prête à tout.
Ce n’était même pas qu’elle fusse « disponible ». Non, elle en
voulait, bien plus que moi à dire vrai ! Aussi, nous ne nous voyions que
par intermittence. Je ne me faisais aucune illusion sur sa vie quand nous
n’étions pas ensemble, mais elle m’avait quand même confié la clef de son
appartement, ce qui était quand même une certaine preuve de confiance.
Une après-midi donc, alors que nous n’avions rien de prévu
et que je m’ennuyais au travail, je me suis mis en tête de faire un tour chez
elle. Si par chance elle était là, nous pourrions sans doute passer un bon
moment.
Elle était là, mais visiblement pas seule. Dès que je fus
entré, j’entendis de doux gémissements. Je m’approchai en silence et je fus
quelque peu étonné par le spectacle. Dans le salon, adossée au canapé, elle
était en train d’embrasser et de caresser une magnifique blonde que je n’avais
jamais vue. Non seulement je n’avais jamais vraiment assisté à des amours
lesbiennes, mais de plus je n’aurais jamais imaginé que ma magnifique brune
puisse apprécier celles-ci, elle qui m’avait toujours semblé véritablement
obsédée par mon membre le plus précieux.
Le spectacle était – je dois bien l’avouer – assez excitant,
tout autant que mystérieux. N’ayant pas vraiment une vocation de voyeur, je me
surpris quand même à prendre plaisir à regarder ces deux jeunes femmes se
trémousser et se délecter l’une de l’autre. Alors que mon amie s’était toujours
montrée volontaire et entreprenante, elle semblait ici se laisser aller dans
des mouvements lents et profonds. Je la voyais aussi en pleine extase. Bien
plus profonde, me semblait-il, que celle à laquelle je pensais l’amener,
parfois.
Ce qui devait arriver arriva. Alors que je contemplais la
danse intime de ces deux corps féminins, son regard croisa soudain le mien. Son
visage lumineux s’éclaira alors encore plus. Elle me sourit et je vis sa main
se tendre vers moi. Visiblement, elle m’invitait à les rejoindre. Je
m’approchai timidement, ne sachant que trop faire. Je n’eus en réalité rien à
faire. Elle s’occupa – comme d’habitude – de tout. Elle libéra rapidement ma
merveille et je sentis une bouche chaude enrober celle-ci. Les mouvements de
lèvres et de langue qui m’assaillirent ne me semblaient pas connus : en
regardant de plus près ce qui m’arrivait, je compris que c’était la bouche de son
amie qui m’accueillait dans son intimité. C’était délicieux, mais je sentais
des mouvements timides, maladroits, hésitants.
J’étais entré dans la danse et je voulais y rester, y
prendre un rôle actif. Je me mus subtilement et assez rapidement pénétrai avec
ravissement l’antre secrète de mon amie. Visiblement, celle-ci était ravie,
tout en embrassant avec fougue l’entrée de la grotte de son amante. J’essayai
plus d’une fois de me frayer un chemin vers celle-ci, mais à chaque fois, d’un
mouvement délicat, elle s’arrangeait pour l’éloigner de mes ardeurs, tout en
m’enveloppant de sa bouche avec une maîtrise de plus en plus grande, souvent
rejointe par celle de ma belle. C’était clair : il n’était pas question
que j’entre dans son intimité fondamentale, alors même que je pouvais
m’épanouir dans sa bouche ou dans les creux mélodieux de mon amie.
Plus d’une fois, elles éclatèrent de plaisir. Cela finit
aussi par m’arriver. J’étais dans la bouche de cette femme inconnue, mais elle
me sentit arriver et dirigea délicatement mes expressions vers le ventre de ma
compagne qui en profita pour m’embrasser d’un baiser profond et vivace.
Le temps s’était écoulé avec une vitesse désolante :
regardant ma montre, je dus me décider à me rhabiller et à retourner à mon travail.
J’embrassai encore ma maîtresse, puis je regardai celle qui avait partagé nos
jeux. Elle me tendit sa main et j'étreignis doucement celle-ci. Son regard
pétillait. Elle me dit que c’était un moment merveilleux, que j’étais le
premier homme qu’elle avait connu d’un peu plus près et qu’elle avait aimé ça.
Elle ajouta que – peut-être un jour – on pourrait se retrouver pour découvrir
d’autres jeux. Je vis de la malice dans le regard de ma compagne et beaucoup de
tendresse dans celui de cette jeune femme délicate. Je n’eus ensuite de cesse
que de la retrouver !
dimanche 19 août 2012
Mélanges
Elle aimait les rites. Elle faisait l’amour tous les jours. Le matin, c’est elle qui venait éveiller mes sens jusqu’au moment où je me déversais en elle. Le soir, elle préférait que je la titille. Elle se laissait alors renverser dans tous les sens et c’était absolument merveilleux. Cela finissait de diverses manières, mais elle aimait me prendre une dernière fois en bouche pour une dernière caresse, avant de s’endormir comme une masse dans mes bras. Avant de reprendre sa délicate caresse le lendemain matin.
Pendant la journée, elle vaquait à ses occupations, dont j’avoue ne pas trop m’occuper. Nos rencontres nocturnes et matinales nous comblaient d’aise.
C’est avec un certain étonnement qu’elle m’apprit jeudi dernier que nous recevrions des « amis » samedi soir. Pourquoi pas après tout ? Lorsque la sonnette tinta, elle courut ouvrir la porte. Je la vis revenir rayonnante, accompagnée d’un couple de blacks. Absolument superbes tous les deux, je me devais bien de l’avouer.
Nous fîmes rapidement connaissance et je me trouvai de nombreux atomes crochus avec Sara, brillante intellectuelle. Son compagnon Killian me semblait plus frustre, mais très sympathique et d’une bonne humeur délirante. Ma belle rousse Sandrine semblait aux anges.
Après le dessert, nous rejoignîmes les deux canapés. Sandrine s’assit naturellement à côté de Killian et – sans y réfléchir – je me retrouvai à côté de Sara. Discutant de tout et de rien, je finis par émettre l’hypothèse que Killian et Sandrine étaient déjà sortis ensemble, ce qui ne m’étonnait pas trop. J’eus à un certain moment une discussion animée avec Sara. Tout en parlant, je me dis qu’elle était vraiment belle.
Lorsque je me retournai vers Sandrine pour lui demander son avis, elle était en train d’embrasser Killian dont les fortes mains s’aventuraient vers une région que j’avais encore dévorée le matin même ! Un peu interloqué, je me retournai vers Sara qui m’adressa le plus joli des sourires et se rapprocha de moi. Alors que je me demandais encore quelle attitude adopter, je sentis sa main se caler résolument sur mon entrejambe et commencer à me caresser. J’eus à peine le temps de m’étonner que Sara accolait sa bouche à la mienne et laissait sa langue me pénétrer pour un joyeux festin auquel je ne pus que participer goulûment.
Tout se passa très vite alors. Je veux parler en termes d’habits : très rapidement, ceux-ci se retrouvèrent jetés par terre et nous nous retrouvâmes tous les quatre entièrement nus, nos corps étant lancés dans un ballet subtil. J’étais ainsi en train de découvrir tous les secrets de la bouche de Sara lorsqu’il me sembla qu’une autre bouche – dont je connaissais la finesse – enveloppait mon pilier fièrement dressé. J’ouvris les yeux pour m’apercevoir que Sandrine non contente de me fournir ses plaisirs insoupçonnables se laissait ramoner (comme on dit) son postérieur par un Killian qui visiblement en avait un bien plus puissant que le mien ! Je n’eus en réalité pas vraiment le temps de me demander quel orifice il utilisait pour faire gémir ainsi ma Sandrine adorée. En effet, dans un mouvement d’une souplesse inattendue, Sara était parvenue à dérober la bouche de Sandrine dans un baiser fougueux tout en m’empalant pour m’enrober dans un fourreau étroit mais parfaitement lubrifié. Tellement étroit que je me demandai encore dans quel orifice je venais de m’insérer.
Ces questions d’orifices furent vite dépassées. Sauf erreur de ma part – j’avoue ne pas avoir compté – mon étendard dut bien en visiter six durant ces moments intenses. Tous féminins, cela va sans dire… quoiqu’il me sembla que Killian était prêt à d’autres découvertes, mais je ne l’étais pas.
Comme il se doit dans ces cas-là, nous finîmes par exploser. Sara et Sandrine le firent plusieurs fois. Sauf erreur de ma part, Killian eut deux occasions pleines de s’épanouir, une fois dans l’antre arrière de Sara, une autre fois dans la bouche de Sandrine qui visiblement en prit pleinement son plaisir, ce qui m’étonne encore. Personnellement, je n’eus droit qu’à une extase, alors que j’étais enfiché dans le ventre de Sara et qu’elle me caressait ma rosace arrière, à moins que ce ne fut la langue de Sandrine. J’étais trop loin que pour savoir encore ce qui se passait.
Petit à petit, nous reprîmes chacun notre esprit. C’était un moment divin, où la douceur des caresses concurrençait la fraîcheur des regards.
Lorsque nos « amis » s’en allèrent, Sandrine se colla contre moi, visiblement amoureuse. Nous mîmes de l’ordre dans son appartement et, après une bonne douche, nous nous retrouvâmes dans son lit, comme chaque soir. Je regardais les étoiles virtuelles du plafond lorsque je sentis son corps nu se blottir contre moi. Elle me susurra : « Tu me fais l’amour ? ». Qu’aurais-je pu faire d’autre ?
mardi 1 mai 2012
Premier, mais…
Je lui offris du muguet. Quoi de plus naturel en ce jour ? Elle sembla ravie, mais je sentais bien que quelque chose n’allait pas. Il faut dire que notre relation n’avait rien de simple. Elle était beaucoup plus jeune que moi et très jolie. Vraiment très jolie. À chaque instant de notre rencontre, je me demandais ce qu’elle pouvait bien me trouver et pourquoi elle s’obstinait à sortir avec un « vieux » alors que sa beauté aurait suffi à attirer tous les jeunes mâles des lieux où nous nous retrouvions. C’est par hasard que nous nous étions rencontrés. Quoique je ne crois pas au hasard.
Je ne dus même pas la séduire. Tout de suite, elle s’était intéressée à moi. Cela me flattait et je m’intéressai à elle, subjugué par cette beauté. Sa jeunesse m’éblouissait, mais me retenait aussi. Je ne voulais à aucun prix être le vieux satyre fondant sur sa proie. Notre relation durait ainsi depuis longtemps sans que nous ne soyons jamais plus touchés que par d’aimables bisous de salutations, ainsi que de longs moments où nos mains s’enlaçaient activement. Elle semblait apprécier particulièrement ce contact manuel, qui – je dois bien l’avouer – me plaisait aussi. Cela me changeait de contacts corporels trop rapides et trop superficiels, sans même qu’on puisse profiter de la beauté du visage ni de la douceur d’un geste ou de la chaleur d’une main partagée.
Bref, mon bouquet de muguets lui faisait plaisir, de toute évidence, mais je sentais bien qu’en ce jour, je ne lui apportais pas ce qu’elle voulait. Prenant sa main, jouant avec celle-ci, je finis par l’interroger sur ses désirs du moment. Le simple fait de lui poser cette question transcenda son visage. Sa beauté n’avait jamais été aussi grande. Appuyant son visage contre mon épaule, elle me murmura : « Vous serez le premier, mais… ».
Tout en osant doucement, de mon autre main, caresser ce charmant visage que je n’avais jamais vu d’aussi près, j’attendais qu’elle en dise plus. Je dus attendre longtemps pour qu’elle me dise d’un seul trait que son corps n’avait jamais connu d’autre corps, qu’elle voulait connaître le mien, mais qu’elle voulait surtout ne connaître que ma main. Je serais « le premier, mais… ».
À vrai dire, ce qu’elle me susurrait m’apportait beaucoup de sérénité. Ce défi de n’être qu’une main, la première qui plus est, m’attisait tant d’un point de vue corporel qu’intellectuel. Je lui murmurai dans l’oreille que j’étais d’accord et qu’elle ne le regretterait pas.
Ce qui s’ensuivit est difficile à décrire. Et n’a d’ailleurs que peu d’intérêt. Nous nous retrouvâmes nus. Elle s’offrit entièrement à moi, du moins à mes mains. Celles-ci la parcoururent de haut en bas, de droite à gauche, d'avant en arrière. Pas une parcelle de son corps sculptural ne fut épargnée. Lorsque mes mains, après de nombreux détours, rejoignirent le centre de son corps, elles furent accueillies avec un ravissement qu’il ne me semblait pas avoir déjà connu. Son corps et mes mains ne constituaient plus qu’une seule montée vers le désir, vers le plaisir, vers l’explosion. Lorsque celle-ci survint, je fus moi-même émerveillé. Cette femme était faite pour le plaisir. Elle le savait, mais avait choisi de découvrir celui-ci par petites étapes, sans se presser, en jouissant pleinement de chaque caresse, aussi fine soit-elle. Tout en la sentant jouir sous l’impulsion de mes doigts, je me disais que j’aimerais bien être celui qui l’emporterait vers le partage total des corps.
Je ne le fus pas. Nous vécûmes encore de bons moments, tant spirituels que charnels et toujours délicieux, mais nous finîmes par nous séparer. Naturellement, sans conflit, ni haine ni remord. Simplement, notre rencontre avait rempli son rôle, à notre plus grande satisfaction. J’avais été le « premier, mais… ». Aurais-je préféré être le suivant ? Je n’en suis pas sûr en fait. Elle m’avait permis de vivre des moments merveilleux où l’éveil d’un corps apporte en lui-même toute l’éternité.
Je ne dus même pas la séduire. Tout de suite, elle s’était intéressée à moi. Cela me flattait et je m’intéressai à elle, subjugué par cette beauté. Sa jeunesse m’éblouissait, mais me retenait aussi. Je ne voulais à aucun prix être le vieux satyre fondant sur sa proie. Notre relation durait ainsi depuis longtemps sans que nous ne soyons jamais plus touchés que par d’aimables bisous de salutations, ainsi que de longs moments où nos mains s’enlaçaient activement. Elle semblait apprécier particulièrement ce contact manuel, qui – je dois bien l’avouer – me plaisait aussi. Cela me changeait de contacts corporels trop rapides et trop superficiels, sans même qu’on puisse profiter de la beauté du visage ni de la douceur d’un geste ou de la chaleur d’une main partagée.
Bref, mon bouquet de muguets lui faisait plaisir, de toute évidence, mais je sentais bien qu’en ce jour, je ne lui apportais pas ce qu’elle voulait. Prenant sa main, jouant avec celle-ci, je finis par l’interroger sur ses désirs du moment. Le simple fait de lui poser cette question transcenda son visage. Sa beauté n’avait jamais été aussi grande. Appuyant son visage contre mon épaule, elle me murmura : « Vous serez le premier, mais… ».
Tout en osant doucement, de mon autre main, caresser ce charmant visage que je n’avais jamais vu d’aussi près, j’attendais qu’elle en dise plus. Je dus attendre longtemps pour qu’elle me dise d’un seul trait que son corps n’avait jamais connu d’autre corps, qu’elle voulait connaître le mien, mais qu’elle voulait surtout ne connaître que ma main. Je serais « le premier, mais… ».
À vrai dire, ce qu’elle me susurrait m’apportait beaucoup de sérénité. Ce défi de n’être qu’une main, la première qui plus est, m’attisait tant d’un point de vue corporel qu’intellectuel. Je lui murmurai dans l’oreille que j’étais d’accord et qu’elle ne le regretterait pas.
Ce qui s’ensuivit est difficile à décrire. Et n’a d’ailleurs que peu d’intérêt. Nous nous retrouvâmes nus. Elle s’offrit entièrement à moi, du moins à mes mains. Celles-ci la parcoururent de haut en bas, de droite à gauche, d'avant en arrière. Pas une parcelle de son corps sculptural ne fut épargnée. Lorsque mes mains, après de nombreux détours, rejoignirent le centre de son corps, elles furent accueillies avec un ravissement qu’il ne me semblait pas avoir déjà connu. Son corps et mes mains ne constituaient plus qu’une seule montée vers le désir, vers le plaisir, vers l’explosion. Lorsque celle-ci survint, je fus moi-même émerveillé. Cette femme était faite pour le plaisir. Elle le savait, mais avait choisi de découvrir celui-ci par petites étapes, sans se presser, en jouissant pleinement de chaque caresse, aussi fine soit-elle. Tout en la sentant jouir sous l’impulsion de mes doigts, je me disais que j’aimerais bien être celui qui l’emporterait vers le partage total des corps.
Je ne le fus pas. Nous vécûmes encore de bons moments, tant spirituels que charnels et toujours délicieux, mais nous finîmes par nous séparer. Naturellement, sans conflit, ni haine ni remord. Simplement, notre rencontre avait rempli son rôle, à notre plus grande satisfaction. J’avais été le « premier, mais… ». Aurais-je préféré être le suivant ? Je n’en suis pas sûr en fait. Elle m’avait permis de vivre des moments merveilleux où l’éveil d’un corps apporte en lui-même toute l’éternité.
lundi 23 avril 2012
Matinale
Il faut bien l’avouer, notre première nuit fut un fiasco ! Déjà, j’avais mis longtemps à l’approcher. Nous nous étions rencontrés à plusieurs occasions. Dès la première, elle m’avait attiré. Visiblement, je ne lui étais pas indifférent, mais à chaque fois, elle s’en était allée seule et épanouie.
C’est lors du mariage d’amis communs que nous nous étions retrouvés. La mariée était une de mes anciennes maîtresses et je crus comprendre que le marié devait avoir connu le même type de relation avec celle qui était - ô miracle - ma voisine de table. J’eus donc tout le temps qu’il fallait pour mieux l’approcher et nous apprivoiser. Lorsque la soirée se termina, je lui proposai de la raccompagner. Elle accepta et en fit de même lorsque je lui demandai si je pouvais visiter son appartement.
Une fois entré dans celui-ci, je la vis rejoindre la salle de bains et en ressortir assez rapidement, juste habillée de dessous affriolants. Elle rejoignit la chambre, sans me dire un mot. Je passai à mon tour dans la salle de bains et entrai dans la chambre, nu comme un ver. Elle était déjà couchée et semblait dormir. Je me glissai à ses côtés, voulus la prendre dans mes bras pour la caresser… mais elle n’était plus qu’une masse inerte et semblait bien décidée à le rester ! Je n’avais plus qu’à dormir. Plus d’une fois, durant la nuit, j’essayai de raviver ce corps, mais sans succès. C’était comme si je n’existais pas.
Il était encore tôt lorsque je la sentis se lever, sans un geste pour moi. Mon ouïe me permit ensuite de deviner qu’elle prenait une douche dans la salle de bains. Je m’étais résigné. De toute évidence, ce n’était pas pour cette fois. Encore fatigué, je continuai à somnoler en rêvant à d’autres nuits, plus chaudes.
Perdu dans mes rêves et engoncé dans un demi-sommeil, il me sembla sentir des mouvements sur le matelas. Je n’y prêtai guère d’attention alors que je me remémorais les quelques nuits brûlantes que j’avais passées avec la mariée. Je ne compris pas tout de suite ce qu’il m’arrivait. Dans mes rêves, je revivais les baisers passionnés de la mariée, mais ceux-ci me semblaient plus appuyés et plus parfumés qu’ils ne l’avaient été en réalité.
Je mis un certain temps pour me rendre compte de la réalité. Je continuais à « embrasser » dans mes rêves, mais je sentais bien que ma langue avait fort à faire. D’un autre côté, la bouche que j’embrassais semblait se déplacer plus que de coutume, s’appuyant parfois fortement sur mes lèvres. Mais était-ce une bouche ? Étaient-ce des lèvres ? C’étaient les miennes, mais je dus me rendre à l’évidence : j’étais en train d’embrasser goulûment l’intimité la plus intime de la belle qui ne m’avait jusque là manifester aucune marque d’affection. Elle s’était agenouillée au-dessus de ma tête et lovait sa grotte délicate avec insistance sur ma bouche pour se laisser ravir par ma langue. Celle-ci ne demandait que ça ! Lorsque je compris enfin ce qui se passait, j’entrai pleinement dans cette sublime réalité et je m’abreuvai à cette source qui s’offrait à moi. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’elle s’appuyât lourdement sur ma bouche secouée par des spasmes magiques. Ce furent les premiers, mais pas les derniers.
À peine remise de ses émotions (je ne suis pas sûr que je l’étais des miennes), elle se retourna – continuant à présenter à ma bouche ses lèvres intimes – et enroba de la sienne mon soleil de nuit, peu habitué à briller en matinée. La sensation était délicieuse. Pourtant, j’eus l’impression qu’elle était plus concentrée sur son propre plaisir que sur le désir de faire naître le mien. Avec le recul, je crois qu’elle ne faisait que temporiser en ce qui me concerne, tout en s’activant avec insistance pour jouir pleinement de l’abonnement au plaisir qu’elle avait décidé de s’octroyer.
Elle me fit ainsi découvrir une nouvelle fois cet art mystérieux et typiquement féminin de pouvoir conduire et maîtriser le rythme amoureux jusqu’au moment où la femme rejoint le nirvana sans jamais laisser l’homme exploser de plaisir. Elle m’emmena ainsi vers des sommets progressifs où je croyais chaque fois atteindre le septième ciel. Elle y arrivait chaque fois avant moi, en profitait pleinement, puis se mouvait délicatement et recouvrait de ses lèvres mon volcan pour en retarder l’éruption tout en maintenant la lave active.
Je ne sais plus trop dans quelle position nous étions lorsque je sentis que cette fois je ne pourrais résister. Elle le sentit aussi, se retira de mon membre, et l’engouffra littéralement dans sa bouche afin de ne perdre aucune goutte de mon plaisir. Ce fut un jaillissement suprême. J’étais entièrement cette sève qui giclait dans cette bouche accueillante et chaude. Mon cri de jouissance n’eut d’égal que sa ferveur à se délecter de mon sang.
Lorsque nous reprîmes nos esprits, je la regardai. Elle était belle et lumineuse. Ses yeux pétillaient. Elle rapprocha ses lèvres des miennes. C’était la première fois que je les découvrais. Nous nous donnâmes un long et langoureux baiser. C’était le premier, mais pas le dernier. Elle me susurra alors à l’oreille « J’adore les petits déjeuners. Veux-tu en partager avec moi ? ».
C’est lors du mariage d’amis communs que nous nous étions retrouvés. La mariée était une de mes anciennes maîtresses et je crus comprendre que le marié devait avoir connu le même type de relation avec celle qui était - ô miracle - ma voisine de table. J’eus donc tout le temps qu’il fallait pour mieux l’approcher et nous apprivoiser. Lorsque la soirée se termina, je lui proposai de la raccompagner. Elle accepta et en fit de même lorsque je lui demandai si je pouvais visiter son appartement.
Une fois entré dans celui-ci, je la vis rejoindre la salle de bains et en ressortir assez rapidement, juste habillée de dessous affriolants. Elle rejoignit la chambre, sans me dire un mot. Je passai à mon tour dans la salle de bains et entrai dans la chambre, nu comme un ver. Elle était déjà couchée et semblait dormir. Je me glissai à ses côtés, voulus la prendre dans mes bras pour la caresser… mais elle n’était plus qu’une masse inerte et semblait bien décidée à le rester ! Je n’avais plus qu’à dormir. Plus d’une fois, durant la nuit, j’essayai de raviver ce corps, mais sans succès. C’était comme si je n’existais pas.
Il était encore tôt lorsque je la sentis se lever, sans un geste pour moi. Mon ouïe me permit ensuite de deviner qu’elle prenait une douche dans la salle de bains. Je m’étais résigné. De toute évidence, ce n’était pas pour cette fois. Encore fatigué, je continuai à somnoler en rêvant à d’autres nuits, plus chaudes.
Perdu dans mes rêves et engoncé dans un demi-sommeil, il me sembla sentir des mouvements sur le matelas. Je n’y prêtai guère d’attention alors que je me remémorais les quelques nuits brûlantes que j’avais passées avec la mariée. Je ne compris pas tout de suite ce qu’il m’arrivait. Dans mes rêves, je revivais les baisers passionnés de la mariée, mais ceux-ci me semblaient plus appuyés et plus parfumés qu’ils ne l’avaient été en réalité.
Je mis un certain temps pour me rendre compte de la réalité. Je continuais à « embrasser » dans mes rêves, mais je sentais bien que ma langue avait fort à faire. D’un autre côté, la bouche que j’embrassais semblait se déplacer plus que de coutume, s’appuyant parfois fortement sur mes lèvres. Mais était-ce une bouche ? Étaient-ce des lèvres ? C’étaient les miennes, mais je dus me rendre à l’évidence : j’étais en train d’embrasser goulûment l’intimité la plus intime de la belle qui ne m’avait jusque là manifester aucune marque d’affection. Elle s’était agenouillée au-dessus de ma tête et lovait sa grotte délicate avec insistance sur ma bouche pour se laisser ravir par ma langue. Celle-ci ne demandait que ça ! Lorsque je compris enfin ce qui se passait, j’entrai pleinement dans cette sublime réalité et je m’abreuvai à cette source qui s’offrait à moi. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’elle s’appuyât lourdement sur ma bouche secouée par des spasmes magiques. Ce furent les premiers, mais pas les derniers.
À peine remise de ses émotions (je ne suis pas sûr que je l’étais des miennes), elle se retourna – continuant à présenter à ma bouche ses lèvres intimes – et enroba de la sienne mon soleil de nuit, peu habitué à briller en matinée. La sensation était délicieuse. Pourtant, j’eus l’impression qu’elle était plus concentrée sur son propre plaisir que sur le désir de faire naître le mien. Avec le recul, je crois qu’elle ne faisait que temporiser en ce qui me concerne, tout en s’activant avec insistance pour jouir pleinement de l’abonnement au plaisir qu’elle avait décidé de s’octroyer.
Elle me fit ainsi découvrir une nouvelle fois cet art mystérieux et typiquement féminin de pouvoir conduire et maîtriser le rythme amoureux jusqu’au moment où la femme rejoint le nirvana sans jamais laisser l’homme exploser de plaisir. Elle m’emmena ainsi vers des sommets progressifs où je croyais chaque fois atteindre le septième ciel. Elle y arrivait chaque fois avant moi, en profitait pleinement, puis se mouvait délicatement et recouvrait de ses lèvres mon volcan pour en retarder l’éruption tout en maintenant la lave active.
Je ne sais plus trop dans quelle position nous étions lorsque je sentis que cette fois je ne pourrais résister. Elle le sentit aussi, se retira de mon membre, et l’engouffra littéralement dans sa bouche afin de ne perdre aucune goutte de mon plaisir. Ce fut un jaillissement suprême. J’étais entièrement cette sève qui giclait dans cette bouche accueillante et chaude. Mon cri de jouissance n’eut d’égal que sa ferveur à se délecter de mon sang.
Lorsque nous reprîmes nos esprits, je la regardai. Elle était belle et lumineuse. Ses yeux pétillaient. Elle rapprocha ses lèvres des miennes. C’était la première fois que je les découvrais. Nous nous donnâmes un long et langoureux baiser. C’était le premier, mais pas le dernier. Elle me susurra alors à l’oreille « J’adore les petits déjeuners. Veux-tu en partager avec moi ? ».
dimanche 18 mars 2012
Retrouvailles entre hommes
Nous étions une dizaine de copains d’études à nous retrouver chez l’un d’entre nous. Il avait réussi, comme on dit, et habitait une bien jolie maison perdue dans les bois. Il nous avait invités pour un week-end souvenir, entre hommes. Sauf qu’il était marié et que sa femme était bien jolie, tout en étant d’une timidité assourdissante.Je ne sais si elle avait ou non reçu des instructions en ce sens, mais si elle nous avait accueilli avec politesse lors de notre arrivée, nous ne l’avions plus vue ensuite. C’étaient vraiment des retrouvailles entre mecs !
Après une nuit de folie où nous avions passé notre temps à refaire le monde tout en vidant quelques bouteilles, nous étions pour la plupart partis faire une balade dans la propriété de notre hôte. J’avais un peu la tête dans le cirage et après quelques centaines de mètres, je décidai de rentrer dans la maison espérant y trouver une aspirine quelconque ! Je ne faisais guère de bruits, mais lorsque j’entrai dans le salon, je fus stupéfait d’en entendre certains reconnaissables entre tous. Il y avait de l’amour dans le coin. Je ne tardai pas à découvrir le corps nu du plus timide de mes amis. Visiblement, il labourait de belles terres, dont je ne voyais que les jambes fines et les bras enserrant son cou. Je crus reconnaître les pieds de notre hôtesse, mais je n’en étais pas sûr, car je n’avais fait que les entrevoir. En tout cas, ces deux-là avaient l’air de prendre beaucoup de plaisir à cette rencontre impromptue.
Le spectacle était joli, mais j’avoue que je cherchais avant tout de l’aspirine et je continuai mon chemin. Je finis par en trouver dans la salle de bains et m’en allai en attendre les effets en m’allongeant sur mon lit. Lorsque je me sentis mieux, je descendis vers le salon. Les amis n’étaient pas encore rentrés, mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir exactement au même endroit les mêmes jambes délicates avec les mêmes pieds que je reconnaissais maintenant avec certitude et les mêmes bras enserrant cette fois le cou d’un autre copain que je savais spécialement enclin à la chose.
Je sortis et j’essayai de retrouver les autres, sans succès. Je revenais chaque fois vers le salon où je découvrais inexorablement les mêmes jambes et les mêmes bras de notre hôtesse serrant contre elle un corps nu qui, lui, n’était jamais le même.
Lorsque, enfin, je retrouvai mes amis, le compte était là : il y avait notre hôte et puis les huit autres comparses dont j’étais sûr d’avoir vu la raie anale vibrer au rythme des convulsions de notre hôtesse. Lorsqu’il me vit, notre hôte s’exclama : « Mais où étais-tu ? Chacun de nous t’a cherché, en vain ! J’ai moi-même fouillé chaque buisson du jardin ! ».
Nous partageâmes un dernier repas, toujours entre hommes. Lorsque nous nous apprêtâmes à rentrer chacun chez nous, la charmante épouse de notre hôte surgit d’on ne sait où. Je n’eus aucune difficulté à identifier ses jambes si délicates et ses pieds d’une pureté exemplaire. Elle se laissa altièrement baiser la main par chacun de mes camarades qui prenaient congé de nos hôtes, mais lorsque ce fut mon tour, elle approcha son visage du mien pour me faire la bise. Je l’entendis alors murmurer : « Il me semble que nous n’avons pas pu faire plus ample connaissance. Il faudra que vous reveniez ! ».
samedi 25 février 2012
Le corps d’une fée
Je n’avais jamais oublié les doigts de cette fée qui m’avaient transporté au-delà de l’extase, un jour que je m’étais aventuré dans ce salon de massage pourtant tout à fait conventionnel. Il m’arrivait souvent d’y repenser et, chaque fois, je sentais gonfler cette partie de moi qu’elle avait su si bien apprivoiser. C’était comme si elle me massait encore, avec cette même sensualité électrique.Repassant une nouvelle fois devant ce salon – était-ce un hasard ? – je ne pus résister à l’appel. Je savais que j’avais peu de chance de retrouver la même masseuse dont je n’avais d’ailleurs pas pu voir le visage ni quoi que ce soit d’autre. Je ne connaissais que ses doigts, alors qu’elle connaissait tout de moi. Sans trop d’espoir, j’entrai à nouveau dedans la chambre de massage et me couchai sur la table, en veillant à recouvrir mes fesses de la serviette qu’on m’avait donnée à cet effet. L’ambiance était douce. Lumière tamisée. Senteurs d’Orient. Musique relaxante.
Quelqu’un entra dans la pièce, sans bruit. Je m’attendais à sentir des mains parcourir mon corps, mais ce ne furent que des doigts qui déambulaient assez rapidement et légèrement, des pieds à la tête, de celle-ci au bout de mes bras. Cela dura quelques minutes. Je ne savais pas si ces pas de doigts me détendaient ou au contraire m’attisaient. En tout cas, tous mes sens étaient mis en éveil par ce traitement étonnant. J’entendis alors un murmure. Sa bouche était juste à côté de mon oreille. C’est à peine si je compris ce qu’elle me susurrait : « Levez-vous ! À votre tour ! ». Lorsqu’elle me répéta ces mots, je décidai de me lever. J’eus à peine le temps de me mettre debout et de me retourner pour la voir qu’elle était déjà couchée sur la table.
Je découvris un corps de rêve, nu, disponible, mais sans visage. Sa peau était ambrée. Ses épaules délicates descendaient vers un creux des reins ciselé de manière parfaite. La courbe repartait alors pour découvrir deux monts jumeaux d’une rondeur irréprochable, séparés par un sillon harmonieux. Au pied des monts, deux jambes inouïes, dont le galbe impeccable invitait à la caresse.
Ne sachant que trop faire, je ne résistai pas à cette invitation. Je laissai couler quelques gouttes d’huile sur ces jambes que je commençai à masser. Je n’ai aucune science à cet égard, mais ayant pu plus d’une fois bénéficier de tels traitements, je me sentais à même de rendre la pareille.
Mes doigts parcoururent donc – avec fermeté et sensualité – ce corps de rêve. Je commençai par les jambes pour remonter vers les épaules et redescendre de celles-ci vers la courbure des reins. Mes passages sur ses fesses n’étaient au début que furtifs, mais la chair y semblait si accueillante que je commençai petit à petit à m’y attarder, sans vraiment m’en rendre compte.
À force de caresser ces hauteurs envoûtantes, le sillon qui les sépare s’élargissait singulièrement pour laisser apparaître un délicat cratère qui semblait recouvrir un volcan, ainsi qu’un sillon plus court mais plus profond qui luisait ardemment. Je n’avais plus trop le contrôle de mes doigts qui étaient de plus en plus attirés par ces deux orifices. D’ailleurs, plus ils s’y aventuraient, plus le corps entier que je massais semblait frémir d’aise.
De mon côté, étant nu moi-même, je ne pus m’empêcher de constater que ma hampe était désormais fièrement dressée. Je n’y accordai que peu d’importance. L’accueil que recevaient mes doigts dans leur découverte intime était tel que toute ma concentration s’y délectait. J’explorais des grottes désormais pleinement ouvertes. L’huile de massage se mélangeait à des fluides bien plus magiques. Surtout, je sentais combien à chaque petit mouvement aussi localisé que précis, le corps entier semblait s’embraser. Alors que mes doigts s’insinuaient encore un peu plus loin pour croiser ces deux univers en feu, ce corps mystérieux fut pris d’une véritable transe, accompagné d’un feulement étrange. Je ne savais plus que faire. Je le sus moins encore quand le calme revint me permettant de contempler à nouveau toutes ces courbes exquises.
Elle semblait maintenant dormir. La musique s’était arrêtée. Je me rappelai alors qu’on reste toujours seul une fois que le massage est fini, pour redescendre sur terre à son propre rythme. Je caressai une dernière fois la courbe de ses reins et ses épaules. J’allai me rhabiller et quittai ce lieu mystérieux sans parler à personne. Ma propre excitation avait disparu d’un point de vue physique, sans avoir pu exploser, mais mentalement j’étais maintenant en tension extrême. Et c’était délicieux.
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