jeudi 14 août 2014

Caresse-la

Elle m’avait dit : « Caresse-la pour moi, s'il te plaît... ». Elle me parlait de plaisir partagé, de souvenirs de lèvres qui se font douces et roses et rondes, prêtes au plaisir.

Nous étions loin l’un de l’autre, mais le désir était proche de l’une comme de l’autre. Il nous fallait bien le vivre d’une manière ou d’une autre. L’autre, celui ou celle qu’on imagine, qu’on fantasme, qu’on désire, qu’on construit… Sans plus trop savoir si son existence est réelle ou non, si son corps ressent vraiment ces frissonnements qui font vibrer et gonfler les morceaux de vie qui nous animent. L’autre qui existe quelque part, mais sans réalité concrète présente.

C’est ainsi que des caresses virtuelles s’échangent, que des baisers langoureux s’imaginent, que des effleurements furtifs parcourent l’échine de corps sans réelle existence. Comme si la vie pouvait s’arrêter et s’offrir le rêve d’une nuit.

Alors, perdue elle-même dans ce rêve, elle m’avait dit : « Caresse-la pour moi, s'il te plaît... ». Je n’ai pu que lui obéir.

mardi 5 août 2014

Audace digitale

Et ce moment où les doigts osent – enfin – se faufiler dans la petite culotte, sans sentir la moindre résistance, que du contraire.

Il en faut parfois du temps et de la patience pour en arriver là. Et surtout beaucoup de tendresse. Commencer par caresser les cheveux, puis le cou. Doucement. Tendrement. Remonter lentement vers la joue toute douce, s’y attarder et oser déjà une légère caresse d’un doigt furtif sur les lèvres de la belle, juste pour savoir si elle recule devant cette première approche plus directe.

Continuer ces mouvements onctueux pour apprivoiser la peut-être future partenaire. Lui parler. L’écouter. La faire sourire. Lui sourire. Et petit à petit étendre la zone de caresses. Lorsqu’elle autorise un passage au-dessus de ses seins, se rapprocher d’elle et l’entourer d’un bras autant protecteur que baladeur.

Si la confiance s’est installée, oser alors glisser sa main dans le chemisier pour enrober un sein, d’abord à l’extérieur de son soutien, en s’attardant un peu, pour ensuite sourdre sur la peau directe de ce merveilleux volume et se délecter du gonflement du téton, annonce d’un éventuel consentement. Souvent, c’est à ce moment que les lèvres se rencontrent vraiment, si ce n’était déjà fait.

L’exploration devient alors plus rapide, tout en respectant le rythme de la dame : son corps donne alors tous les signes qui permettent d’avancer, de reculer, de s’attarder, de s’aventurer. Le chemisier tombe, suivi du couvercle de ses seins, tendrement embrassés et caressés.

Les doigts explorent aussi maintenant les cuisses recouvertes d’un vêtement qui ne résiste pas trop longtemps pour disparaître on ne sait trop comment. Il ne reste plus qu’un seul bout de tissu, minuscule, fragile, dernier obstacle vers le paradis.

Et ce moment où les doigts osent – enfin – se faufiler dans la petite culotte, sans sentir la moindre résistance, que du contraire.

La main de l’autre accompagne cette intrusion, comme pour montrer son accord explicite. Mais les doigts découvrent rapidement un accord plus implicite, bien plus puissant. Qu’ils rencontrent une douce toison, naturelle ou taillée, ou encore un terrain tout à fait défriché, ils se laissent guider par la tendre chaleur de la fente halitueuse.

La suite vient alors toute seule, en délectable prolongement de ce moment où les doigts ont – enfin – osé se faufiler dans la petite culotte, sans sentir la moindre résistance, que du contraire.

jeudi 31 juillet 2014

Soif d’amour


Tu étais en train de lire au soleil, laissant ta peau se dorer doucement. Tu étais belle. J’avais envie de toi, mais tu étais concentrée sur ton livre. Il faisait chaud. Je sentais toute cette chaleur monter en moi. Il fallait me rafraîchir. J’ai plongé dans la piscine, entièrement nu comme à mon habitude. Cette sensation de totale liberté me remplit toujours d’aise.

J’ai vu que tu te levais de ton bain de soleil, que tu rentrais dans la maison, que tu en sortais drapée dans ta serviette de bain. Tu étais encore plus belle. Je t’ai vue lâcher ta serviette et te découvrir entièrement nue. Ta beauté m’éblouissait. Tu es entrée dans l’eau, tu as nagé quelque peu… et tu t’es rapprochée de moi. Très rapprochée.

J’ai caressé tes seins nus. Ils frémissaient. J’étais aux anges. Mes caresses ont continué, tout en se hasardant en d’autres territoires. C’était toi, cette fois, qui frémissais. Mes doigts exploraient ton antre d’amour, sans trop savoir ce qui la rendait humide et chaude alors que nous étions dans l’eau suave. Je ne me posais moi-même pas trop de questions, tout occupé à partager ton baiser passionné.

Dans des mouvements lents, au gré de l’eau, j’ai senti ma hampe se rapprocher de plus en plus de ta grotte profonde pour finir par la pénétrer. C’était bon. Nous nous sommes alors mus, au rythme de notre amour et de l’eau. Celle-ci ne permettait pas trop de folies, mais elle contribuait à resserrer tes muqueuses autour de ma plus belle extension. C’était merveilleux.

Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi à aller et à venir l’un vers l’autre dans de douces sensations. C’était sublime. Mais je sentais bien que la lenteur forcée par l’eau ne m’emmènerait pas cette fois vers l’explosion finale. Ta grotte profonde m’accueillait pleinement, mais l’envie d’en découvrir une autre se fit petit à petit plus pressante.

Je ne sais trop comment, nous avons traversé la piscine, fichés l’un en l’autre, jusqu’à l’échelle. Je me suis détaché de toi, non sans sentir un nouveau frémissement. J’ai gravi un ou deux échelons, jusqu’à ce que mon membre soit à hauteur de ta bouche. J’ai vu celle-ci se rapprocher et embrasser mon plus beau trésor. J’ai vu tes lèvres s’ouvrir pour me recevoir. Je les ai vues entamer un doux mouvement, m’enserrant amoureusement. J’étais au bord de défaillir.

Rapidement, je sus que le point de non-retour était atteint. J’allais exploser. C’était prodigieux. Tu continuais à me lover, entièrement abandonnée à cette caresse si intime. J’explosai enfin. Pour la première fois, ta bouche ne me quitta pas, faisant ainsi connaissance de ma semence. Tes lèvres et ta langue m’achevaient complètement, non sans frémissement. Tu me lâchas enfin, me regardant fixement, dans un sourire complice. Nos lèvres s’unirent pour clôturer cet échange. C’était unique.

samedi 20 juillet 2013

Détour

Il y a quelques jours, j’étais seul, sans trop savoir que faire. J’ai téléphoné à un copain que je n’avais plus vu depuis longtemps. Assez rapidement, il m’a dit « Rejoins-moi. C’est l’anniversaire de Sonia. Elle m’a invitée et je suis sûr qu’elle sera ravie de te voir ». Je ne connais pas bien Sonia, mais je l’ai rencontrée quelques fois. Jolie blonde, elle ne semblait pas avoir d’attache précise, mais était toujours accompagnée. Je n’avais rien d’autre à faire et j’ai accepté. C’était peut-être l’occasion d’une belle rencontre.

Lorsque nous sommes arrivés chez Sonia, il n’y avait en fait personne, mais la porte était ouverte. Sur la table de son salon, il y avait une photo de Sonia, très souriante, sur laquelle elle avait écrit « Je suis à la salle de bains. Venez ».

Mon copain manifesta son enthousiasme par un succulent « Super, on y va ! ». Je le suivis. Il connaissait visiblement les lieux et nous arrivâmes dans la salle de bain. Le spectacle que je vis ne me laissa pas indifférent, me subjugua même. Sonia était aussi nue que possible… et elle avait un corps magnifique. Elle était assise, visiblement empalée dans un homme que je ne connaissais pas, tenant pas la main le membre tendu d’un autre inconnu et dégustant celui d’un troisième, qu’il me semblait vaguement connaître et qui semblait transporté au septième ciel par cette caresse buccale que je devinais divine. Sur le côté, un quatrième homme jouissait de la vue offerte par cette vestale ignorée en triturant son membre tout aussi rigide. Mon copain se retourna vers moi avec un regard en feu, me faisant signe de me déshabiller et de rejoindre la fête.

Je restai tétanisé. J’avais déjà vu de telles scènes dans de chaudes vidéos. Mais je n’aurais jamais imaginé que cela pouvait exister dans la vraie vie. Et pourtant, le spectacle se déroulait devant moi, tous les acteurs jouissant ostensiblement du moindre mouvement. Mon copain était déjà nu, ses mains saisissant vigoureusement les seins magnifiques de Sonia. La bouche de celle-ci abandonna ce qui l’occupait pour s’engouffrer dans celle de mon copain. Ce mouvement lui permit de m’apercevoir. Je vis ses yeux s’enflammer, comme une invitation à la rejoindre.

Je regardai une dernière fois cet amas de corps, débordant de sensualité, et m’en allai, sans me retourner. Décidément, ce n’était pas pour moi. De toute évidence, ils étaient tous les six très excités par cette explosion torride. Non seulement, je ne voyais pas très bien comment j’y trouverais ma place, mais de plus la seule chose qui me poussait à rester n’était qu’un côté bestial dans lequel je ne me reconnaissais pas.

Je suis parti me promener le long des quais déserts où j’ai pu retrouver un certain calme. Je m’assis sur un banc isolé. Alors que je laissais vagabonder ma pensée, je vis arriver sur l’autre quai un couple. De loin, ils ne semblaient pas extraordinaires, ni beaux ni laids. Quelconques. Ils se sont arrêtés soudain et se sont embrassés en toute simplicité. La complicité toute simple de ce couple banal, mais amoureux, fit monter la tension dans mon ventre. À ce moment, j’aurais donné beaucoup de mes conquêtes pour me trouver dans les bras chaleureux de cette femme ordinaire, mais qui offrait à son homme tout aussi ordinaire le bien le plus précieux : sa tendresse.

lundi 8 juillet 2013

Les quatre mains de deux fées

La journée avait été longue et stressante. Sur le chemin du retour, je passai devant ce salon de massage qui m’avait déjà valu deux aventures extraordinaires : être transporté au septième ciel grâce aux doigts d’une fée  et conduire le corps d’une fée là où le plaisir ne se nomme même plus, tant il se vit.

N’ayant pas hésité très longtemps à pousser la porte d’entrée, je me retrouvai en face de deux jeunes blondes sublimes qui m’adressèrent leur plus joli sourire. L’une me dit qu’elle ne croyait plus me revoir, alors que l’autre ajouta que jamais elle ne m’oublierait ! J’étais étonné, car j’avais toujours pensé qu’il ne s’agissait que d’une seule et même fée ! Voilà qu’elles étaient deux, visiblement ravies de me revoir.

Elles me prirent chacune une main et me conduisirent dans une des salles feutrées. Sans hésiter, elles me déshabillèrent et m’invitèrent à me coucher sur la table de massage. L’une d’elles glissa discrètement une serviette blanche au milieu de mon corps, me demandant bien ce que celle-ci pouvait encore leur cacher.

À peine étendu, le mirage se concrétisa. Quatre mains. Elles virevoltaient, ralentissaient, s’attardaient, repartaient en course folle, couraient le long des muscles, se coordonnaient, créaient le mouvement, creusaient la détente, ouvraient des chemins, se reposaient, s’étiolaient bientôt, disparaissaient.

Quatre mains. Mon cerveau était mis à dure contribution. Il ne pouvait plus gérer ces sollicitations multiples. Était-ce à gauche que le corps laissait étendre le mouvement ? Ou était-ce plutôt à droite que le mouvement rejoignait la torpeur du corps ? Fallait-il se concentrer sur l’impulsion au creux du dos ou sur cette pulsion au détour du cou ? Comment garder le contrôle de ces appels à la détente qui étaient partout à la fois ? Fallait-il encore garder le contrôle ? Ne plus penser. Accepter de se lâcher. N’être plus qu’un relâchement furtif, incapable de prouver son existence.

Soudain, sentir ces quatre mains se saisir de mon membre encore flasque, rapidement dressé sous ces caresses coordonnées. Alors que deux mains se pressaient à la base de mon existence, jouant avec mes boules, les deux autres mains exaltaient la pointe extrême de ma lance fièrement dressée. Mais les mains alternaient entre elles, me rendant incapable de savoir laquelle m’excitait le plus.

Ne sachant plus où j’étais, je sentais simplement la sève monter de plus en plus. C’est alors que j’entendis un chuchotement au creux de mon oreille : « Je peux ? ». Je n’eus pas le temps de répondre à une question dont j’ignorais complètement la signification. Je sentis un fourreau chaud et ruisselant se laisser glisser tout au long de mon membre dur et droit et entamer un doux mouvement de va-et-vient, combiné à des contractions irrégulières. Je commençais à m’y habituer lorsque je pris conscience que les sensations avaient changé et que je devais sans doute pénétrer une autre antre. Durant toute cette valse, je continuais à sentir ces quatre mains me parcourir le corps m’empêchant de ne me concentrer que sur mon plaisir central.

Mes deux fées étaient démoniaques. Elles se relayaient dans des mouvements d’une souplesse et d’une profondeur subtiles. À ce jeu, je finis par éclater, sans avoir aucune conscience de ce qui se passait.

Je me retrouvai seul, nu, recouvert de cette huile chaude et odorante. Il me fallut plusieurs minutes pour petit à petit retomber sur terre. Je pris une douche et rejoignis la salle d’accueil. Elle était vide. Je m’en allai, la tête encore dans les étoiles, le corps entièrement détendu. Je connaissais désormais intimement deux fées. Allais-je les revoir ?

mercredi 3 juillet 2013

En toute amitié

Notre amitié est profonde et intime. Il y a peu de choses dont nous ne nous sommes pas parlé. Nous sommes chacun pour l’autre un livre ouvert qui se laisse dévorer en toute complicité.

Nous ne nous voyons pas très souvent. Nous avons chacun nos vies bien éloignées l’une de l’autre, mais bien remplies de passions, d’amour, de rencontres, d’émerveillement. Aussi, lorsqu’une occasion se présente de se voir en vrai, nous essayons de la saisir, que ce soit pour une heure, pour deux heures ou pour un peu plus longtemps.

C’était le cas ce soir-là. Nous avons dîné ensemble, discutant de tout et de rien, pour le plaisir de partager. Nous avions encore des tas de choses à nous dire. Nous nous sommes retrouvés chez moi pour parler, rire et bavarder. Le temps a passé. Il était tard. Assez logiquement, nous avons décidé que tu resterais pour la nuit.

Nous nous sommes préparés pour dormir. Tout aussi logiquement, nous nous sommes retrouvés enlacés pour continuer à partager nos rêves et nos émois. Pour échanger, aussi, quelques caresses. L’âme en paix. Nous savions bien que c’était notre amitié qui nous réunissait et qu’il n’y avait pas de raison d’explorer d’autres territoires. Même si, en toute logique, nos corps étaient désormais nus, complices l’un de l’autre.

Nous avons dormi. Notre sommeil était sans doute plus éveillé que d’habitude. Nous sentions bien que nous dormions ensemble, peut-être pour la seule fois de notre vie.

Lorsque la lumière matinale entra dans la chambre, je sentis ton corps se rapprocher du mien. Je sentis tes doigts se balader sur mon torse, bientôt remplacés par tes lèvres. Je sentis ta bouche enrober mon trésor et le transformer doucement en lance tendue. Je sentis ta langue titiller mon gland découvert. Je sentis tes mains triturer mes bourses épanouies. Je sentis ta chaleur m’envahir sereinement. Je n’osais pas bouger. Je sentais que ton seul désir était mon plaisir. Il vint, délicieusement absorbé par ta gorge chaude et humide. Tu savais combien mon bonheur était immense en ce moment de complicité ultime.

Nous restâmes enlacés quelques instants encore. Tu m’avais emporté dans ces territoires merveilleux de la carte du Tendre. J’en jouissais encore. Je savais que je ne t’avais pas rendu la pareille. Je m’en voulais, un peu, pas trop. Je savais aussi que tu m’avais donné ce que tu voulais.

Tu es partie, trop vite. Je suis resté, trop maladroit. Nous avons gardé ce moment, comme un trésor unique, partagé en toute amitié.

samedi 1 septembre 2012

Découverte délicate

Disons les choses comme elles sont, ou plutôt comme elles étaient : je ne sortais avec elle que parce que nos moments charnels étaient d’une force incommensurable. Elle semblait à tout moment prête à tout. Ce n’était même pas qu’elle fusse « disponible ». Non, elle en voulait, bien plus que moi à dire vrai ! Aussi, nous ne nous voyions que par intermittence. Je ne me faisais aucune illusion sur sa vie quand nous n’étions pas ensemble, mais elle m’avait quand même confié la clef de son appartement, ce qui était quand même une certaine preuve de confiance.

Une après-midi donc, alors que nous n’avions rien de prévu et que je m’ennuyais au travail, je me suis mis en tête de faire un tour chez elle. Si par chance elle était là, nous pourrions sans doute passer un bon moment.

Elle était là, mais visiblement pas seule. Dès que je fus entré, j’entendis de doux gémissements. Je m’approchai en silence et je fus quelque peu étonné par le spectacle. Dans le salon, adossée au canapé, elle était en train d’embrasser et de caresser une magnifique blonde que je n’avais jamais vue. Non seulement je n’avais jamais vraiment assisté à des amours lesbiennes, mais de plus je n’aurais jamais imaginé que ma magnifique brune puisse apprécier celles-ci, elle qui m’avait toujours semblé véritablement obsédée par mon membre le plus précieux.

Le spectacle était – je dois bien l’avouer – assez excitant, tout autant que mystérieux. N’ayant pas vraiment une vocation de voyeur, je me surpris quand même à prendre plaisir à regarder ces deux jeunes femmes se trémousser et se délecter l’une de l’autre. Alors que mon amie s’était toujours montrée volontaire et entreprenante, elle semblait ici se laisser aller dans des mouvements lents et profonds. Je la voyais aussi en pleine extase. Bien plus profonde, me semblait-il, que celle à laquelle je pensais l’amener, parfois.

Ce qui devait arriver arriva. Alors que je contemplais la danse intime de ces deux corps féminins, son regard croisa soudain le mien. Son visage lumineux s’éclaira alors encore plus. Elle me sourit et je vis sa main se tendre vers moi. Visiblement, elle m’invitait à les rejoindre. Je m’approchai timidement, ne sachant que trop faire. Je n’eus en réalité rien à faire. Elle s’occupa – comme d’habitude – de tout. Elle libéra rapidement ma merveille et je sentis une bouche chaude enrober celle-ci. Les mouvements de lèvres et de langue qui m’assaillirent ne me semblaient pas connus : en regardant de plus près ce qui m’arrivait, je compris que c’était la bouche de son amie qui m’accueillait dans son intimité. C’était délicieux, mais je sentais des mouvements timides, maladroits, hésitants.

J’étais entré dans la danse et je voulais y rester, y prendre un rôle actif. Je me mus subtilement et assez rapidement pénétrai avec ravissement l’antre secrète de mon amie. Visiblement, celle-ci était ravie, tout en embrassant avec fougue l’entrée de la grotte de son amante. J’essayai plus d’une fois de me frayer un chemin vers celle-ci, mais à chaque fois, d’un mouvement délicat, elle s’arrangeait pour l’éloigner de mes ardeurs, tout en m’enveloppant de sa bouche avec une maîtrise de plus en plus grande, souvent rejointe par celle de ma belle. C’était clair : il n’était pas question que j’entre dans son intimité fondamentale, alors même que je pouvais m’épanouir dans sa bouche ou dans les creux mélodieux de mon amie.

Plus d’une fois, elles éclatèrent de plaisir. Cela finit aussi par m’arriver. J’étais dans la bouche de cette femme inconnue, mais elle me sentit arriver et dirigea délicatement mes expressions vers le ventre de ma compagne qui en profita pour m’embrasser d’un baiser profond et vivace.

Le temps s’était écoulé avec une vitesse désolante : regardant ma montre, je dus me décider à me rhabiller et à retourner à mon travail. J’embrassai encore ma maîtresse, puis je regardai celle qui avait partagé nos jeux. Elle me tendit sa main et j'étreignis doucement celle-ci. Son regard pétillait. Elle me dit que c’était un moment merveilleux, que j’étais le premier homme qu’elle avait connu d’un peu plus près et qu’elle avait aimé ça. Elle ajouta que – peut-être un jour – on pourrait se retrouver pour découvrir d’autres jeux. Je vis de la malice dans le regard de ma compagne et beaucoup de tendresse dans celui de cette jeune femme délicate. Je n’eus ensuite de cesse que de la retrouver !

dimanche 19 août 2012

Mélanges

Au début de l’été, j’ai rencontré une belle rousse. Elle était sans attache, moi non plus. Nous avons rapidement harmonisé nos fluides, tant mentaux que physiques. C’était bien.

Elle aimait les rites. Elle faisait l’amour tous les jours. Le matin, c’est elle qui venait éveiller mes sens jusqu’au moment où je me déversais en elle. Le soir, elle préférait que je la titille. Elle se laissait alors renverser dans tous les sens et c’était absolument merveilleux. Cela finissait de diverses manières, mais elle aimait me prendre une dernière fois en bouche pour une dernière caresse, avant de s’endormir comme une masse dans mes bras. Avant de reprendre sa délicate caresse le lendemain matin.

Pendant la journée, elle vaquait à ses occupations, dont j’avoue ne pas trop m’occuper. Nos rencontres nocturnes et matinales nous comblaient d’aise.

C’est avec un certain étonnement qu’elle m’apprit jeudi dernier que nous recevrions des « amis » samedi soir. Pourquoi pas après tout ? Lorsque la sonnette tinta, elle courut ouvrir la porte. Je la vis revenir rayonnante, accompagnée d’un couple de blacks. Absolument superbes tous les deux, je me devais bien de l’avouer.

Nous fîmes rapidement connaissance et je me trouvai de nombreux atomes crochus avec Sara, brillante intellectuelle. Son compagnon Killian me semblait plus frustre, mais très sympathique et d’une bonne humeur délirante. Ma belle rousse Sandrine semblait aux anges.

Après le dessert, nous rejoignîmes les deux canapés. Sandrine s’assit naturellement à côté de Killian et – sans y réfléchir – je me retrouvai à côté de Sara. Discutant de tout et de rien, je finis par émettre l’hypothèse que Killian et Sandrine étaient déjà sortis ensemble, ce qui ne m’étonnait pas trop. J’eus à un certain moment une discussion animée avec Sara. Tout en parlant, je me dis qu’elle était vraiment belle.

Lorsque je me retournai vers Sandrine pour lui demander son avis, elle était en train d’embrasser Killian dont les fortes mains s’aventuraient vers une région que j’avais encore dévorée le matin même ! Un peu interloqué, je me retournai vers Sara qui m’adressa le plus joli des sourires et se rapprocha de moi. Alors que je me demandais encore quelle attitude adopter, je sentis sa main se caler résolument sur mon entrejambe et commencer à me caresser. J’eus à peine le temps de m’étonner que Sara accolait sa bouche à la mienne et laissait sa langue me pénétrer pour un joyeux festin auquel je ne pus que participer goulûment.

Tout se passa très vite alors. Je veux parler en termes d’habits : très rapidement, ceux-ci se retrouvèrent jetés par terre et nous nous retrouvâmes tous les quatre entièrement nus, nos corps étant lancés dans un ballet subtil. J’étais ainsi en train de découvrir tous les secrets de la bouche de Sara lorsqu’il me sembla qu’une autre bouche – dont je connaissais la finesse – enveloppait mon pilier fièrement dressé. J’ouvris les yeux pour m’apercevoir que Sandrine non contente de me fournir ses plaisirs insoupçonnables se laissait ramoner (comme on dit) son postérieur par un Killian qui visiblement en avait un bien plus puissant que le mien ! Je n’eus en réalité pas vraiment le temps de me demander quel orifice il utilisait pour faire gémir ainsi ma Sandrine adorée. En effet, dans un mouvement d’une souplesse inattendue, Sara était parvenue à dérober la bouche de Sandrine dans un baiser fougueux tout en m’empalant pour m’enrober dans un fourreau étroit mais parfaitement lubrifié. Tellement étroit que je me demandai encore dans quel orifice je venais de m’insérer.

Ces questions d’orifices furent vite dépassées. Sauf erreur de ma part – j’avoue ne pas avoir compté – mon étendard dut bien en visiter six durant ces moments intenses. Tous féminins, cela va sans dire… quoiqu’il me sembla que Killian était prêt à d’autres découvertes, mais je ne l’étais pas.

Comme il se doit dans ces cas-là, nous finîmes par exploser. Sara et Sandrine le firent plusieurs fois. Sauf erreur de ma part, Killian eut deux occasions pleines de s’épanouir, une fois dans l’antre arrière de Sara, une autre fois dans la bouche de Sandrine qui visiblement en prit pleinement son plaisir, ce qui m’étonne encore. Personnellement, je n’eus droit qu’à une extase, alors que j’étais enfiché dans le ventre de Sara et qu’elle me caressait ma rosace arrière, à moins que ce ne fut la langue de Sandrine. J’étais trop loin que pour savoir encore ce qui se passait.

Petit à petit, nous reprîmes chacun notre esprit. C’était un moment divin, où la douceur des caresses concurrençait la fraîcheur des regards.

Lorsque nos « amis » s’en allèrent, Sandrine se colla contre moi, visiblement amoureuse. Nous mîmes de l’ordre dans son appartement et, après une bonne douche, nous nous retrouvâmes dans son lit, comme chaque soir. Je regardais les étoiles virtuelles du plafond lorsque je sentis son corps nu se blottir contre moi. Elle me susurra : « Tu me fais l’amour ? ». Qu’aurais-je pu faire d’autre ?

mardi 1 mai 2012

Premier, mais…

Je lui offris du muguet. Quoi de plus naturel en ce jour ? Elle sembla ravie, mais je sentais bien que quelque chose n’allait pas. Il faut dire que notre relation n’avait rien de simple. Elle était beaucoup plus jeune que moi et très jolie. Vraiment très jolie. À chaque instant de notre rencontre, je me demandais ce qu’elle pouvait bien me trouver et pourquoi elle s’obstinait à sortir avec un « vieux » alors que sa beauté aurait suffi à attirer tous les jeunes mâles des lieux où nous nous retrouvions. C’est par hasard que nous nous étions rencontrés. Quoique je ne crois pas au hasard.

Je ne dus même pas la séduire. Tout de suite, elle s’était intéressée à moi. Cela me flattait et je m’intéressai à elle, subjugué par cette beauté. Sa jeunesse m’éblouissait, mais me retenait aussi. Je ne voulais à aucun prix être le vieux satyre fondant sur sa proie. Notre relation durait ainsi depuis longtemps sans que nous ne soyons jamais plus touchés que par d’aimables bisous de salutations, ainsi que de longs moments où nos mains s’enlaçaient activement. Elle semblait apprécier particulièrement ce contact manuel, qui – je dois bien l’avouer – me plaisait aussi. Cela me changeait de contacts corporels trop rapides et trop superficiels, sans même qu’on puisse profiter de la beauté du visage ni de la douceur d’un geste ou de la chaleur d’une main partagée.

Bref, mon bouquet de muguets lui faisait plaisir, de toute évidence, mais je sentais bien qu’en ce jour, je ne lui apportais pas ce qu’elle voulait. Prenant sa main, jouant avec celle-ci, je finis par l’interroger sur ses désirs du moment. Le simple fait de lui poser cette question transcenda son visage. Sa beauté n’avait jamais été aussi grande. Appuyant son visage contre mon épaule, elle me murmura : « Vous serez le premier, mais… ».

Tout en osant doucement, de mon autre main, caresser ce charmant visage que je n’avais jamais vu d’aussi près, j’attendais qu’elle en dise plus. Je dus attendre longtemps pour qu’elle me dise d’un seul trait que son corps n’avait jamais connu d’autre corps, qu’elle voulait connaître le mien, mais qu’elle voulait surtout ne connaître que ma main. Je serais « le premier, mais… ».

À vrai dire, ce qu’elle me susurrait m’apportait beaucoup de sérénité. Ce défi de n’être qu’une main, la première qui plus est, m’attisait tant d’un point de vue corporel qu’intellectuel. Je lui murmurai dans l’oreille que j’étais d’accord et qu’elle ne le regretterait pas.

Ce qui s’ensuivit est difficile à décrire. Et n’a d’ailleurs que peu d’intérêt. Nous nous retrouvâmes nus. Elle s’offrit entièrement à moi, du moins à mes mains. Celles-ci la parcoururent de haut en bas, de droite à gauche, d'avant en arrière. Pas une parcelle de son corps sculptural ne fut épargnée. Lorsque mes mains, après de nombreux détours, rejoignirent le centre de son corps, elles furent accueillies avec un ravissement qu’il ne me semblait pas avoir déjà connu. Son corps et mes mains ne constituaient plus qu’une seule montée vers le désir, vers le plaisir, vers l’explosion. Lorsque celle-ci survint, je fus moi-même émerveillé. Cette femme était faite pour le plaisir. Elle le savait, mais avait choisi de découvrir celui-ci par petites étapes, sans se presser, en jouissant pleinement de chaque caresse, aussi fine soit-elle. Tout en la sentant jouir sous l’impulsion de mes doigts, je me disais que j’aimerais bien être celui qui l’emporterait vers le partage total des corps.

Je ne le fus pas. Nous vécûmes encore de bons moments, tant spirituels que charnels et toujours délicieux, mais nous finîmes par nous séparer. Naturellement, sans conflit, ni haine ni remord. Simplement, notre rencontre avait rempli son rôle, à notre plus grande satisfaction. J’avais été le « premier, mais… ». Aurais-je préféré être le suivant ? Je n’en suis pas sûr en fait. Elle m’avait permis de vivre des moments merveilleux où l’éveil d’un corps apporte en lui-même toute l’éternité.

lundi 23 avril 2012

Matinale

Il faut bien l’avouer, notre première nuit fut un fiasco ! Déjà, j’avais mis longtemps à l’approcher. Nous nous étions rencontrés à plusieurs occasions. Dès la première, elle m’avait attiré. Visiblement, je ne lui étais pas indifférent, mais à chaque fois, elle s’en était allée seule et épanouie.

C’est lors du mariage d’amis communs que nous nous étions retrouvés. La mariée était une de mes anciennes maîtresses et je crus comprendre que le marié devait avoir connu le même type de relation avec celle qui était - ô miracle - ma voisine de table. J’eus donc tout le temps qu’il fallait pour mieux l’approcher et nous apprivoiser. Lorsque la soirée se termina, je lui proposai de la raccompagner. Elle accepta et en fit de même lorsque je lui demandai si je pouvais visiter son appartement.

Une fois entré dans celui-ci, je la vis rejoindre la salle de bains et en ressortir assez rapidement, juste habillée de dessous affriolants. Elle rejoignit la chambre, sans me dire un mot. Je passai à mon tour dans la salle de bains et entrai dans la chambre, nu comme un ver. Elle était déjà couchée et semblait dormir. Je me glissai à ses côtés, voulus la prendre dans mes bras pour la caresser… mais elle n’était plus qu’une masse inerte et semblait bien décidée à le rester ! Je n’avais plus qu’à dormir. Plus d’une fois, durant la nuit, j’essayai de raviver ce corps, mais sans succès. C’était comme si je n’existais pas.

Il était encore tôt lorsque je la sentis se lever, sans un geste pour moi. Mon ouïe me permit ensuite de deviner qu’elle prenait une douche dans la salle de bains. Je m’étais résigné. De toute évidence, ce n’était pas pour cette fois. Encore fatigué, je continuai à somnoler en rêvant à d’autres nuits, plus chaudes.

Perdu dans mes rêves et engoncé dans un demi-sommeil, il me sembla sentir des mouvements sur le matelas. Je n’y prêtai guère d’attention alors que je me remémorais les quelques nuits brûlantes que j’avais passées avec la mariée. Je ne compris pas tout de suite ce qu’il m’arrivait. Dans mes rêves, je revivais les baisers passionnés de la mariée, mais ceux-ci me semblaient plus appuyés et plus parfumés qu’ils ne l’avaient été en réalité.

Je mis un certain temps pour me rendre compte de la réalité. Je continuais à « embrasser » dans mes rêves, mais je sentais bien que ma langue avait fort à faire. D’un autre côté, la bouche que j’embrassais semblait se déplacer plus que de coutume, s’appuyant parfois fortement sur mes lèvres. Mais était-ce une bouche ? Étaient-ce des lèvres ? C’étaient les miennes, mais je dus me rendre à l’évidence : j’étais en train d’embrasser goulûment l’intimité la plus intime de la belle qui ne m’avait jusque là manifester aucune marque d’affection. Elle s’était agenouillée au-dessus de ma tête et lovait sa grotte délicate avec insistance sur ma bouche pour se laisser ravir par ma langue. Celle-ci ne demandait que ça ! Lorsque je compris enfin ce qui se passait, j’entrai pleinement dans cette sublime réalité et je m’abreuvai à cette source qui s’offrait à moi. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’elle s’appuyât lourdement sur ma bouche secouée par des spasmes magiques. Ce furent les premiers, mais pas les derniers.

À peine remise de ses émotions (je ne suis pas sûr que je l’étais des miennes), elle se retourna – continuant à présenter à ma bouche ses lèvres intimes – et enroba de la sienne mon soleil de nuit, peu habitué à briller en matinée. La sensation était délicieuse. Pourtant, j’eus l’impression qu’elle était plus concentrée sur son propre plaisir que sur le désir de faire naître le mien. Avec le recul, je crois qu’elle ne faisait que temporiser en ce qui me concerne, tout en s’activant avec insistance pour jouir pleinement de l’abonnement au plaisir qu’elle avait décidé de s’octroyer.

Elle me fit ainsi découvrir une nouvelle fois cet art mystérieux et typiquement féminin de pouvoir conduire et maîtriser le rythme amoureux jusqu’au moment où la femme rejoint le nirvana sans jamais laisser l’homme exploser de plaisir. Elle m’emmena ainsi vers des sommets progressifs où je croyais chaque fois atteindre le septième ciel. Elle y arrivait chaque fois avant moi, en profitait pleinement, puis se mouvait délicatement et recouvrait de ses lèvres mon volcan pour en retarder l’éruption tout en maintenant la lave active.

Je ne sais plus trop dans quelle position nous étions lorsque je sentis que cette fois je ne pourrais résister. Elle le sentit aussi, se retira de mon membre, et l’engouffra littéralement dans sa bouche afin de ne perdre aucune goutte de mon plaisir. Ce fut un jaillissement suprême. J’étais entièrement cette sève qui giclait dans cette bouche accueillante et chaude. Mon cri de jouissance n’eut d’égal que sa ferveur à se délecter de mon sang.

Lorsque nous reprîmes nos esprits, je la regardai. Elle était belle et lumineuse. Ses yeux pétillaient. Elle rapprocha ses lèvres des miennes. C’était la première fois que je les découvrais. Nous nous donnâmes un long et langoureux baiser. C’était le premier, mais pas le dernier. Elle me susurra alors à l’oreille « J’adore les petits déjeuners. Veux-tu en partager avec moi ? ».

dimanche 18 mars 2012

Retrouvailles entre hommes

Nous étions une dizaine de copains d’études à nous retrouver chez l’un d’entre nous. Il avait réussi, comme on dit, et habitait une bien jolie maison perdue dans les bois. Il nous avait invités pour un week-end souvenir, entre hommes. Sauf qu’il était marié et que sa femme était bien jolie, tout en étant d’une timidité assourdissante.

Je ne sais si elle avait ou non reçu des instructions en ce sens, mais si elle nous avait accueilli avec politesse lors de notre arrivée, nous ne l’avions plus vue ensuite. C’étaient vraiment des retrouvailles entre mecs !

Après une nuit de folie où nous avions passé notre temps à refaire le monde tout en vidant quelques bouteilles, nous étions pour la plupart partis faire une balade dans la propriété de notre hôte. J’avais un peu la tête dans le cirage et après quelques centaines de mètres, je décidai de rentrer dans la maison espérant y trouver une aspirine quelconque ! Je ne faisais guère de bruits, mais lorsque j’entrai dans le salon, je fus stupéfait d’en entendre certains reconnaissables entre tous. Il y avait de l’amour dans le coin. Je ne tardai pas à découvrir le corps nu du plus timide de mes amis. Visiblement, il labourait de belles terres, dont je ne voyais que les jambes fines et les bras enserrant son cou. Je crus reconnaître les pieds de notre hôtesse, mais je n’en étais pas sûr, car je n’avais fait que les entrevoir. En tout cas, ces deux-là avaient l’air de prendre beaucoup de plaisir à cette rencontre impromptue.

Le spectacle était joli, mais j’avoue que je cherchais avant tout de l’aspirine et je continuai mon chemin. Je finis par en trouver dans la salle de bains et m’en allai en attendre les effets en m’allongeant sur mon lit. Lorsque je me sentis mieux, je descendis vers le salon. Les amis n’étaient pas encore rentrés, mais quelle ne fut pas ma surprise de découvrir exactement au même endroit les mêmes jambes délicates avec les mêmes pieds que je reconnaissais maintenant avec certitude et les mêmes bras enserrant cette fois le cou d’un autre copain que je savais spécialement enclin à la chose.

Je sortis et j’essayai de retrouver les autres, sans succès. Je revenais chaque fois vers le salon où je découvrais inexorablement les mêmes jambes et les mêmes bras de notre hôtesse serrant contre elle un corps nu qui, lui, n’était jamais le même.

Lorsque, enfin, je retrouvai mes amis, le compte était là : il y avait notre hôte et puis les huit autres comparses dont j’étais sûr d’avoir vu la raie anale vibrer au rythme des convulsions de notre hôtesse. Lorsqu’il me vit, notre hôte s’exclama : « Mais où étais-tu ? Chacun de nous t’a cherché, en vain ! J’ai moi-même fouillé chaque buisson du jardin ! ».

Nous partageâmes un dernier repas, toujours entre hommes. Lorsque nous nous apprêtâmes à rentrer chacun chez nous, la charmante épouse de notre hôte surgit d’on ne sait où. Je n’eus aucune difficulté à identifier ses jambes si délicates et ses pieds d’une pureté exemplaire. Elle se laissa altièrement baiser la main par chacun de mes camarades qui prenaient congé de nos hôtes, mais lorsque ce fut mon tour, elle approcha son visage du mien pour me faire la bise. Je l’entendis alors murmurer : « Il me semble que nous n’avons pas pu faire plus ample connaissance. Il faudra que vous reveniez ! ».

samedi 25 février 2012

Le corps d’une fée

Je n’avais jamais oublié les doigts de cette fée qui m’avaient transporté au-delà de l’extase, un jour que je m’étais aventuré dans ce salon de massage pourtant tout à fait conventionnel. Il m’arrivait souvent d’y repenser et, chaque fois, je sentais gonfler cette partie de moi qu’elle avait su si bien apprivoiser. C’était comme si elle me massait encore, avec cette même sensualité électrique.

Repassant une nouvelle fois devant ce salon – était-ce un hasard ? – je ne pus résister à l’appel. Je savais que j’avais peu de chance de retrouver la même masseuse dont je n’avais d’ailleurs pas pu voir le visage ni quoi que ce soit d’autre. Je ne connaissais que ses doigts, alors qu’elle connaissait tout de moi. Sans trop d’espoir, j’entrai à nouveau dedans la chambre de massage et me couchai sur la table, en veillant à recouvrir mes fesses de la serviette qu’on m’avait donnée à cet effet. L’ambiance était douce. Lumière tamisée. Senteurs d’Orient. Musique relaxante.

Quelqu’un entra dans la pièce, sans bruit. Je m’attendais à sentir des mains parcourir mon corps, mais ce ne furent que des doigts qui déambulaient assez rapidement et légèrement, des pieds à la tête, de celle-ci au bout de mes bras. Cela dura quelques minutes. Je ne savais pas si ces pas de doigts me détendaient ou au contraire m’attisaient. En tout cas, tous mes sens étaient mis en éveil par ce traitement étonnant. J’entendis alors un murmure. Sa bouche était juste à côté de mon oreille. C’est à peine si je compris ce qu’elle me susurrait : « Levez-vous ! À votre tour ! ». Lorsqu’elle me répéta ces mots, je décidai de me lever. J’eus à peine le temps de me mettre debout et de me retourner pour la voir qu’elle était déjà couchée sur la table.

Je découvris un corps de rêve, nu, disponible, mais sans visage. Sa peau était ambrée. Ses épaules délicates descendaient vers un creux des reins ciselé de manière parfaite. La courbe repartait alors pour découvrir deux monts jumeaux d’une rondeur irréprochable, séparés par un sillon harmonieux. Au pied des monts, deux jambes inouïes, dont le galbe impeccable invitait à la caresse.

Ne sachant que trop faire, je ne résistai pas à cette invitation. Je laissai couler quelques gouttes d’huile sur ces jambes que je commençai à masser. Je n’ai aucune science à cet égard, mais ayant pu plus d’une fois bénéficier de tels traitements, je me sentais à même de rendre la pareille.

Mes doigts parcoururent donc – avec fermeté et sensualité – ce corps de rêve. Je commençai par les jambes pour remonter vers les épaules et redescendre de celles-ci vers la courbure des reins. Mes passages sur ses fesses n’étaient au début que furtifs, mais la chair y semblait si accueillante que je commençai petit à petit à m’y attarder, sans vraiment m’en rendre compte.

À force de caresser ces hauteurs envoûtantes, le sillon qui les sépare s’élargissait singulièrement pour laisser apparaître un délicat cratère qui semblait recouvrir un volcan, ainsi qu’un sillon plus court mais plus profond qui luisait ardemment. Je n’avais plus trop le contrôle de mes doigts qui étaient de plus en plus attirés par ces deux orifices. D’ailleurs, plus ils s’y aventuraient, plus le corps entier que je massais semblait frémir d’aise.

De mon côté, étant nu moi-même, je ne pus m’empêcher de constater que ma hampe était désormais fièrement dressée. Je n’y accordai que peu d’importance. L’accueil que recevaient mes doigts dans leur découverte intime était tel que toute ma concentration s’y délectait. J’explorais des grottes désormais pleinement ouvertes. L’huile de massage se mélangeait à des fluides bien plus magiques. Surtout, je sentais combien à chaque petit mouvement aussi localisé que précis, le corps entier semblait s’embraser. Alors que mes doigts s’insinuaient encore un peu plus loin pour croiser ces deux univers en feu, ce corps mystérieux fut pris d’une véritable transe, accompagné d’un feulement étrange. Je ne savais plus que faire. Je le sus moins encore quand le calme revint me permettant de contempler à nouveau toutes ces courbes exquises.

Elle semblait maintenant dormir. La musique s’était arrêtée. Je me rappelai alors qu’on reste toujours seul une fois que le massage est fini, pour redescendre sur terre à son propre rythme. Je caressai une dernière fois la courbe de ses reins et ses épaules. J’allai me rhabiller et quittai ce lieu mystérieux sans parler à personne. Ma propre excitation avait disparu d’un point de vue physique, sans avoir pu exploser, mais mentalement j’étais maintenant en tension extrême. Et c’était délicieux.

mardi 14 février 2012

Un sein bien caché

Elle m’avait dit : « Je n’en peux plus ! Il fait trop froid ! Ce soir, je prends un bain bien chaud, et puis dodo… ». Je n’avais pas trop su quoi lui répondre. D’habitude, elle est plutôt du style résistante, jamais atteinte par les aléas de la vie. Mais là, il fallait croire qu’elle était au bout du rouleau.

Elle s’était recroquevillée à côté du feu que j’avais allumé, dégustant le cognac que je lui avais proposé. Elle semblait vannée, mais ce trouble dans ses yeux ne faisait qu’attiser sa beauté aussi mystérieuse qu’éclatante.

Après un repas dont elle semblait absente, elle rejoignit la salle de bains tout en me demandant de venir vérifier si elle ne s’était pas noyée. Elle était complètement hagarde et je commençais à m’inquiéter.

Lorsque j’entendis que l’eau s’arrêtait de couler, j’attendis encore quelques instants, puis je me dirigeai vers la salle de bains. Je frappai doucement à la porte, sans aucune réaction. Je pénétrai cette pièce intime, surchauffée. Et je ne vis que lui. Elle était couchée dans la mousse du bain, sur le ventre, ne laissant apparaître que son versant callipyge que même un moine ascète n’aurait pas ignoré.

Je ne l’ignorai pas ! À peine avais-je eu le temps de voir cette pure merveille que je me retrouvai aussi nu qu’un ver et que je me plongeai à mon tour dans ce bain valentinesque. L’eau était chaude. Moins encore que la chair que j’effleurai du bout de mon prépuce. Elle était vraiment en chaleur, c’est ce qui m’émut éperdument. Que son antre le plus intime soit rempli d’humidité, c’était normal. Elle baignait dans l’eau de toute part. Mais découvrir cette chaleur voluptueuse, alors que dehors il faisait si froid, eut un effet direct incommensurable. La partie de moi qui me réjouit le plus avait doublé de volume et se dressait fièrement devant cette ouverture à demi cachée ! Pour moi, cette cachette était surfaite. Et c’est avec un bonheur inédit que je pénétrai cet univers sodomiesque qu’elle m’avait toujours refusé.

Nous étions en plein délire. La seule chose d’elle que je voyais avait la forme d’un cœur et je m’y accrochais autant que faire se peut. C’était bien plus d’ailleurs que de m’y accrocher. C’était une véritable pénétration, autant humide que brutale.

Lorsque j’explosai, j’eus l’impression qu’elle-même entra en transes. Le muscle dans lequel je me trouvais se resserra comme s’il n’avait jamais été ouvert. J’étais littéralement enfermé, incapable de réaliser le moindre mouvement, tout en étant envahi d’une chaleur brûlante. Et l’eau clapotait jouissivement. Libidinalement. Éternellement.

Lorsque enfin son étreinte annulaire se desserra, je pus me retirer tout en en ressentant des plaisirs insoupçonnés. Elle se retourna alors, faisant enfin apparaître son visage lumineux. Elle me dit alors : « Je ne m’attendais pas à ça ! Mais je suis remplie d’une nouvelle énergie incroyable ! Belle Saint-Valentin, mon amour ! ». Je ne pus que me demander, mais qui est donc ce Valentin élevé au statut de sein, alors qu’elle ne m’avait présenté que son postérieur ?

jeudi 2 février 2012

Le baiser

Ce que j’aime, c’est notre baiser. La rencontre de tes lèvres, le jeu délicat du dialogue et de l’ouverture, le chemin à se frayer – doucement et sensuellement – vers l’échange de nos langues, le partage de nos fluides, de nos parfums, de notre profondeur.

Quand ce contact s’établit, que nos langues dialoguent autour de notre amour, que ce dialogue efface toutes les petites et grandes vexations de la journée, que je ne sens plus que ton amour et ta tendresse, que nous nous laissons aller à cette volupté, alors – quels que soient mes doutes, ma fatigue, mon spleen – je sens mon corps entier se gonfler, prêt à te rendre le plus beau des hommages. Ce sont nos bouches qui s’excitent, mais c’est surtout toute ma virilité qui se dresse. Rien que par ton baiser.

Il paraît que les prostituées refusent d’embrasser. Enfin, je suppose qu’il ne s’agit que de certaines d’entre elles. J’admire celles qui le refusent. Elles ont compris que c’est dans ce baiser que réside le véritable acte d’amour. Faire l’amour sans s’embrasser, c’est comme marcher en montagne sans regarder le paysage, ou aller à un concert sans fermer les yeux pour mieux écouter la musique, ou manger au restaurant sans déguster le vin du patron… Mais s’embrasser pour faire l’amour, c’est découvrir le nirvana au-delà du plaisir, c’est transcender l’orgasme pour en faire l’extase, c’est mourir de cette petite mort qui en devient si grande que plus rien n’a d’importance, si ce n’est nos corps qui s’entrelacent et se subliment.

Ce soir, voudras-tu de mon baiser ?

dimanche 29 janvier 2012

Déferlante

Ce fut une vague inouïe !

Ayant encore en bouche les parfums de ses effluves brumeux, je descendis au restaurant. Comme je m’y attendais, elle était là, sublime. Vêtue d’une robe étroite et noire, aux fines bretelles, elle ne pouvait cacher qu’elle n’avait pas de sous-vêtement. Du moins au-dessus. Son sourire – lorsqu’elle me vit – fut resplendissant. Je m’approchai d’elle, lui saisis la main et la lui baisai. Ce geste désuet la ravit, de toute évidence.

Nous nous retrouvâmes là où nous avions arrêté de bavarder dans l’avion. Elle m’exposa les nouveaux développements de ses projets en faveur de la femme, en Afrique. Je lui fis part des miens, en faveur des enfants. Nous refaisions le monde. Un monde où les femmes et les enfants auraient le pouvoir ! Son regard ne quittait pas le mien. Elle était plus belle encore que le souvenir que j’en gardais. Il est vrai que la dernière partie d’elle que j’avais pu voir de près ne reflétait pas nécessairement toute la grâce qui se dégageait d’elle. Quoique !

Lorsque nous eûmes fini de dîner, elle me dit juste « 221, dans un quart d’heure » et se leva, majestueuse. J’eus vraiment l’impression que tous les convives ne regardaient qu’elle. C’était du moins mon cas et je m’extasiais devant cette silhouette féline.

Inutile de dire qu’un quart d’heure plus tard, je me trouvais devant la porte de la chambre 221. Elle était ouverte et je me glissai dans la chambre. Celle-ci était absolument identique à la mienne et pourtant je me retrouvai dans un autre monde. Le parfum était subliminal. Les lampes étaient éteintes, mais il y avait une cinquantaine de bougies allumées, je ne sais comment et par qui. Elle était allongée sur le lit, toujours habillée de sa fine robe noire, et elle me sourit tellement que je sentis immédiatement le centre de mon corps s’animer et m’appeler à des ébats voluptueux. Sans hésiter une seconde, je répondis à cet appel !

Il serait impossible de raconter ce qu’il se passa ensuite. Les mots manqueraient et ceux qui se trouveraient ne témoigneraient jamais assez de la déferlante qui secoua cette chambre 221. Cette femme m’a emmené partout, m’a fait découvrir des univers d’amour absolument prodigieux. Elle s’est donnée comme jamais aucune autre femme ne l’avait fait. Elle n’était plus elle-même, mais nous n’étions chacun qu’une partie de l’autre, totalement imbriquées. Sa jouissance créait la mienne et les contrées d’amour que nous explorions semblaient n’avoir jamais été découvertes par qui que ce soit. C’était le nirvāna absolu. Je vivais tout à la fois le désir des sens, le désir d'existence et le désir d'annihilation. Désormais, je savais que le plaisir total pouvait exister.

Cela dura 5 jours. Ou plutôt 5 nuits. Nous passions nos journées chacun de notre côté à nous occuper de nos différents projets. Mais dès que notre travail s’achevait, nous nous retrouvions dans la chambre 221, sans même passer par le hammam. Nos jeux amoureux nous fournissaient toute la chaleur que nous voulions. Chaque soir, nous dînions ensemble en échangeant dignement à propos de nos espoirs et de nos rêves de solidarité et de respect. Le repas terminé, il s’écoulait un quart d’heure. Pas plus. Et la chambre 221 revivait alors des moments dont elle se souviendra longtemps. Nos corps se buvaient littéralement. Je n’ai jamais connu un tel plaisir.

Le vendredi soir, après une longue journée, lorsque je descendis au restaurant, elle n’était pas là. Je m’en inquiétai auprès du maître d’hôtel. Il me dit qu’elle était partie à l’aéroport. J’avais oublié que voyageant avec la compagnie nationale, mon vol ne partait que le samedi. Lorsque je rentrai dans ma chambre, je trouvai une enveloppe et une rose sur mon lit. J’ouvris l’enveloppe et avec un bonheur prodigieux quoique douloureux, je lis ces quelques mots : « Je n’ai jamais connu une telle déferlante et je ne l’oublierai jamais. Nos corps sont faits pour s’unir, mais nos vies nous délient. Notre lien sera éternel, pour autant qu’on puisse le laisser là où il s’est noué. Une dernière fois, je délire avec vous. Adieu. »

Je ne l’ai jamais revue.

samedi 28 janvier 2012

Hammam animé

Quelques mois plus tard, je me retrouvais à nouveau dans cet hôtel que j’apprécie. En Europe, c’était désormais l’été, mais là-bas, c’était la saison froide. Ce n’est bien sûr jamais le froid glacial que nous pouvons connaître. Il n’empêche que j’apprécie terminer mes journées de travail par un tour dans le petit hammam que l’hôtel propose. C’est le meilleur moyen de se réchauffer et de se détendre.

Ce soir-là, j’entrai donc dans le hammam. Tenue de bain obligatoire. Dans les brumes des émanations vaporeuses, je vis un corps allonger sur le plus haut des reposoirs, une des jambes posées sur la marche inférieure. C’était une femme et je reconnus immédiatement son bikini blanc. Il y a des choses qu’on n’oublie pas ! Si la première fois que nous nous étions rencontrés, elle n’avait pas réussi à attiser mes sens, la deuxième restait encore dans ma mémoire comme un souvenir irréel.

Les yeux fermés, elle ne réagit pas lorsque j’entrai ni lorsque je m’assis sur la marche inférieure. La situation m’excitait prodigieusement : cette vapeur, cette chaleur, cette humidité, cette jambe posée nonchalamment. Je n’hésitai pas un seul instant : j’écartai le fin morceau de tissu blanc qui était à la hauteur de ma tête et commencer à titiller de ma langue ces lèvres qui semblaient m’attendre. Elle n’offrit aucune réaction, et je ne sus pas si l’humidité que je découvrais était celle de la vapeur qui nous entourait ou avait une origine interne. En tout cas, ma langue baigna immédiatement dans un fluide onctueux, délicatement parfumé.

Elle ne réagissait toujours pas, si ce n’est par un léger mouvement de sa jambe qui me laissait plus de place encore pour me délecter de ces arômes dont la fraîcheur contrastait avec la chaleur moite dans laquelle nous étions. Je léchais, je suçais, je titillais, je virevoltais, je pénétrais, je ressortais. L’imagination de ma langue m’étonnait moi-même. Petit à petit, je sentis que son corps s’embrasait doucement sous mes embrassades. Elle finit par poser ses mains sur ma tête pour mieux m’empresser contre elle.

Je la sentais proche désormais d’une extase voluptueuse. Ses mains attiraient ma tête vers elle alors que son pubis se collait littéralement à ma bouche. C’est à ce moment que la porte du hammam s’ouvrit et qu’un couple y pénétra. Perdus dans le brouillard et dans nos rêves, nous finîmes ce que nous étions en train de faire, sans nous préoccuper de nos nouveaux comparses. Elle eut un mouvement brusque, sans un bruit, sans le moindre gémissement. La poigne de ses mains était si forte que ma tête ne put se retirer, m’obligeant à savourer des effluves inattendus.

C’est elle qui se releva la première, sans un regard ni vers le couple qui nous avait rejoint, ni vers moi. Je la vis s’en aller, admirant la délicatesse de ses courbes de femme. Je restai étendu sur le reposoir où j’étais, tout encore plongé dans le mystère de ce que je venais de vivre. Avais-je vraiment vécu ce nouveau moment ?

Lorsque je me relevai pour m’en aller, je jetai un coup d’œil vers le couple silencieux. Ils étaient assis sur la même marche, imbriqués l’une sur l’autre. Le brouillard était dense, mais il me sembla bien que la main de l’homme s’était infiltrée dans la culotte de sa compagne et que ses doigts exerçaient une rotation régulière sur cette région qui décidément offre tant de plaisirs.

dimanche 1 janvier 2012

Voyage

Trois jours plus tard, je repartais vers l’Europe. J’allais quitter la chaleur de l’été austral pour retrouver le froid de notre hiver, mais j’avais hâte de me retrouver chez moi. Dès que j’arrivai à l’aéroport, je la vis, elle, la femme de la piscine. Elle était toujours aussi jolie. Elle visitait les magasins tax free et je ne cherchai pas à capter son regard.

Dès que l’embarquement fut ouvert, je rejoignis mon siège situé en classe affaires. J’attendais le décollage, m’apprêtant à manger rapidement puis à dormir durant la plus grande partie du voyage. J’en avais bien besoin. Tout le monde semblait avoir embarqué quand je la vis entrer à son tour dans l’avion et rejoindre sans coup férir le siège qui était à côté du mien. Quand elle me vit enfin, elle me décrocha un de ces sourires sublimes dont j’avais déjà pu bénéficier. Visiblement, elle ne m’en voulait plus.

Étant cette fois côte à côte plutôt que face à face, la conversation s’engagea avec plus de facilité. Cette femme était bien plus intéressante que je ne l’avais cru de prime abord. Elle menait en Afrique des tas de projets en faveur des femmes. Elle m’expliqua d’ailleurs qu’elle passait la plus grande partie de ses journées avec des femmes et que, le soir, elle se sentait souvent en manque d’homme. J’avais remarqué.

Le dîner fut rapidement servi. Délicieux et accompagné d’un vin suave. Dès le repas terminé, je me préparai à m’endormir, ce que je fis rapidement, même si mon sommeil est toujours léger quand je suis en avion.

Je ne sus pas trop si je rêvais ou non, mais il me sembla que des doigts s’affairaient autour de ma ceinture. Inconsciemment ou non, je décidai d’ignorer ces mouvements et de rester plongé dans mon sommeil béat. À vrai dire, ce fut assez difficile. Les doigts semblaient s’être attaqués désormais à ma braguette, en dégageant tout ce qui pouvait l’être. J’ouvris un œil, mais je ne vis que la couverture qui me recouvrait.

C’est à ce moment précis que je sentis une main saisir l’excroissance centrale de mon corps. Celle-ci n’ayant plus servi depuis un certain temps, elle gonfla rapidement et lorsqu’elle se retrouva happée dans une bouche chaude et avide, elle avait déjà atteint une taille respectable. Je ne sais pourtant si ce que je vivais était respectable ou non ! Cette bouche m’enveloppait majestueusement. Elle exerçait un mouvement vertical alors que ses lèvres m’enserraient avec une fermeté douce et voluptueuse. Lorsque les lèvres atteignaient l’extrémité de ma hampe, celle-ci était titillée par une langue qui semblait n’avoir jamais fait que ça. Je ne savais toujours pas si je rêvais ou non, mais cette caresse buccale appartenait de toute façon à un monde féerique et subliminal, bien loin de ma réalité.

Les mouvements de la bouche se faisaient de plus en plus insistants, mais aussi de plus en plus profonds. Il me semblait que mon membre n’avait jamais été aussi énorme alors même que je ne me rappelais pas qu’il avait été avalé aussi complètement. La sensation de sentir les lèvres enserrer la base de mon bâton tout en étant excité à son extrémité était en soi un rêve que je n’aurais jamais imaginé.

J’étais ainsi plongé dans une extase immatérielle lorsque je me sentis venir du plus profond de mon corps. La seule réponse que je reçus fut de percevoir la bouche m’enserrer encore plus. Ce fut un véritable feu d’artifice dont chaque étincelle était engloutie instantanément. Le calme revenu, la bouche me parcourut encore tout au long et s’attarda dans une caresse exquise et soyeuse.

Je fus réveillé par les lumières annonçant le petit déjeuner. Je regardai ma voisine qui dormait profondément, un sourire lumineux éclairant son visage radieux. Lorsque je retirai la couverture m’apprêtant à me dégourdir les jambes, je fus surpris de me découvrir à moitié nu et m’empressai de me rhabiller comme si de rien n’était. Cette femme était décidément bien surprenante.

samedi 31 décembre 2011

La femme de la piscine

L’hôtel disposait d’une petite piscine, bien rafraîchissante après une belle journée de travail. La plupart du temps, en cette fin de journée où le soleil commençait à décliner, je me retrouvais seul pour faire quelques longueurs et lire quelques pages, étendu sur un transat accueillant.

C’est ce que j’étais en train de faire lorsque, ce jour-là, je vis arriver une femme avec un corps superbe, d’un bronzage parfait mis en valeur par un bikini d’une blancheur immaculée. Non sans m’envoyer un sourire éblouissant, elle choisit un transat éloigné de quelques mètres, nous retrouvant ainsi face à face.

Nous étions seuls, mais je fus quand même très étonné lorsqu’elle ôta la haut de son bikini. Mon étonnement était lié au fait que je n’avais jamais vu ici une femme se dénuder ainsi. Ce n’était pas dans les habitudes. De plus, à cette heure du jour, si le soleil dardait encore, il ne devait plus favoriser les peaux bronzées. Enfin, mon étonnement – mais je devrais dire plutôt « mon ravissement » – était surtout dû au galbe parfait de ses seins où des tétons altiers semblaient narguer mes sens désormais bien aiguisés. Je ne savais plus trop vers où pointer mes yeux : mon livre était passionnant, mais ces seins étaient attirants. Bref, mes yeux sautaient de l’un à l’autre, s’attardant de plus en plus sur cette poitrine somptueuse.

Si mes regards n’étaient que furtifs, la belle – plus audacieuse que moi – me fixait calmement, avec un sourire enjôleur. Lors d’un saut visuel, je crus percevoir un saut gestuel. Sa main avait rejoint sa culotte et un doigt semblait s’y engouffrer, commençant à exercer un mouvement léger, continu et appuyé. J’étais subjugué, d’autant plus qu’elle continuait obstinément à me regarder. Son sourire, quant à lui, était toujours présent, mais prenait parfois cette forme ricturale du plaisir naissant doucement. Désormais, c’était d’ailleurs toute sa main qui se baladait au sein de ce minuscule bout de tissu. Visiblement, elle semblait experte en la matière.

Elle continuait à me regarder, mais son sourire avait disparu. En réalité, je vis bien que désormais, elle m’implorait. Son corps se tortillait sous ses caresses et je crus lire sur ses lèvres le mot « Viens ! ». Son slip à présent écarté, j’entrevoyais d’autres lèvres aussi luisantes qu’appétissantes. Je l’entendis, plus distinctement, prononcer cette subtile invitation. « Viens ! ».

Je me levai, pris toutes mes affaires, et me dirigeai vers elle. Son sourire revint aussitôt, ouvrant le temps à des plaisirs infinis. Arrivé à sa hauteur, je lui souris à mon tour en la regardant cette fois intensément. Elle était encore plus belle de plus près. Je lui dis « Bonne soirée » et je continuai mon chemin pour rejoindre ma chambre. Non mais, il ne faudrait quand même pas croire que je saute sur tout corps en recherche de plaisir !

Je la retrouvai plus tard dans la salle du restaurant. Elle était toujours magnifique et accompagnée d’un homme qui la dévorait des yeux. Je passai devant eux en cherchant à lui adresser un sourire. Mais elle ne me regarda pas, essayant de se concentrer sur les bêtises débitées par son compagnon. Son regard semblait éteint, son sourire avait complètement disparu. Comme quoi, ça tient à peu de choses !

samedi 17 décembre 2011

En sainte

Je devais retrouver un copain, un bon vivant avec qui j’avais vécu pas mal de délires. D’habitude, nous nous retrouvions dans un bar sympa, mais là, il m’avait donné rendez-vous chez lui parce qu’il ne savait pas trop à quelle heure il arriverait. Il m’avait dit que s’il n’était pas là, je trouverais la clef en dessous de l’arbre situé à 10 mètres à gauche de l’entrée… Bref, ce n’était pas très clair, mais j’arrivai quand même jusqu’à la porte d’entrée. Il y avait de la lumière, et c’est en toute confiance que je sonnai. Comme dit le conte, « Tire la chevillette et la bobinette cherra » !

La porte s’ouvrit, mais ce n’était pas mon copain. C’était une femme charmante, dont le polo bleu laissait découvrir une bretelle de soutien-gorge aussi blanche que le short qui recouvrait ce territoire dont tous les hommes rêvent. Elle était brune et m’accueillit d’un sourire limpide. Je ne pus m’empêcher de regarder son ventre épanoui, à moitié découvert, me disant que celui qui avait dû l’engrosser avait certainement eu beaucoup de chance !

Elle me dit être la sœur de mon copain - ce qui m’étonna, je savais bien qu’il avait un frère marié, mais il ne m’avait jamais parlé d’une sœur. Qu’à cela ne tienne, elle m’invita à entrer pour l’attendre. Elle était au courant et m’assura que mon pote ne devait plus tarder.

Nous commençâmes à discuter de tout et de rien. Plutôt de tout. Elle avait le propos plutôt pertinent, émettant des avis circonstanciés et intéressants sur beaucoup de sujets qui me passionnaient. Nous étions en train de discuter comme si nous nous connaissions depuis belle lurette, alors qu’en réalité je ne la connaissais que depuis quelques dizaines de minutes. Après avoir sorti une bonne vanne sur la politique présidentielle, je me surpris à laisser déambuler ma main sur la blancheur de sa cuisse qu’elle tenait à côté de moi.

Sa réaction fut instantanée et surprenante ! Elle se rapprocha et m’embrassa langoureusement. J’eus à peine le temps de réaliser ce qui était en train de se passer que je sentis sa main s’attarder sur ma braguette et commencer à triturer ce que celle-ci cachait. J’étais toujours occupé à m’étonner de ce baiser profond et – en essayant de réfléchir à ce qui m’arrivait – je n’étais pas sûr que c’était bien mon membre qui était occupé à gonfler sous sa caresse subtile !

Alors que ma main osait timidement écarter le tissu de son chemisier, espérant tout au plus découvrir un bout de tissu soutenant des paradis montagneux, il me sembla que sa main était en train de défaire quelques boutons et de se faufiler vers ce qui ressemblait de plus en plus à l’obélisque de la Place de la Concorde ! De toute évidence, sa main avait réussi à me saisir fermement et ce n’est qu’avec un étonnement très surfait que je me sentis engloutir par cette bouche avec laquelle je dialoguais quelques instants auparavant.

À partir de là, tout s’ensuivit naturellement. L’onctuosité de sa bouche nous conduisit à retirer tout ce qui nous restait comme tissus autour de nos corps. Nous nous retrouvâmes entièrement nus, mes mains ne se lassant pas de caresser son ventre qui était décidément bien rond. Elle en semblait ravie et émettait quelques soupirs d’aise.

Nous étions désormais debout et – pendant qu’elle me malléait, n’arrêtant pas de me faire grossir – mes doigts s’infiltraient de plus en plus vers cette zone d’amour dont seules les femmes épanouies connaissent le pouvoir d’ivresse. Nous finîmes assez naturellement par cet acte de pénétration que tant d’hommes et de femmes avaient connu avant nous. De toute évidence, elle y prenait beaucoup de plaisir… et moi aussi du reste !

Nous nous découvrîmes ainsi joyeusement, en passant par diverses positions qui étaient chaque fois pour moi autant de surprises. Notre dialogue sémantique avait quant à lui perdu une grande partie de sa profondeur. À l’entendre, elle ne semblait plus connaître qu’un seul mot : « Encore ! ». Moi-même, je n’étais plus très créatif et – si ma mémoire est bonne – seuls des « C’est bon » sortaient de ma bouche assoiffée.

J’étais en train de la découvrir par l’arrière lorsqu’elle émit un gémissement sirupeux et intensif. Une ondulation profonde iridia son corps. Elle se retira pour engouffrer à nouveau mon membre qui n’en pouvait plus. Au moment où ma semence jaillit dans un faisceau de décharges qui électrisaient mon corps, j’entendis la porte s’ouvrir et – ouvrant les yeux – je vis mon copain entrer dans la pièce, visiblement stupéfait de ce qu’il voyait. Le visage empli de crème blanchâtre, ma partenaire n’en perdit pas son sourire ni son aplomb. Après m’avoir sucé avec délectation une dernière fois, pour ne rien perdre, elle regarda dans les yeux mon copain éberlué et lui déclara que son frère était peut-être bon producteur, mais que, comme toute la famille, il ignorait les méandres du plaisir !

J’étais encore en train de me demander ce qu’elle avait bien voulu dire par là qu’elle avait déjà disparu. J’essayai de questionner mon ami, mais il ne voulut rien me dire. Cinq mois plus tard, simplement, il m’annonça que sa belle-sœur avait mis au monde un charmant petit bambin. Quand je lui demandai quel était le nom qui avait été donné à cet enfant, il me regarda d’un air désabusé et c’est à peine si je l’entendis susurrer : « Mais le tien, évidemment ! ».

mercredi 14 décembre 2011

Soubresauts multiples

Si je n’ai plus vécu d’expérience triangulaire à majorité masculine, j’ai cependant revu la jolie petite blonde qui m’y avait amené sans me prévenir. Aglaé. Quelques mois après cet épisode, je l’avais retrouvée lors d’un nouveau week-end à la campagne. Avec étonnement d’ailleurs, car elle ne semblait pas accompagner qui que ce soit, alors que j’avais fait comprendre à Juan que je ne souhaitais pas le revoir ! Aglaé était toujours aussi mignonne et, naturellement, j’allai à sa rencontre. Je fus accueilli par un sourire adorable. Après quelques échanges banals, je lui demandai avec qui elle était cette fois. Me regardant droit dans les yeux, elle me répondit d’une voix suave : « Mais avec toi évidemment ! ». Qu’aurais-je pu faire d’autre que de continuer à deviser calmement avec elle ?

Nous le fîmes avec beaucoup de plaisir, nous découvrant de nombreux points communs. Inévitablement, nous abordâmes notre première rencontre et je lui confiai combien je m’étais senti manipuler. Sans pudeur, elle m’avoua que ça avait été le effectivement le cas ! Son amant lui avait dit en défi qu’elle n’oserait jamais vivre une double pénétration. Elle lui avait dit de la suivre et d’agir quand il le fallait. C’est ce qu’il fit. Elle n’avait pas trop aimé cela et avait rapidement quitté Juan pour le laisser à ses fantasmes. Sur le même ton simple, elle ajouta qu’elle avait bien aimé par contre ce qui avait précédé et qu’elle était donc revenue pour approfondir la question. Cette fille était vraiment d’une simplicité désarmante autant qu’envoûtante.

Nous passâmes une soirée agréable, riant et jouant avec tous nos amis. Le rire d’Aglaé était limpide et pétillant. À chaque éclat, je la désirais un peu plus, d’autant qu’elle badinait plus avec les autres qu’avec moi-même. Mais chaque fois qu’elle me jetait un regard, son sourire et ses yeux me ravageaient.

Nous finîmes par rejoindre notre chambre. Je ne savais pas alors que j’allais vivre une des nuits les plus intenses de ma vie. Pourtant, nous commençâmes par continuer à parler de tout et de rien. Petit à petit, nous nous déshabillions et faisions quelques toilettes. C’était troublant, parce que la première fois que je l’avais vraiment vue, Aglaé s’était dénudée en moins de temps qu’il n’avait fallu pour m’en rendre compte, alors qu’ici elle ne semblait pas pressée du tout. Et ça me convenait bien, même si je ne rêvais que de la revoir à nouveau entièrement nue.

Elle ne l’était pas encore quand elle me présenta ses lèvres, avec une extrême douceur et une fraîcheur intense. Moi, un baiser langoureux, ça me donne des frissons subliminaux. Notre baiser s’approfondit de plus en plus et m’annonça le déferlement qui allait s’ensuivre. Aglaé s’accrochait, comme si nos langues étaient collées l’un à l’autre et que sa vie dépendait de cet échange. Elle eut un premier soubresaut qui lui fit diminuer son étreinte.

J’en profitai pour finir de l’effeuiller. Je découvris ses seins toujours aussi légers et souples. Le simple fait de les effleurer créait des frissons chez Aglaé. Lorsque j’ôtais sa culotte, je m’émerveillai de cette peau fraîche et douce entourant un sillon fin et humide. Je ne résistai pas longtemps à l’envie de m’en abreuver. J’avais encore le goût de sa langue dans ma bouche. Le parfum de son antre secret vint m’enivrer. J’étais en train de me délecter lorsqu’un nouveau soubresaut crispa tout son corps. Elle plaqua littéralement son pubis contre ma bouche affamée.

Ce n’était qu’un début. La soif de plaisir d’Aglaé semblait inextinguible. Ses soubresauts étaient fréquents, accompagnés de plus en plus par des râles et des soupirs. Sa jouissance éclatait, mais elle s’arrangeait pour que la mienne se contente de monter sans exploser. Cette rupture finale ne m’intéressait d’ailleurs pas vraiment. J’étais tellement absorbé par multiplier les orgasmes de ma partenaire. C’était un vrai feu d’artifice… et j’en profitais pleinement.

Je finis bien sûr par me laisser aller. Nos deux corps tremblèrent ensemble avec un long feulement qui troubla sans doute certains amis répartis dans les autres chambres. La période de calme qui suivit fut d’une complicité voluptueuse. Je dormis un peu, mais lorsque je me réveillai, je sentis que sa bouche chaude était en train de regonfler mon précieux membre. Nous étions repartis pour une nouvelle vague d’amour.

Au petit matin, j’étais épuisé mais dans un état de béatitude peu connu. Combien de fois nous étions-nous unis et avions-nous joui ? Je l’ignore, mais c’est au-delà de ce que je croyais possible. Cette femme avait des talents inouïs et elle savait les utiliser pour faire naître l’impensable.

Nous étions en train de nous habiller lorsque Aglaé me demanda si je m’étais senti manipulé. C’est avec joie et conviction que je répondis par la négative. Cette fois, j’avais été pleinement preneur et j’assumais ! J’étais d’ailleurs prêt à recommencer, quand elle le voulait. Son regard pétilla. Elle me dit qu’elle n’oublierait jamais cette nuit, qu’elle n’avait jamais autant joui. Elle ajouta qu’il fallait garder cette nuit comme un cadeau des corps, un bonheur intemporel. Après le petit-déjeuner, elle n’était plus là. Je ne la vis plus jamais. Décidément, ma vie est faite de ces moments extraordinaires qui n’ont pas de suite.