mercredi 14 décembre 2011

Soubresauts multiples

Si je n’ai plus vécu d’expérience triangulaire à majorité masculine, j’ai cependant revu la jolie petite blonde qui m’y avait amené sans me prévenir. Aglaé. Quelques mois après cet épisode, je l’avais retrouvée lors d’un nouveau week-end à la campagne. Avec étonnement d’ailleurs, car elle ne semblait pas accompagner qui que ce soit, alors que j’avais fait comprendre à Juan que je ne souhaitais pas le revoir ! Aglaé était toujours aussi mignonne et, naturellement, j’allai à sa rencontre. Je fus accueilli par un sourire adorable. Après quelques échanges banals, je lui demandai avec qui elle était cette fois. Me regardant droit dans les yeux, elle me répondit d’une voix suave : « Mais avec toi évidemment ! ». Qu’aurais-je pu faire d’autre que de continuer à deviser calmement avec elle ?

Nous le fîmes avec beaucoup de plaisir, nous découvrant de nombreux points communs. Inévitablement, nous abordâmes notre première rencontre et je lui confiai combien je m’étais senti manipuler. Sans pudeur, elle m’avoua que ça avait été le effectivement le cas ! Son amant lui avait dit en défi qu’elle n’oserait jamais vivre une double pénétration. Elle lui avait dit de la suivre et d’agir quand il le fallait. C’est ce qu’il fit. Elle n’avait pas trop aimé cela et avait rapidement quitté Juan pour le laisser à ses fantasmes. Sur le même ton simple, elle ajouta qu’elle avait bien aimé par contre ce qui avait précédé et qu’elle était donc revenue pour approfondir la question. Cette fille était vraiment d’une simplicité désarmante autant qu’envoûtante.

Nous passâmes une soirée agréable, riant et jouant avec tous nos amis. Le rire d’Aglaé était limpide et pétillant. À chaque éclat, je la désirais un peu plus, d’autant qu’elle badinait plus avec les autres qu’avec moi-même. Mais chaque fois qu’elle me jetait un regard, son sourire et ses yeux me ravageaient.

Nous finîmes par rejoindre notre chambre. Je ne savais pas alors que j’allais vivre une des nuits les plus intenses de ma vie. Pourtant, nous commençâmes par continuer à parler de tout et de rien. Petit à petit, nous nous déshabillions et faisions quelques toilettes. C’était troublant, parce que la première fois que je l’avais vraiment vue, Aglaé s’était dénudée en moins de temps qu’il n’avait fallu pour m’en rendre compte, alors qu’ici elle ne semblait pas pressée du tout. Et ça me convenait bien, même si je ne rêvais que de la revoir à nouveau entièrement nue.

Elle ne l’était pas encore quand elle me présenta ses lèvres, avec une extrême douceur et une fraîcheur intense. Moi, un baiser langoureux, ça me donne des frissons subliminaux. Notre baiser s’approfondit de plus en plus et m’annonça le déferlement qui allait s’ensuivre. Aglaé s’accrochait, comme si nos langues étaient collées l’un à l’autre et que sa vie dépendait de cet échange. Elle eut un premier soubresaut qui lui fit diminuer son étreinte.

J’en profitai pour finir de l’effeuiller. Je découvris ses seins toujours aussi légers et souples. Le simple fait de les effleurer créait des frissons chez Aglaé. Lorsque j’ôtais sa culotte, je m’émerveillai de cette peau fraîche et douce entourant un sillon fin et humide. Je ne résistai pas longtemps à l’envie de m’en abreuver. J’avais encore le goût de sa langue dans ma bouche. Le parfum de son antre secret vint m’enivrer. J’étais en train de me délecter lorsqu’un nouveau soubresaut crispa tout son corps. Elle plaqua littéralement son pubis contre ma bouche affamée.

Ce n’était qu’un début. La soif de plaisir d’Aglaé semblait inextinguible. Ses soubresauts étaient fréquents, accompagnés de plus en plus par des râles et des soupirs. Sa jouissance éclatait, mais elle s’arrangeait pour que la mienne se contente de monter sans exploser. Cette rupture finale ne m’intéressait d’ailleurs pas vraiment. J’étais tellement absorbé par multiplier les orgasmes de ma partenaire. C’était un vrai feu d’artifice… et j’en profitais pleinement.

Je finis bien sûr par me laisser aller. Nos deux corps tremblèrent ensemble avec un long feulement qui troubla sans doute certains amis répartis dans les autres chambres. La période de calme qui suivit fut d’une complicité voluptueuse. Je dormis un peu, mais lorsque je me réveillai, je sentis que sa bouche chaude était en train de regonfler mon précieux membre. Nous étions repartis pour une nouvelle vague d’amour.

Au petit matin, j’étais épuisé mais dans un état de béatitude peu connu. Combien de fois nous étions-nous unis et avions-nous joui ? Je l’ignore, mais c’est au-delà de ce que je croyais possible. Cette femme avait des talents inouïs et elle savait les utiliser pour faire naître l’impensable.

Nous étions en train de nous habiller lorsque Aglaé me demanda si je m’étais senti manipulé. C’est avec joie et conviction que je répondis par la négative. Cette fois, j’avais été pleinement preneur et j’assumais ! J’étais d’ailleurs prêt à recommencer, quand elle le voulait. Son regard pétilla. Elle me dit qu’elle n’oublierait jamais cette nuit, qu’elle n’avait jamais autant joui. Elle ajouta qu’il fallait garder cette nuit comme un cadeau des corps, un bonheur intemporel. Après le petit-déjeuner, elle n’était plus là. Je ne la vis plus jamais. Décidément, ma vie est faite de ces moments extraordinaires qui n’ont pas de suite.

1 commentaire:

  1. Je viens de découvrir ton blog et te félicite sur la qualité de la présentation, des articles et des photos... drôle, intelligent et pertinent...bravo, je reviendrai... http://nicogarner.unblog.fr/ ou des aventures libertines...

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