
L’approche était progressive. Jusqu’au jour où nous sommes arrivés dans mon antre de célibataire. Très vite alors, nous nous sommes embrassés. Ce fut un véritable feu d’artifice. Nos lèvres se rencontraient à peine qu’elle gémît déjà d’extase et ahanât avec une intensité insoupçonnée. C’était pour moi la première femme – l’unique d’ailleurs – qui orgasmait rien qu’en m’embrassant !
Nous n’en restâmes pas là, évidemment. Sa dextérité pour nous déshabiller fut désarmante. Elle n’en continuait pas moins d’extérioriser tant par ses cris que par les soubresauts de son corps un profond plaisir. Sa main me saisit fermement et elle m’engonça dans sa grotte ronflante. Ce n’était d’ailleurs plus une grotte, mais un étang sirupeux et suave. Nous étions à peine enfichés qu’elle explosa littéralement. Je n’avais jamais entendu un tel cri. Je n’avais jamais senti un tel déferlement corporel. C’était une véritable explosion, créant un tel vide autour d’elle que je restai en rade. Son plaisir était si intense qu’elle avait tout à fait oublié le mien.
J’aurais sans doute pu apprendre à apprivoiser cette déflagration. Avec un peu de patience, une telle énergie aurait vraisemblablement fini par me conduire vers des orgasmes aussi intenses que les siens. Je ne me suis pas senti la force de faire ce chemin avec cette boule de feu. Je me suis retiré d’elle, et puis retiré de nous. Nous restâmes amis. Sans plus. C’était mieux ainsi, même si je reste en expectative de savoir où aurait pu me mener cette exacerbation des sens.